L’arbre généalogique des dinosaures remis en question

Des paléontologues britanniques remettent en cause l’arbre phylogénétique des dinosaures, tandis qu’a été découvert en parallèle le plus grand assemblage d’empreintes en Australie.

Fin mars 2017, ce sont de grosses révolutions qui ont bousculé le petit monde de la paléontologie en quelques jours. Selon une étude de l’Université de Cambridge, l’actuel arbre phylogénétique des dinosaures pourrait bien ne plus être valable. Cette classification qui perdure depuis 130 ans répartit les dinosaures en deux grands groupes, les Saurischiens et les Ornithischiens.

C’est en fonction de leur bassin que les dinosaures sont généralement différenciés. Les Saurischiens, qui regroupent les Théropodes comme le célèbre Tyrannosaurus rex, mais aussi les sauropodomorphes comme le Diplodocus, ont un bassin de reptile avec un pubis dirigé vers le bas et vers l’avant. Les ornithischiens au contraire, ont un bassin d’oiseau avec un pubis également dirigé vers le bas, mais vers l’arrière.

Dinosaures

A grand renfort de fossiles, les scientifiques ont analysé plus de 450 caractéristiques anatomiques sur 74 espèces. Surprise: les Théropodes partageraient 21 traits anatomiques avec les dinosaures à bassin d’oiseau, allant d’une crête distinctive sur la mâchoire supérieure à des os du pied. Ils pourraient donc appartenir à une nouvelle famille que les chercheurs ont baptisé Ornithoscelida. Bref, pour les classifier, il faudrait désormais bien plus que la simple analyse du bassin.

De plus, avant cette étude, l’apparition des dinosaures était datée à environ 237 millions d’années dans l’hémisphère sud. Là encore, rien n’est moins sûr selon les chercheurs. Certains de ces animaux auraient en fait foulé la terre 10 millions d’années plus tôt et dans l’actuelle Amérique du Nord, plutôt que dans le Gondwana – la partie sud du supercontinent Pangea longtemps baptisé terre des premiers dinosaures. Certains fossiles étudiés par les chercheurs supposent que des dinosaures plus récents auraient vécu au niveau de l’actuel Royaume-Uni. Plus petits que leurs cousins, ils ne mesuraient qu’environ deux mètres.

En plus de cette étude, dans la région de Waldamany en Australie occidentale, des paléontologues de l’Université du Queensland ont découvert 21 types différents d’empreintes de dinosaures vieilles pour certaines de 140 millions d’années. Ce qui en fait l’assemblage d’empreintes le plus divers de la planète. Etudiée de 2011 à 2016, cette trouvaille aurait pu ne jamais être faite car le site avait attiré les convoitises des compagnies pétrolières. Pour finalement être classé héritage national en 2011, menant à l’abandon d’une potentielle exploitation.

Source : Sciences & Avenir/AFP

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