Des doutes sur l’existence de l’énergie noire ?

Des astrophysiciens ont conduit des simulations numériques qui reproduisent l’accélération de l’expansion de l’univers sans invoquer de la nouvelle physique. Résultat : l’énergie noire pourrait ne pas exister. Toutefois, cela ne remettrait nullement en cause la théorie du Big Bang.

Novembre 2015 fut marqué par le centenaire de la découverte par Einstein de la théorie de la relativité générale. Puis, en 2016 — soit cent ans après la découverte théorique de la première solution des équations d’Einstein décrivant un trou noir, par Karl Schwarzschild, et les premiers travaux d’Einstein sur les ondes gravitationnelles —, les membres de la collaboration eLigo ont annoncé la mesure directe sur Terre, pour la première fois, des ondes gravitationnelles provenant de la fusion de deux trous noirs.

En cette année 2017, nous pouvons à nouveau fêter un centenaire remarquable : celui de la découverte du tout premier modèle de cosmologie relativiste (en 1917, donc), et c’est encore à Einstein que nous devons cette découverte. Pour diverses raisons, pour construire ce modèle, le père de la relativité avait été conduit à introduire une nouvelle constante physique dans les équations de la relativité générale, naturellement permise, voire présente, du fait des principes mathématiques de cette théorie. Cette constante lui permettait notamment d’obtenir un univers statique et éternel, réminiscence du monde céleste supralunaire d’Aristote.

Einstein se trompait au moins sur un point : celui du caractère statique de l’espace-temps, comme devaient le montrer Friedmann, Hubble et Lemaître. Toutefois, en ce qui concerne la constante cosmologique, l’intérêt et la signification de sa nature ne cessent de fluctuer depuis lors.

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Les hydrocarbures, sujet sensible du parc de la mer de Corail en Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie finalise le plan de gestion du parc naturel de la mer de Corail, dont le volet le plus sensible porte sur l’exploration et l’exploitation de potentielles ressources minérales et en hydrocarbures.

« Il serait aberrant de laisser la moindre porte ouverte à l’exploration ou à l’exploitation d’hydrocarbures », a déclaré à l’AFP Marc Orémus, responsable des programmes marins de l’antenne du WWF (Fonds mondial pour la nature) à Nouméa. « L’exploration en mer est catastrophique pour l’environnement. Il faut laisser les ressources fossiles là où elles sont », estime pour sa part Christophe Chevillon, directeur de l’ONG Pew, qui considère le projet de plan de gestion comme « une liste de bonnes intentions sans mesures nouvelles ».

La Nouvelle-Calédonie a créé en 2014 l’une des plus vastes réserves marines au monde, qui s’étend sur toute sa ZEE (zone économique exclusive), soit 1,3 million de kilomètres carrés. Cet espace très préservé abrite une biodiversité exceptionnelle comptant 25 espèces de mammifères marins, 48 de requins, 19 d’oiseaux nicheurs et un tiers des récifs « pristine » (sites quasi vierges), dont il ne reste que 1,5% à l’échelle de la planète.

Mais la zone pourrait aussi receler des ressources minérales et des hydrocarbures tels que des nodules polymétalliques, des terres rares, des phosphates ou encore des dépôts sulfurés et des encroûtements ferromagnésiens. « Le niveau d’exploration et d’évaluation du potentiel en ressources non biologiques est très faible en Nouvelle-Calédonie », souligne le projet de plan de gestion. Prudent sur ce sujet hautement sensible, le document préconise de « mieux comprendre les enjeux et les risques liés à l’exploration et à l’exploitation des ressources profondes avant d’envisager de nouvelles prospections ». Selon Christophe Lefeuvre de Conservation International, il faut proscrire les campagnes d’exploration sismique « dont les ondes, qui pénètrent à 4 km sous le plancher sous-marin, ont un impact nocif pour les animaux marins ».

Barrière corail Nouvelle-Calédonie

La barrière de corail en Nouvelle-Calédonie (Source : AFP).

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L’étoile Trappist-1 connaît de terribles et fréquentes éruptions

La petite étoile Trappist-1 a de méchantes sautes d’humeur, comme le montrent les observations du satellite Kepler. Ce n’est pas une bonne nouvelle car les sept planètes rocheuses qui gravitent autour d’elle, découvertes récemment, sont très exposées à ces puissantes vagues d’énergie. Les chercheurs sont pessimistes pour les trois planètes situées dans sa zone habitable. Leurs atmosphères, si elles en avaient, ont probablement été déchirées.

Les possibilités que les planètes du système de Trappist-1 soient habitables se réduisent considérablement au vu des données récentes collectées par le télescope spatial Kepler, de la NASA, ce champion de la chasse aux exoplanètes (il en a des milliers à son actif). Dans le cadre de sa mission K2, il a récemment mesuré les changements de luminosité des étoiles visibles dans la direction de la constellation du Verseau, dans le même champ que la désormais célèbre naine rouge ultrafroide Trappist-1. Pour rappel, une collection inédite de sept planètes rocheuses y a été débusquée — toutes sur des orbites situées dans un rayon inférieur à celle de Mercure autour de notre Soleil — et trois d’entre elles, de tailles équivalentes à celle de la Terre, se situent dans la zone habitable de la petite étoile.

Éloigné de seulement 40 années-lumière de nous, ce système à la portée des instruments des astronomes, est une occasion magnifique d’étudier l’atmosphère de ces mondes et, qui sait, d’y détecter d’éventuelles signatures biologiques… Encore très jeunes (surtout pour cette catégorie d’étoiles dont l’espérance de vie se chiffre en dizaines, voire en centaines, de milliards d’années), environ 500 millions d’années selon les estimations, l’étoile et ses planètes pourraient arborer des formes de vie primitive, à l’instar de celles qui se développèrent sur notre Terre quand elle avait cet âge. Mais à condition qu’il puisse y avoir de l’eau à l’état liquide et aussi une atmosphère pérenne protégée par un champ magnétique assez puissant.

Naine rouge éruption

Illustration d’une éruption sur une naine rouge (Source : NASA/GSFC).

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