Un nouvel antidouleur se cache dans le venin d’un poisson tropical

Le poisson possède de grandes dents pour mordre ses prédateurs et leur injecter un venin particulier : au lieu de provoquer une douleur, il les étourdit grâce à des peptides opioïdes qui feraient de bons analgésiques.

Il existe des milliers de poissons venimeux qui souvent injectent leurs toxines grâce à des épines sur leur corps. Mais chez les blennies, de petits poissons colorés vivants dans l’océan Pacifique, certains utilisent une tout autre stratégie pour délivrer leur venin : ceux du genre Meiacanthus possèdent sur leur mâchoire inférieure de grandes dents creuses, reliées à des glandes qui libèrent du venin, à l’occasion d’une morsure.

Dans une nouvelle étude parue dans Current Biology, des chercheurs ont analysé des échantillons de ces venins qui souvent provoquent une douleur intense. Mais ici, ils ont trouvé que l’effet de celui de Meiacanthus grammistes était bien différent. Ils y ont observé un mélange de peptides opioïdes qui pourraient avoir un effet comparable à de la morphine ou de l’héroïne. Ainsi, quand les prédateurs sont mordus, ils deviennent apathiques, ont du mal à coordonner leurs mouvements et à nager. Résultat : la blennie peut en profiter pour s’échapper.

Meiacanthus grammistes

Meiacanthus grammistes est une blennie qui vit dans les récifs coralliens du Pacifique.

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Les lamantins ne sont plus en voie d’extinction, la fausse bonne nouvelle ?

Aux Etats-Unis, le lamantin des Caraïbes n’est plus considéré comme une espèce en voie d’extinction en raison de sa population en nette augmentation. Une décision injustifiée pour certains et qui s’avère lourde de conséquences.

Le Service fédéral de la pêche et de la faune sauvage (FWS) a annoncé jeudi 30 mars 2017 dans un communiqué que les lamantins des Caraïbes et leur bonne bouille ne sont plus en danger d’extinction. « Des augmentations notables dans les populations de lamantins et des améliorations dans son habitat ont permis au (FWS) de modifier le statut de l’espèce en vertu de la Loi sur les espèces en voie de disparition (ESA) ». Alors que leur nombre ne dépassait pas une centaine d’individus en 1970, il atteint aujourd’hui 6620 spécimens. La décision s’applique aux sous-espèces vivant dans le sud-est des États-Unis, aux lamantins des Antilles, de Porto Rico, d’Amérique centrale, du Mexique et du nord de l’Amérique du Sud.

Pour en arriver à une telle évolution, la FWS explique que, la Commission de conservation des poissons et de la faune de Floride (FWC), les communautés locales, l’industrie et elle-même ont mis en place des politiques et des pratiques efficaces. Les dispositifs de contrôle de l’eau ont été réaménagés de manière à diminuer la mortalité chez les lamantins, les comtés de la Floride mettent en œuvre des plans de protection, établissent des sanctuaires… La FWS travaille avec la Garde côtière américaine et la FWC pour minimiser les collisions avec les navires lors d’événements maritimes à grande vitesse ou d’autres activités. Bref, tout un panel de mesures qui, à terme, ont permis à l’espèce de reprendre un peu du poil de la bête.

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Une explosion cosmique de rayons X déroute les astrophysiciens

Après quelques années d’étude d’une mystérieuse source transitoire de rayons X particulièrement brillante découverte par le satellite Chandra, les astrophysiciens sont perplexes. Le phénomène ne cadre pas tout à fait avec les modèles astrophysiques connus.

Le télescope spatial à rayons X Chandra a été lancé en novembre 1999. L’un des buts principaux de cet instrument de la NASA, dont le projet remonte à 1976 à l’initiative du prix Nobel de physique italo-américain Riccardo Giacconi, est d’étudier les événements les plus violents de l’univers observable ainsi que les astres compacts. Il s’agissait donc de mieux comprendre les supernovae et ce qui se passe aux abords des trous noirs, des étoiles à neutrons et des naines blanches.

Chandra a aussi été utilisé pour mieux comprendre les amas de galaxies, traquer la matière noire et faire la lumière sur les mystérieux sursauts gamma quand ils ont une contrepartie dans le domaine des rayons X. On pense maintenant que ces sursauts sont soit le résultat de collisions d’étoiles à neutrons, soit de l’effondrement gravitationnel d’une étoile particulièrement massive donnant un trou noir et une hypernova. Dans les deux cas, il se produit alors des jets de matière et de rayonnement dans lesquels l’essentiel de l’énergie des explosions se trouve concentré.

Chandra observe depuis 17 ans mais il faut parfois des années de longues analyses des données collectées, jointes à celles des autres télescopes travaillant dans d’autres longueurs d’onde pour qu’une nouvelle découverte soit annoncée. On vient d’en avoir un exemple avec une publication d’un article sur arXiv faisant état d’un événement décelé par Chandra en 2014 dans une région de la voûte céleste baptisé Chandra Deep Field-South (CDF-S), ce qui peut se traduire par « champ profond sud de Chandra ».

Collision étoiles à neutrons

Une vue d’artiste de la collision de deux étoiles à neutrons (Source : SkyWorks Digital).

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