Une molécule anti-vieillissement de la grenade testée chez l’homme avec succès

Des chercheurs ont testé chez l’homme l’urolithine A, un composé de la grenade qui pourrait avoir des effets anti-vieillissement. Les premiers résultats sont prometteurs.

Les chercheurs de l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) ont-ils fait une découverte musclée ? Leurs travaux, publiés en 2016 dans la revue Nature Medicine montrait un mécanisme inédit d’une molécule contenue dans la grenade qui, une fois transformée par les bactéries intestinales, devient capable de lutter contre certains effets du vieillissement. Le premier essai chez l’homme, mis en place par la start-up Amazentis, s’est révélé concluant et ses résultats seront présentés le vendredi 28 avril 2017 à Barcelone, lors de la Conférence internationale sur la recherche consacrée à la fragilité et la sarcopénie (ICFSR).

Concrètement, des composés appelés « tanins ellagiques » et contenus dans la baie sont transformés (après ingestion) par les bactéries de l’intestin en urolithine A. Une molécule capable de restaurer le bon nettoyage des mitochondries, processus appelé « mitophagie » qui s’altère avec le vieillissement entraînant de la faiblesse musculaire, de la diminution de la masse musculaire ou encore des maladies métaboliques liées à l’âge.

Pour rappel, les mitochondries sont les générateurs d’énergie dont sont remplies nos cellules. Testée chez le ver C. elegans, modèle d’étude plébiscité dans la recherche sur le vieillissement (à 8 jours, il est déjà un ancêtre), l’urolithine A avait permis de prolonger sa durée de vie de 45 %. Puis, chez les rongeurs, souris et rats, elle avait entraîné une endurance à la course de 42 % plus élevée. « Le fait que cela marche chez deux espèces aussi éloignées l’une de l’autre nous laisse espérer que cela fonctionne chez l’homme, ce qui est le but final de nos recherches », expliquait alors Johan Aumerx, co-auteur de l’étude et professeur à l’EPFL.

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Climat : possible retour d’El Niño dès 2017

Ce phénomène climatique naturel pourrait redémarrer dès le second semestre selon l’Organisation météorologique mondiale.

Le précédent épisode El Niño, d’une ampleur exceptionnelle, s’est terminé il y a juste un an, en mai 2016. Ce phénomène climatique naturel, particulièrement marqué en 2015 et en 2016, a entraîné, selon les régions du monde, des sécheresses, des pluies diluviennes, des inondations, des ouragans d’une grande force et un blanchiment inédit des récifs coralliens. Plus grave, El Niño a contribué aux records consécutifs de la température moyenne de la Terre enregistrés ces deux dernières années. Ces tendances risquent de se poursuivre. Selon la dernière prévision de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), ce phénomène climatique pourrait revenir dès le second semestre 2017. L’agence des Nations unies estime que la probabilité qu’un nouvel épisode « se manifeste à partir du milieu de l’année oscille entre 50% et 60% », a indiqué le 28 avril l’OMM.

Mois après mois, au fil des mesures par satellites, des relevés de température des eaux de surface équatoriales et de l’utilisation de ces données pour nourrir les modèles de prévision, la probabilité d’un retour d’El Niño au second semestre 2017 grandit. Et les autres hypothèses sont de moins en moins en probables.

El Nino/La Nina

El Nino & La Nina

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Le satellite Suomi NPP dévoile des images exceptionnelles de la Terre vue de nuit

Des scientifiques de la NASA viennent de dévoiler de nouvelles vues impressionnantes de la Terre capturées de nuit par le satellite Suomi NPP.

Pour pouvoir apprécier la beauté de notre planète, il faut parfois prendre un peu de hauteur. Depuis l’espace, la Terre dévoile en effet un tout autre visage capable de changer notre vision du monde. Pour preuve, les récentes images dévoilées par la NASA. Capturées par le satellite Suomi NPP, elles montrent à quoi ressemble notre planète vue de nuit.

Sur les clichés, les étendues habituellement vertes, brunes et bleues laissent ainsi place à des territoires sombres, éclairés à certains endroits par des milliers de points lumineux, les lumières urbaines. Ces images satellite fournissent « une vue vaste et magnifique montrant comme les humains ont modelé la planète et illuminent l’obscurité », explique la NASA dans un communiqué.

Suomi NPP Europe

Zoom sur l’Europe et la lumière de ses villes (Source : NASA/Suomi NPP).

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Cette étrange créature nous en dit long sur l’origine des insectes et des crustacés

Découvert dans les fameux schistes de Burgess, un arthropode fossile étrange, avec un blindage et deux pinces coupantes, nous éclaire sur l’origine des crustacés et de insectes. Comme eux, il possède des mandibules. De quoi mieux comprendre l’étonnante diversification qui s’est déroulée dans les mers il y a un demi-milliard d’années.

Il y a environ 542 millions d’années, au Cambrien et au début de l’ère du Paléozoïque, l’évolution des animaux semble s’accélérer brutalement, avec l’apparition soudaine d’animaux complexes aux restes minéralisés. Dans le même temps disparaît la faune des édiacariens, paisibles flitreurs de plancton ou brouteurs de films bactériens. C’est du moins ce que laissent penser les archives géologiques actuelles. Cette diversification est qualifiée d’« explosion cambrienne » car elle s’est produit en quelques millions d’années, ce qui est très court à l’échelle de temps de la Terre.

