Chaleur : en ville, les températures pourraient grimper de 8 °C d’ici 2100

Les prévisions d’augmentation des températures négligent trop le phénomène d’îlots de chaleur urbains, expliquent des scientifiques. Selon eux, les villes, où vit désormais plus de la moitié de l’humanité, subiront à l’horizon 2100 des hausses de plusieurs degrés, jusqu’à 8, risquant d’aggraver les problèmes de pollution et de santé publique. Tout ce qui peut réduire la température des cités est donc bon à prendre.

Sous l’effet du réchauffement global et du phénomène dit des îlots de chaleur urbains, les grandes villes pourraient gagner 7 °C supplémentaires, voire 8 °C, d’ici 2100, selon une étude parue dans Nature Climate Change. Ces projections se basent sur le scénario d’une croissance continue des émissions de gaz à effet de serre tout au long du siècle. Quelque 5 °C seraient à attribuer au réchauffement mondial, le reste venant de ces îlots de chaleur urbains générés par la disparition de la verdure au profit du béton et de l’asphalte, souligne l’étude.

Ce sont ces îlots qui rendent les villes plus chaudes que leurs abords et y accentuent encore canicules et vagues de chaleur, avec à la clé davantage d’énergie dépensée pour refroidir les bâtiments, davantage de risques sanitaires, d’inconfort, un air plus pollué, une moindre qualité de l’eau et moins de productivité au travail. Les 5 % de villes les plus peuplées « pourraient voir des hausses de températures de 8 °C et plus », a indiqué à l’AFP Francisco Estrada, de l’Institut d’études environnementales (Pays-Bas), coauteur de ces recherches.

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Des émissions de CO2 françaises évitées grâce au recyclage

Le recyclage des déchets en France permet d’éviter l’équivalent de 5% des émissions nationales annuelles de CO2 et d’économiser l’énergie représentant la production d’environ 18 réacteurs nucléaires, selon une étude publiée mercredi par les industriels du secteur et l’Ademe.

La filière française du recyclage des déchets d’emballages, des ferrailles, des papiers et cartons ou encore des plastiques, a permis d’éviter l’émission de 22,5 millions de tonnes de CO2 en 2014, selon cette première analyse du cycle de vie de ces filières. « C’est l’équivalent de l’ensemble du transport aérien français et de 20% des émissions du parc automobile », s’est félicité Jean-Philippe Carpentier, président de Federec, qui regroupe les industriels français du secteur, lors d’une conférence de presse. L’essentiel de ces économies (76%) proviennent du recyclage des ferrailles, devant les métaux (20%), qui représentent d’importants volumes de matières traitées.

L’étude a consisté à mesurer l’impact environnemental (matière, énergie, émissions de CO2) de chaque étape du recyclage des déchets, de la collecte, au tri, jusqu’à leur transformation en nouvelle matière première, en incluant les phases de transports. Le traitement des déchets pour produire des matières premières recyclées permet aussi d’économiser une quantité importante d’énergie par rapport à ce que nécessite l’extraction et la production de matière première vierge.

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Découverte d’une superterre potentiellement habitable proche de chez nous

Après trois ans et demi de recherche, une équipe d’astronomes européens a mis la main sur une superterre en orbite autour d’une petite étoile située à seulement 21 années-lumière. Les premiers éléments de leur enquête indiquent qu’elle est potentiellement habitable.

Les étoiles plus petites et moins massives que le Soleil, comme les naines rouges, très nombreuses dans la Galaxie, intéressent beaucoup les astronomes depuis quelques années. Il semble en effet que les petites planètes rocheuses sont plus répandues autour d’elles.

C’est dans cette optique d’en débusquer autour de ces étoiles de type M qu’a été créé le programme Hades (HArps-n red Dwarf Exoplanet Survey). Durant trois ans et demi, Alejandro Suarez Mascareño, de l’Institut d’astrophysique des îles Canaries, et son équipe ont patiemment épié l’un de leurs suspects, GJ 625, une étoile située à seulement 21 années-lumière de nous — autrement dit dans notre voisinage galactique —, dont la taille et la masse sont d’environ un tiers de celles de notre Soleil.

Superterre naine rouge

Illustration d’une superterre autour d’une naine rouge (Source : NASA)

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Des microplastiques découverts dans les sels de table

Les microplastiques envahissent de plus en plus notre alimentation. Aujourd’hui, on en découvre dans les sels de table, annonce une équipe malaise.

Les nutritionnistes n’arrêtent pas de le seriner avec raison : manger trop salé est mauvais pour la santé, notamment pour le cœur et les artères. Une autre raison pourrait vous pousser à diminuer votre consommation de sel : en dépit de sa blancheur immaculée, ce condiment s’avère aujourd’hui totalement pollué de microplastiques !

Que ces polluants soient de plus en plus présents dans tous les milieux marins, y compris dans les zones polaires, est documentée depuis les années 1970. Ingérés par le zooplancton et les larves de poissons, les microplastiques sont aujourd’hui présents dans l’intégralité de la chaine trophique. Même les oiseaux de mer, les otaries et les lions de mer, en consommant des poissons en contenant, en sont truffés.

