Les glaces de l’Arctique, à leur niveau le plus bas depuis 38 ans

Les glaces hivernales de l’Arctique battent un triste record en atteignant péniblement les 14,42 millions de km2. Leur étendue la plus faible depuis 38 ans.

Cet hiver, les glaces de l’Arctique ont atteint leur plus faible étendue en 38 ans. Soit depuis le début des mesures satellites en 1979. Un record battu pour la troisième année consécutive, ont expliqué la NASA et le Centre américain de la neige et des glaces (NSIDC). « J’étudie l’évolution du climat hivernal dans l’Arctique depuis 35 ans et je n’ai jamais observé ce que nous avons vu ces deux derniers hivers », a déclaré à l’AFP le directeur du NSIDC, Mark Serreze. A cette date, la banquise s’étalait alors sur 14,42 millions de km2 maximum. Pour 14,51 millions de km2 en 2015 et 14,52 millions de km2 en 2016.

L’AFP rappelle également que les données satellites de CryoSat-2 de l’Agence spatiale européenne mettent en lumière une moindre épaisseur de la glace lors des quatre dernières années. Le programme « Pan-Arctic Ice Ocean Modelind and Assimilation System » de l’Université de Washington en arrive d’ailleurs aux mêmes conclusions. « Commencer le début de la saison du dégel avec des glaces aussi peu épaisses laisse prévoir la possibilité d’un nouveau record d’étendue minimale de la banquise en septembre », souligne à l’AFP Julienne Stroeve, une scientifique du NSIDC. L’étendue moyenne des glaces flottant sur l’océan arctique était d’environ 10,1 millions de km2 en septembre 2016, au plus chaud de la saison et une fois encore la plus petite superficie estivale mesurée depuis 1979.

Arctique 07/03/2017

La banquise hivernale de l’Arctique atteignait 14,42 millions de kilomètres carrés au 7 mars, sa superficie maximale pour 2017. Son plus bas niveau depuis 38 ans. (Source : NASA)

Cet hiver, une combinaison de températures plus chaudes (plus de 2,5 degrés Celsius au-dessus de la moyenne), des vents défavorables à l’expansion de la glace et une série de tempêtes, ont arrêté la croissance des glaces de mer dans l’Arctique. Rien d’étonnant puisque l’année 2016 a été enregistrée comme étant l’année la plus chaude par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA). Et ce depuis 1880, date à laquelle les relevés de températures ont débuté. Et là encore, il s’agit d’un troisième record annuel.

Un autre marqueur s’avère peut être plus parlant pour rendre compte de la situation. La fonte des glaces est telle que désormais des bateaux peuvent emprunter la voie du Nord, entre les îles arctiques à travers le passage du Nord-Ouest. Une voie d’environ 1 500 km de long qui relie l’océan Atlantique et Pacifique. Alors qu’auparavant, même en été, cette route n’était pas navigable. Selon la Fédération des armateurs norvégiens, le trafic s’élèvera à 50 millions de tonnes de marchandises en 2020, alors qu’il était de 1,26 millions de tonnes en 2012…

Source : Sciences & Avenir/AFP

Vous pouvez consulter sur le site d’Archipel des Sciences, la page Risques majeurs.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s