Un étrange « ver géant » qui se nourrit… de boue

Long d’un mètre cinquante, ce ver est en fait un mollusque, cousin des tarets et disparu des écrans radars depuis plus d’un siècle. Redécouvert aux Philippines, vivant dans la boue, il exhibe une propriété très inhabituelle : vivre de l’énergie chimique du sulfure d’hydrogène, captée par des bactéries. Une forme d’autotrophie semblable à celle des plantes mais aussi d’animaux nichés dans les sources hydrothermales.

C’est par hasard que des biologistes de la North Eastern University ont découvert un documentaire diffusé sur une chaîne de télévision des Philippines qui montrait d’étranges vers, protégés dans des tubes et verticalement enfichés dans la boue nauséabonde d’un lagon peu profond près de Mindanao. Une expédition menée sur place par des scientifiques américains et philippins a permis d’identifier l’animal : Kuphus polythalamia.

Ce n’est pas un ver mais un mollusque bivalve, de la famille des Térénidés, c’est-à-dire des tarets. Ils sont connus comme des mangeurs de bois pourri et redoutés depuis des lustres par les marins qui, avant l’époque du métal, les voyaient souvent grignoter la coque de leurs navires. Mais celui-là dédaigne le bois. Lui vit dans des fonds boueux et sa taille dépasse le mètre. Ce n’est pas tout à fait un inconnu car sa coquille, un long tube calcaire, avait été décrite au XVIIIe siècle et le dernier rapport sur lui semble dater du XIXe siècle. Si ces restes de tube sont connus dans la région, aucun scientifique n’avait revu le taret géant depuis.

Kuphus polythalamia

Découvert dans la boue d’un lagon, ce mollusque utilise des bactéries pour synthétiser de la matière organique. Il est donc autotrophe, comme l’est une plante. (Source : University of Utah)

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Des scientifiques créent un dispositif capable d’extraire de l’eau à partir de l’air

Une équipe de scientifiques américains a mis au point un dispositif capable d’extraire l’eau de l’air, même dans des endroits où l’humidité n’est que de 20%. Pour fonctionner, il a simplement besoin d’énergie solaire.

Lorsqu’on évoque les défis du futur, l’accès à l’eau reste sans aucun doute l’un des plus importants. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), quelque 1,1 milliard de personnes n’ont toujours pas accès à une source d’eau salubre à travers le monde. Un problème qui pourrait s’aggraver à l’horizon 2030 si les ressources ne sont pas mieux gérées, d’après les Nations Unies.

Pour venir en aide à ces populations, les scientifiques travaillent à travers le monde à trouver de nouvelles sources potentielles d’eau. Certaines équipes se concentrent ainsi sur le processus de désalinisation permettant d’obtenir de l’eau potable à partir d’eau de mer. D’autres en revanche orientent leurs efforts vers un concept plus étonnant : parvenir à obtenir de l’eau à partir de l’air.

C’est le cas d’une équipe de chercheurs américains du Massachusetts Institute of Technology (MIT) et de l’Université de Californie qui vient de publier ses travaux dans la revue Science. Des travaux qui révèlent de remarquables progrès : les scientifiques ont réussi à créer un dispositif capable d’extraire l’eau de l’air ambiant.

Solar-powered harvester

Cet incroyable dispositif capte l’eau dans l’air, même dans les endroits désertiques ! (Source : MIT/Université de Californie)

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Découverte d’une nouvelle candidate à la vie extraterrestre

Une nouvelle planète a fait son entrée mercredi dans le cercle très restreint des astres susceptibles d’héberger des signes de vie au-delà du système solaire.

« Nous ne pouvions pas rêver meilleure cible pour entreprendre l’une des plus grandes quêtes de la science: la recherche de preuves de vie, ailleurs que sur la Terre », s’enthousiasme Jason Dittmann du Harvard-Smithsonian Center for Astrophysics à Cambridge (Etats-Unis), coauteur de l’étude parue dans Nature. Cette petite merveille, appelée LHS 1140b, a été débusquée autour d’une étoile de la constellation de la Baleine, située à une distance de 40 années-lumière (une année lumière équivaut à 9.460 milliards de km) de la Terre.

Ce n’est pas la première « cousine » de la Terre que les astronomes découvrent mais celle-ci « a bien des atouts », selon Xavier Bonfils, astronome du CNRS à l’Observatoire des sciences de l’Univers de Grenoble. L’exoplanète orbite dans la zone habitable de son étoile, c’est à dire qu’elle est « à la bonne distance de son étoile hôte pour permettre la présence d’eau liquide sur sa surface, ce qui est indispensable à la vie », explique Jason Dittmann.