Mais une équipe de chercheurs malaisiens de l’université Putra Malaysia a voulu aller un cran plus loin. Elle s’est demandé à quel point les différents sels vendus dans le commerce à travers le monde contenaient ces polluants, en scrutant 17 marques issues de 8 pays. La réponse publiée dans la revue Scientific Reports fait froid dans le dos : pratiquement tous !

Microplastiques sel de table

Quatre exemples de microplastiques trouvés dans les sels du commerce (Source : A. Karami).

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Une station spatiale autour de la Lune ? Ce que ça changerait

La NASA songe à une mini-station en orbite lunaire comme étape dans son chemin vers Mars. Le début d’une « ISS lunaire » dans les années 2020 ?

Un jour, pas si lointain, la station spatiale internationale sera mise à la retraite. Normalement son utilisation aurait dû être stoppée en 2020, mais les agences spatiales partenaires, dont la NASA, l’ESA (Europe) et Roscosmos (Russie) ont récemment décidé de financer sa prolongation jusqu’en 2024. Et après ?

Occupée sans discontinuer depuis près de 17 ans, sa technologie n’est plus très récente. Imaginez que vous utilisiez toujours le téléphone ou l’ordinateur que vous aviez en l’an 2000 ou que vous conduisiez toujours une automobile de 1998 et vous comprendrez une partie du problème. Ajoutez à cela un milieu hostile (radiations solaires, micro-météorites…) et cela explique pourquoi l’on a parfois besoin d’effectuer des sorties d’urgence pour réparer un élément. Mais cela ne va pas durer indéfiniment.

Comment va-t-on la remplacer ? On pourrait bien sûr en construire une autre. Les Chinois ont leur propre station en projet pour 2022. Les Russes et les Américains échangent toujours sur la possibilité d’une nouvelle station en orbite terrestre. Mais d’autres options sont ouvertes… dont celle d’une station autour de la Lune, évoquée en début d’année par les responsables des cinq agences spatiales impliquées dans la construction de l’actuelle ISS.

ISS Lune

L’ISS passant devant la Lune (Source : NASA)

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Le réchauffement rapide de la Méditerranée fragilise mollusques et coraux

Des changements très rapides dans l’eau de mer de la rade de Villefranche-sur-Mer ont été mis en évidence entre 2007 et 2015. L’augmentation de la température y a été plus rapide que partout ailleurs dans l’océan global et celle de son acidité est aussi l’une des plus élevées jamais mesurées dans le monde. Plusieurs espèces sont affectées, ce qui pourrait altérer la chaîne alimentaire méditerranéenne.

L’océan absorbe environ 25 % des rejets de gaz carbonique (CO2) dus aux activités humaines, ce qui limite le réchauffement climatique. Ce service rendu se fait cependant au prix d’un changement de la chimie de l’eau de mer, notamment une augmentation de son acidité. Il existe cependant moins d’une dizaine de séries temporelles à fréquence élevée permettant de documenter le rythme de l’acidification. Celle du CNRS-INSU (une des 10 stations marines du Service d’observation en milieu littoral, labellisé par le CNRS-INSU depuis 1996) fait de la rade de Villefranche-sur-Mer un site unique pour étudier acidification et réchauffement de la Méditerranée nord-occidentale. Depuis 2007, des prélèvements y sont réalisés à fréquence élevée, toutes les semaines. Les échantillons sont analysés au Service national d’analyse des paramètres du CO2 porté par l’OSU Ecce Terra.

Les résultats ont montré des changements extrêmement rapides. En rythme décennal sur la période 2007-2015, la température des eaux de surface a ainsi augmenté de 0,7 °C, soit beaucoup plus vite que dans l’océan global et côtier. Le pH a diminué de 0,0028 unité par an, soit une augmentation d’acidité de près de 7 %, ce qui correspond à l’un des taux d’acidification les plus élevés relevés jusqu’à présent.

Baie Villafranche-sur-Mer

La baie de Villfranche-sur-Mer

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La mystérieuse étoile disparue est en fait devenue un trou noir

Une étoile qui disparait du jour au lendemain de la voûte céleste cela interpelle forcément les scientifiques, ces derniers ont découvert que l’étoile n’avait pas vraiment disparue, mais s’était transformée en trou noir, sans passer par l’étape de la supernovæ.

Un évènement astronomique unique a sans doute été capté par deux télescopes et si les données se vérifient lors de futurs relevés, l’humanité a peut-être assisté à la naissance d’un trou noir dans des conditions pour le moins insolites, qui laissent toute la communauté scientifique perplexe.

Tout a commencé en 2015 lorsque les chercheurs ont comparé les clichés de deux télescopes (Hubble et Spitzer). Entre les deux clichés, en 2007, on remarque la présence de l’étoile N6946-BH1 située à 22 millions d’années-lumière de la Terre, en revanche en 2015, l’étoile pourtant 25 plus grosse que le soleil a totalement disparu.

Une vraie énigme pour les scientifiques car jusqu’à présent le modèle standard de l’évolution d’une étoile voulait qu’après qu’une étoile se convertisse en géante rouge, cette dernière se contracte à nouveau sur elle-même pour se transformer en naine blanche, puis finit par exploser dans une puissante supernovæ. En fonction de la masse de l’étoile, certaines peuvent ensuite se convertir en trou noir et tout absorber autour de leur champ gravitationnel.

N6946-BH1

Une présentation de la supernova ratée N6946-BH1 (Source : NASA)

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