Ils éliminent le virus du Sida chez des souris

Lors de l’infection par le VIH, un ADN viral s’insère dans le génome de la cellule, sous la forme d’un provirus. Dans un modèle de souris, des chercheurs ont réussi à éliminer cet ADN proviral en utilisant l’édition du génome (CRISPR-Cas9).

À l’heure actuelle, les médicaments contre le VIH empêchent le virus de se répliquer mais il reste un réservoir latent dans l’organisme. Si le patient arrête son traitement, la maladie risque de se développer. Le VIH est un rétrovirus qui intègre un ADN (le provirus) dans le génome des cellules hôtes. Or les médicaments ne peuvent pas l’enlever du génome des cellules infectées. L’objectif de ces travaux était donc de supprimer ces séquences du VIH en utilisant l’édition génomique, une technique de génie génétique qui modifie le génome.

Dans un article paru dans Molecular Therapy, les scientifiques décrivent la méthode qu’ils ont employée. Ils ont utilisé un virus AAV comme vecteur. Celui-ci apportait des ARNs guides associés à la protéine Cas9 pour couper le provirus du VIH-1 dans le génome de cellules infectées. L’efficacité de ce système a été testée dans trois modèles animaux différents.

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Des emballages qui ne polluent pas ? Ça existe !

Les perturbateurs endocriniens présents dans les plastiques sont mis en cause pour leur impact néfaste sur la santé. Des alternatives existent pourtant.

La fonction première de l’emballage alimentaire est de protéger, transporter et stocker ces denrées périssables que sont nos aliments. Un rôle essentiel, mais malheureusement de plus en plus négligé au profit d’innovations dans le domaine de l’esthétique, de la facilité d’utilisation, voire du « gadget » amusant. Pourtant, le sujet est beaucoup plus sérieux qu’il n’y paraît, car l’emballage est accusé de contaminer l’aliment et de polluer l’environnement. Des perturbateurs endocriniens sont ainsi suspectés d’être introduits dans les aliments par le biais de l’emballage. Il s’agit de petites molécules présentes dans le plastique qui interfèrent dans le bon fonctionnement de notre organisme.

Le dernier exemple en date concerne la crise liée au bisphénol A ou BPA, présent dans certains contenants, comme les biberons. Ces substances, nécessaires à la mise en forme de nos matières plastiques et à leur bonne résistance, se retrouvent involontairement dans nos aliments après un contact plus ou moins long avec l’emballage. Elles présentent des effets potentiellement toxiques pour l’homme après une exposition régulière et à long terme.

La réglementation européenne protège le consommateur et impose aux fabricants d’emballages de respecter des « limites de migrations » pour toutes les molécules autorisées. Mais les découvertes régulières dans le domaine imposent une mise à jour permanente de la réglementation : ainsi, des composés et des résidus d’encre d’impression des emballages, qui ne sont donc pas en contact direct avec le produit, ont été récemment retrouvés dans les aliments.

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Biodiversité : les morses et les caribous sont menacés de disparition au Canada

Plusieurs populations de morses et de caribous des régions arctiques d’Amérique du nord devraient être considérées comme en voie de disparition selon des scientifiques canadiens. Le réchauffement climatique rapide, avec recul des glaces et modification du couvert végétal, figure parmi les causes de ce déclin, aux côtés du tourisme et de l’expansion des industries.

Les deux derniers troupeaux de morses du Canada et une énième harde de caribous « sont menacés de disparition » dans l’Arctique, a annoncé le 1er mai un comité d’experts scientifiques chargé de conseiller le gouvernement. Le nombre d’espèces sauvages du nord canadien considérées comme étant en péril atteint maintenant 62 espèces, a indiqué le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada (Cosepac) à l’issue de sa réunion bisannuelle. « Au cours des dernières décennies, les aires habitées par les quelques milliers de morses du Haut-Arctique et par la population plus nombreuse du centre de l’Arctique et du Bas-Arctique ont fait l’objet d’une réduction qui d’ailleurs se poursuit », a indiqué le Cosepac.

Le comité recommande que ces deux populations soient classées sous statut d’espèce « préoccupante », compte tenu des menaces qui pèsent sur elles : réchauffement climatique, recul de la glace de mer, interactions plus fréquentes avec les touristes, développement industriel. Un tel statut obligerait le gouvernement à prendre des mesures pour contrer le déclin des troupeaux. « Les morses ont été très importants pour les Inuits, à la fois comme nourriture et dans leur culture, et le demeurent encore à ce jour. Les morses sont particulièrement vulnérables aux perturbations et méritent certainement une attention particulière », a souligné l’expert en mammifères marins du comité, Hal Whitehead.

