À quoi ressemble l’astéroïde qui vient de frôler la Terre ?

La NASA a obtenu ses premiers portraits de l’astéroïde qui est passé à moins de 2 millions de km de la Terre ce mercredi 19 avril. Il est bilobé et rappelle, de par sa forme (en cacahuète), la comète Tchouri.

Ce matin, à 8 h 24 heure de Guadeloupe exactement, l’astéroïde 2014 JO25 est passé à quelque 1,8 million de km de la Terre. Certes, le terme « frôler » est peut-être un peu exagéré — sa distance représente tout de même 4,6 fois celle de la Terre à la Lune — mais, à l’échelle du Système solaire, on peut dire que c’est très proche. Son passage du mercredi 19 avril fut le plus proche depuis quatre siècles et devrait le rester jusqu’à l’horizon 2500, selon les calculs de son orbite. Pour les astronomes, c’est le premier astéroïde de grande taille — il mesurerait plus de 600 m de long — à passer si près de nous depuis Toutatis en 2004.

De par ses dimensions (en attente de précisions) et sa trajectoire qui croise celle de notre Planète à moins de 8 millions de km, 2014 JO25, découvert il y a seulement trois ans, est donc classé parmi les astéroïdes potentiellement dangereux. Qu’on se rassure, les risques de collision sont pour l’instant — et, semble-t-il, pour longtemps — très faibles. Cependant, c’est pour cela, et aussi pour en débusquer d’autres comme lui qui demeurent cachés (selon leurs tailles, ils peuvent occasionner des dégâts à une échelle régionale ou planétaire), que la communauté scientifique continue de garder un œil sur lui… Il s’agit bien entendu de prévenir d’éventuelles modifications de son orbite (perturbations gravitationnelles, dislocations, etc.) qui pourraient nous nuire…

2014 JO25

Portrait de 2014 JO25, imagé par le radiotélescope de Goldstone le 18 avril. La résolution est de 7,5 m par pixel. (Source : NASA/JPL-Caltech/GSSR)

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Les ruines d’un palais royal vieux de 2000 ans découverts au Mexique

Au Mexique, des archéologues américain ont mis au jour les ruines d’un ancien palais royal s’étendant sur plus de 2.500 mètres carrés. Antérieur aux Aztèques, il remonterait à au moins 2.100 ans.

C’est une remarquable découverte que viennent de dévoiler des archéologues de l’American Museum of Natural History de New York. Au sud du Mexique, dans la vallée d’Oaxaca, les ruines d’un antique palais royal viennent de sortir de terre. Des vestiges en bon état qui pourraient apporter de précieuses informations sur la Mésoamérique.

En menant des analyses de datation au radiocarbone, les archéologues ont en effet établi que le complexe aurait 2.100 à 2.300 ans, remontant bien avant la civilisation Aztèque. Vestige d’un ancien empire, il aurait été imaginé et érigé en une seule construction, ce qui ne l’empêchait pas de présenter des caractéristiques fascinantes.

D’après l’étude publiée dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences, le palais s’étendant sur quelque 2.790 mètres carrés était multifonction : il était composé à la fois de cours et de bâtiments où les officiels du gouvernement pouvaient se réunir pour conduire leurs affaires et à la fois de quartiers résidentiels destinés au souverain de l’empire et à sa famille.

Palais royal Aztèque

Les ruines d’un palais royal vieux de 2000 ans découverts au Mexique.

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Les déchets sont aussi un problème dans l’espace

Du 18 au 21 avril 2017 l’Agence spatiale européenne organise dans son centre de Darmstadt, en Allemagne, une conférence sur l’épineuse problématique des débris spatiaux.

En moins d’un quart de siècle, le nombre de débris suffisamment gros pour endommager un vaisseau spatial ou un satellite a plus que doublé, ont affirmé les participants à cette conférence de l’Agence spatiale européenne (ESA) à Darmstadt, en Allemagne. « Nous sommes très préoccupés », a déclaré Rolf Densing, directeur des opérations de l’ESA, qui plaide pour une vraie prise en compte de ce problème qui ne peut être résolu qu’à l’échelle mondiale.