Sur les milliers d’exoplanètes détectées au jour d’aujourd’hui, seules quelques dizaines sont, comme LHS 1140b, dans une zone habitable. Autre atout de LHS 1140b: son étoile hôte est très lumineuse et son orbite est correctement inclinée dans le ciel par rapport à nous. Tous les 25 jours, en transitant devant son étoile elle y dessine une belle ombre, bien observable.

LHS 1140b

L’âge de LHS1140b a été estimé à cinq milliards d’années et son diamètre est évalué à 1,4 fois celui de la Terre, soit près de 18.000 kilomètres. Avec une masse environ sept fois supérieure à celle de la Terre et une densité plus élevée, l’exoplanète est certainement constituée de roches et dotée d’un noyau de fer particulièrement dense. (Source : C. Weiss/CFA)

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6 momies découvertes dans une tombe de l’époque des pharaons près de Louxor en Egypte

La tombe d »où ont été extraites les momies appartenait vraisemblablement à un magistrat de la 18e dynastie.

Une tombe de l’époque pharaonique dans le sud de l’Egypte a révélé plusieurs découvertes fabuleuses : 6 momies, des sarcophages en bois aux couleurs vives ou encore un millier de figurines funéraires. Cette découverte archéologique a été annoncée mardi 18 avril 2017 par le ministère des Antiquités égyptiennes.

La tombe, près de la ville de Louxor et la Vallée des Rois, appartenait vraisemblablement à Userhat : ce magistrat de la 18e dynastie (1550–1295 avant J.-C.) portait le titre de « juge de la ville ». La sépulture a dû être réutilisée quelques siècles plus tard sous la 21e dynastie pour accueillir d’autres momies.

Sarcophage Egypte

Le 18 avril 2017, un sarcophage trouvé dans une tombe près de Louxor (Source : Stringer/Anadolu Agency).

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Épidémie de dengue : 7 morts et plus de 2.500 cas en Nouvelle-Calédonie

Depuis le 5 janvier, la Nouvelle-Calédonie est touchée par une épidémie de dengue. 2.556 cas ont été enregistrés à la DASS de Nouvelle-Calédonie depuis le 1er septembre 2016. Une septième personne est décédée le 15 avril.

La dengue est une maladie virale transmise par Aedes aegypti, un moustique qui pique le jour en silence. Les symptômes évoquent un syndrome grippal : fièvre, maux de tête, fatigue, courbatures, nausées… Mais certains cas conduisent à des complications graves, voire à la mort du patient.

La Nouvelle-Calédonie est à nouveau touchée par une épidémie de dengue, officiellement depuis le 5 janvier 2017. D’après la DASS de Nouvelle-Calédonie, à la date du 12 avril, 2.556 cas avaient été déclarés depuis le 1er septembre 2016. Le 18 avril, le gouvernement de l’île a annoncé un septième décès, une femme de 57 ans, décédée des complications de la dengue et fragilisée par des pathologies antérieures. Les trois dernières épidémies ont fait 27 morts.

Aedes aegypti

Aedes aegypti

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Encelade, cette lune de Saturne qui pourrait réunir les conditions nécessaires à la vie

La sonde Cassini a découvert sur Encelade, la lune de Saturne, l’existence d’une forme d’énergie chimique qui serait capable d’alimenter de la vie. Une avancée importante vers l’identification d’autres environnements habitables que la Terre.

La vie pourrait-elle exister ailleurs que sur Terre dans le système solaire ? C’est ce que suggère la découverte annoncée le 13 avril par la NASA : Encelade, l’une des lunes de Saturne pourrait abriter les conditions nécessaires à l’existence de vie. Cette conclusion résulte de nouvelles données livrées par la sonde Cassini qui explore depuis 2004 Saturne et ses voisines.

Avec ses 500 kilomètres de diamètre, Encelade n’est pas la plus grande des lunes de Saturne mais elle est l’une des plus fascinantes. Les observations passées ont en effet démontré qu’elle est recouverte d’une épaisse couche de glace qui cacherait un vaste océan d’eau liquide. Sa surface est également parcourue de jets de matière semblables à des geysers terrestres.

Lors d’un survol réalisé le 28 octobre 2015, la sonde a pu étudier ces jets de matière plus en détails et y a mis en évidence la présence d’hydrogène. Selon les chercheurs, les panaches seraient composés de presque 98% d’eau, d’environ 1% d’hydrogène et d’un mélange d’autres molécules dont du dioxyde de carbone du méthane et de l’ammoniac.

Encelade

Encelade photographiée par Cassini (Source : NASA, ESA, JPL, Cassini Imaging Team, SSI).

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