Caribou

Le caribou est la version québécoise du renne (Rangifer tarandus), cervidé des régions arctiques de l’Europe, de l’Asie et de l’Amérique du Nord. Certaines sous-espèces ont une diversité si faible qu’elles seraient incapables de s’adapter au changement climatique.

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Pékin frappé par une tempête de sable, le trafic aérien perturbé

Une vaste tempête de sable frappait jeudi Pékin et le nord-ouest de la Chine, un phénomène saisonnier aggravé par la désertification qui a provoqué l’annulation d’une cinquantaine de vols et une forte détérioration de la qualité de l’air.

La capitale chinoise se trouvait plongée dans un épais brouillard de couleur grège et nombre de résidents qui s’aventuraient à l’extérieur portaient des masques respiratoires ou des foulards pour se protéger le visage. Au moins 48 vols ont été annulés, dont six sur des routes internationales reliant la Chine à d’autres destinations en Asie ou à la Russie, selon le site internet de l’aéroport de Pékin.

De telles tempêtes de sables surviennent régulièrement au printemps, quand de violents vents venus du nord et traversant le désert de Gobi soufflent sur Pékin et ses alentours. La visibilité à Pékin était réduite à 1 kilomètre jeudi matin, ont indiqué des médias d’Etat.

Pékin 04/05/2017

Le quartier des affaires de Pékin plongé dans un épais brouillard provoqué par une tempête de sable, le 4 mai 2017 (Source : AFP)

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Epsilon Eridani, le système planétaire qui ressemble tant au nôtre

Le monde Epsilon Eridani, alias Ran, dixième étoile la plus proche de nous, arbore décidément de nombreux points communs avec notre Système solaire. De nouvelles observations renforcent l’hypothèse de la présence de deux anneaux. L’un, évoquant la ceinture d’astéroïdes, est bordé par une planète jovienne nommée Ægir, et l’autre, plus lointain, pourrait être délimité par une planète comparable à Neptune. Que nous cache encore cette jeune étoile ?

Située à seulement 10,5 années-lumière, l’étoile Epsilon Eridani (eps Eri, ε Eridani ou ε Eri pour faire court) n’est pas une inconnue des amateurs de science-fiction. La dixième étoile la plus proche du Système solaire, visible dans la constellation australe de l’Éridan, est notamment le théâtre des péripéties de la série Babylon 5 et apparaît aussi dans Star Trek. Au cours des années 1960, elle est une des premières, avec Tau Ceti, à être épiée dans le cadre du fameux Seti, un programme de recherche de civilisations extraterrestres initié par Frank Drake.

Rien n’y a été détecté pour l’instant. Mais cela n’a rien de surprenant car l’étoile, une naine orange un peu moins grosse et massive que le Soleil (une naine jaune), est encore jeune. Les astronomes lui donnent 800 millions d’années, ce qui, au miroir de notre Système solaire âgé de 4,5 milliards d’années, peut effectivement paraître peu. Au même âge, la vie sur Terre n’en était encore qu’à ses premiers balbutiements.

Au fil des années et d’observations avec des télescopes à la vue toujours plus aiguisée, les chercheurs ont détecté une abondance de poussière tout autour d’elle. Puis, à l’aube du XXIe siècle, y fut débusquée une exoplanète 1,5 fois plus massive que notre Jupiter, en orbite à environ 3,39 unités astronomiques (1 UA représente la distance Terre-Soleil) de son étoile. En 2015, l’astre et son petit compagnon (d’autres sont soupçonnés de s’y cacher) reçurent un nom homologué par l’Union astronomique internationale (UAI) : Ran, déesse nordique des mers, pour Epsilon Eridani, et Ægir, son mari, dieu des Océans, pour Epsilon Eridani b.

Epsilon Eridani

Sur cette illustration du système d’Epsilon Eridani (aka Ran), on peut voir la planète jovienne Epsilon Eridani b, baptisée en 2015, AEgir, en bordure d’un anneau de débris rappelant la ceinture d’astéroïdes (entre Mars et Jupiter) dans notre Système solaire. (Source : NASA/Sofia/Lynette Cook)

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