C’est peut-être l’évènement évolutif le plus important de l’histoire de la vie. Il fascine les paléontologues, notamment parce qu’on y trouve des formes vivantes passablement étranges, comme Hallucigenia et Opabinia, dont certaines semblent être restées sans descendance, mais aussi parce que c’est à ce moment que les plans d’organisation des animaux d’aujourd’hui se mettent en place. Au sein de cette faune apparaissent le squelette externe avec pattes articulées, les yeux pédonculés, les coquilles et la « chorde » (longeron dorsal qui, plus tard, se complètera chez l’embryon par une colonne vertébrale).

On a pris conscience de cette extraordinaire floraison de la vie grâce aux fossiles qui ont été trouvés par Charles Doolittle Walcott en 1909 en étudiant les schistes noire de la carrière Walcott située non loin du mont Burgess, dans le parc national Yoho, en Colombie-Britannique. Ces schistes de Burgess se trouvent dans d’autres sites du Canada, comme ceux près de Marble Canyon dans le parc national de Kootenay, toujours en Colombie-Britannique.

Tokummia katalepsis

Une reconstitution d’artiste de Tokummia katalepsis. (Source : Royal Ontario Museum)

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Mexique : le plus petit marsouin du monde menacé d’extinction

Un cadavre de marsouin du Pacifique, le plus petit cétacé du monde, menacé d’extinction rapide, a été retrouvé dans le golfe de Californie (nord-ouest du Mexique), le quatrième cette année, ont annoncé les autorités.

Cette espèce, Phocoena sinus dite « vaquita marina » (vachette de mer), ne compte plus que trente spécimens dans sa zone d’habitat du golfe de Californie et pourrait disparaître en 2022, avait averti en février le comité international pour la sauvegarde de la « vaquita » (CIRVA). Le cadavre de l’animal, mesurant 115 cm de long, a été découvert sur une plage à 24 km au nord de San Felipe, a précisé dans un communiqué mercredi soir le bureau du procureur fédéral chargé de la protection de la nature (Profepa).

Son état de décomposition était tel qu’il n’a pas été possible de déterminer son sexe mais les blessures qui ont pu être examinées laissent penser qu’il a été victime de filets dérivants, selon le communiqué. Ces filets sont utilisés par des contrebandiers qui pêchent le totoaba, un poisson également en danger d’extinction dont la vessie natatoire se monnaie jusqu’à 20.000 dollars le kilo en Chine pour ses vertus présumées en matière de médecine et d’esthétique. Consommée en soupe, la vessie séchée est supposée guérir toutes sortes de maladies, allant de l’arthrite aux problèmes de grossesses, et permettrait de regonfler la peau grâce à son taux élevé de collagène.

Phocoena sinus

Phocoena sinus dit « vaquita marina » (Source : Sea Shepherd Conservation Society/AFP).

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Sonde Cassini : premières images de son grand plongeon entre Saturne et ses anneaux

Le premier passage de Cassini entre Saturne et ses anneaux, qui a eu lieu ce 26 avril 2017, est une réussite. La sonde a survécu à ce périple inédit et vient de transmettre ses premières images.

Les dernières nouvelles sont bonnes et rassurantes. Le premier plongeon de Cassini entre Saturne et ses anneaux, à l’intérieur d’un espace d’environ 2.000 km de large, est un grand succès. « We did it ! [« Nous l’avons fait ! »], a tweeté la NASA. Cassini est en contact avec la Terre et transmet les données […]. »

La sonde qui encourait le risque, notamment, d’être endommagée par d’éventuels débris en rotation autour de la planète à une vitesse supérieure à 45 fois à celle d’une balle de fusil a donc survécu à ce périple historique. Rappelons que c’est la toute première fois qu’un engin spatial s’aventure si près de cette planète gazeuse 10 fois plus grande que la Terre.

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Cartographie mondiale des déchets marins : 1333 espèces affectées

Où se concentrent les déchets marins sur la planète ? Quelles espèces et écosystèmes sont menacés ? Pour répondre à ces questions, des chercheurs de l’Alfred Wegener Institute ont compilé les études scientifiques sur le sujet pour les réunir en une base de données unique et dresser des cartes globales édifiantes.

“Au-dessus de nous flottaient des corps de toute provenance, entassés au milieu de ces herbes brunâtres, des troncs d’arbres arrachés aux Andes ou aux montagnes Rocheuses et flottés par l’Amazone ou le Mississippi, de nombreuses épaves, des restes de quilles ou de carènes, des bordages défoncés et tellement alourdis par les coquilles et les anatifes qu’ils ne pouvaient remonter à la surface de l’Océan.” Ces lignes, écrites par Jules Verne dans Vingt Mille lieux sous les mers, décrivent la mer des Sargasses visitée par le capitaine Nemo à bord du Nautilus.

Plus d’un siècle plus tard, l’auteur devrait ajouter à cet état des lieux des bidons en plastique, des filets de pêche, des microbilles et fibres de plastique, etc. La pollution des mers par les déchets humains — constitués en majeure partie par des plastiques — est aujourd’hui partout présente, comme le démontre les récentes études qui ont détectés des plastiques jusqu’en Arctique et Antarctique.

Carte mondiale déchets marins

Chaque point représente une publication scientifique sur la présence de déchets dus à l’homme. L’absence de point n’indique pas forcément que la zone est « propre » mais plutôt qu’elle n’ pas été étudiée. (Source : Alfred Wegener Institut/AWI Litterbase)

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