Le risque de collision avec des débris est statistiquement faible mais il a augmenté, au fil des missions qui ont eu lieu depuis que l’Union soviétique a lancé en 1957 Spoutnik 1, le premier satellite artificiel. Les morceaux de fusées, les satellites en fin de vie, les outils perdus par des astronautes… Tous ces objets, sous l’effet de dislocations et collisions en chaîne, ne cesseront de se multiplier. Ces objets peuvent atteindre 28.000 kilomètres/heure et, à cette vitesse, même un petit objet peut causer d’énormes dégâts.

Le scénario le plus redouté des scientifiques est celui d’une réaction en chaîne (un satellite pulvérisé créant de nouveaux débris venant à leur tour détruire d’autres satellites), tel que raconté dans le film Gravity. Certes les collisions ne seraient pas aussi rapides que décrites dans le film. Elles se produiraient sur plusieurs années. « Mais il serait sans doute impossible d’arrêter la réaction en chaîne » s’inquiête Holger Krag, responsable du bureau des débris spatiaux de l’ESA.

Débris autour de la Terre

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Des physiciens ont créé un fluide avec une « masse négative » !

Une particule qui se comporte à la fois comme un objet ponctuel et comme une onde…, un chat — celui de Schrödinger — qui est à la fois mort et vivant… et maintenant, un fluide qui présente une masse effective négative. La physique, décidément, n’en finira jamais de nous étonner !

Des physiciens de l’université de l’État de Washington (États-Unis) affirment avoir créé un fluide qui présente une masse négative comme ils l’expliquent dans un article sur arXiv ! Après tout, il existe bien des objets qui possèdent une charge électrique positive et d’autres, une charge électrique négative. Alors, pourquoi pas des objets pourvus d’une « charge » de masse négative comme il en existe — on en a l’expérience tous les jours — qui présentent une « charge » de masse positive ? Et ces objets-là montreraient la propriété étrange d’accélérer vers l’arrière lorsqu’on les pousse… vers l’avant !

Précisons avant tout que le concept de masse négative pour ce fluide n’est pas du tout celui qui appartient toujours au domaine de la physique théorique. Depuis les années 1950, plusieurs physiciens ont considéré la possibilité de l’existence de matière qui en possède. Leur objectif : trouver une explication à certains phénomènes étranges observés au cœur des étoiles à neutrons, des trous noirs ou des trous de ver. Pour l’heure, la question continue de faire débat au sein de la communauté scientifique. Mais certains physiciens ont d’ores et déjà démontré que les lois de physiques ne pouvaient pas exclure l’idée de l’existence d’une telle « matière négative ». Toutefois, dans le cas présent, il s’agit d’une masse négative effective comme celle que l’on sait produire en physique du solide depuis plusieurs années grâce à des effets quantiques.

Satyandra Nath Bose

Une photo de Satyandra Nath Bose vers 1925. Ses travaux vont conduire Einstein à découvrir le phénomène quantique appelé depuis condensation de Bose-Einstein.

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Un homard d’un bleu très rare pêché dans la baie de Saint-Brieuc

Un homard pêché dans la baie de Saint-Brieuc la semaine dernière, a échappé à la marmite grâce à sa couleur bleu roi très rare et a été remis mercredi à l’Aquarium d’Océanopolis à Brest.

« Les scientifiques estiment qu’un homard sur deux à trois millions est de couleur bleue », précise l’aquarium brestois dans un communiqué. Le spécimen rarissime a été installé mercredi dans l’espace Minilab du pavillon Bretagne.

« Habituellement, la carapace du homard contient à la fois un pigment rouge-orangé, l’astaxanthine, et un pigment bleu, la crustacyanine », explique-t-on de même source. « Cette combinaison donne une couleur, souvent sombre, allant du marron au bleu foncé ». A la cuisson seule reste la pigmentation orangée.

Homard bleu Océanopolis

Homard bleu photographié à l’Aquarium Océanopolis à Brest (Finistère), 19 avril 2017 (Source : AFP).

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