Climat : les industriels veulent encore plus réduire l’impact des gaz HFC

La filière française du froid a pris de nouveaux engagements pour mieux récupérer et traiter les gaz réfrigérants, notamment les HFC, utilisés par exemple dans les réfrigérateurs et très nocifs pour le climat, a-t-on appris mercredi auprès de ces industriels.

Depuis la prise de conscience de l’impact de ces gaz, la réglementation s’est considérablement renforcée, avec l’an dernier un accord mondial pour éliminer progressivement les hydrofluorocarbures (HFC), tandis que l’Union européenne veut réduire de 37% la consommation des HFC dès 2018 et de 79% d’ici 2030.

« Cela va imposer de changer les installations de froid ou de remplacer les fluides » HFC qu’elles contiennent par des fluides moins nocifs, explique à l’AFP Christophe Morote, porte-parole de l’ADC3R, qui regroupe les distributeurs, conditionneurs, récupérateurs et retraiteurs de réfrigérants.

Les industriels français de la filière qui ont déjà mis en place dès 1993 une politique volontaire de récupération des gaz réfrigérants, ont donc signé une convention pour accompagner cette nouvelle réglementation.

HFC consommation

La consommation mondiale de HFC d’ici 2050 et son influence grandissante sur le réchauffement climatique si rien n’est fait.

Actuellement, ils parviennent à récupérer « environ 70% des fluides qui sortent des installations », lors des opérations de maintenance ou lorsqu’elles sont mises au rebut, indique M. Morote. Le reste s’échappe dans l’atmosphère, par exemple lors de fuites non détectées.

Depuis 1993, leur action a permis d’éviter l’émission de 45 millions de tonnes d’équivalent carbone, soit environ un an d’émission du parc automobile français, assure-t-il.

Via un système d’éco-contribution payée pour chaque kilo de fluide nouveau mis sur le marché, la filière a pu financer des centres de collecte et de traitement ou de recyclage de ces fluides.

Actuellement la réglementation européenne et française oblige les professionnels à récupérer les HFC, mais pas les HFO, des fluides moins nocifs (même s’ils sont aussi contestés par certaines associations environnementales) que les industriels prévoient d’utiliser en remplacement des HFC.

Dans cette nouvelle convention, les professionnels français s’engagent également à reprendre et traiter les HFO, allant ainsi au delà des prescriptions réglementaires.

Et pour faire face aux flux de gaz à récupérer plus importants, environ la moitié des 50.000 tonnes contenues dans les équipements installés, selon M. Morote, la convention prévoit aussi notamment d’accélérer le développement des centres de collecte.

Un conseil d’orientation sera chargé d’évaluer la performance de ces actions, qui devrait permettre d’éviter l’émission de 68 millions de tonnes d’équivalent CO2 entre 2015 et 2030, selon les industriels.

Source : Sciences & Avenir/AFP

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s