Climat : la Terre se réchauffera de 1,5 °C d’ici une dizaine d’années

La hausse moyenne de la température devrait se poursuivre, même si l’oscillation des températures dans l’océan Pacifique sur plusieurs décennies a eu un effet négatif sur le réchauffement.

L’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris sur le climat, signé en décembre 2015, qui vise à limiter la hausse moyenne de la température de la Terre à 1,5 °C par rapport au début de l’ère industrielle, ne sera pas atteint. Ce réchauffement « anormal », lié aux activités humaines, serait obtenu entre 2026 et 2031, estime une récente étude publiée dans Geophysical Research Letters.

Afin d’établir ce pronostic, des chercheurs ont étudié l’impact de « l’oscillation interdécennale de l’océan Pacifique » (appelée IPO par les climatologues) qui contribue au réchauffement de la planète. Il s’agit d’un phénomène naturel de très longue durée qui se compte en dizaine d’années, là où El Niño, qui est issu d’une autre oscillation naturelle dans une zone plus étroite des eaux de surface du Pacifique, revient tous les deux à sept ans et dure généralement quelques mois.

Autour de l’année 1998, nous serions entrés dans une phase négative pour l’IPO et donc de refroidissement. « Plusieurs articles récents ont montré que l’oscillation interdécennale du Pacifique est un grand contributeur au ralentissement du réchauffement climatique depuis l’an 2000 », explique Benjamin Henley, chercheur à l’École des sciences de la Terre de l’Université de Melbourne (Australie) et premier auteur de la publication scientifique.

Réchauffement climatique Lire la suite

Plastique dans l’océan : Ocean Clean-Up accélère

L’inventeur néerlandais Boyan Slat veut nettoyer les océans des déchets plastiques. Il a annoncé jeudi 11 mai 2017 qu’il se lancerait dans les douze prochains mois, au lieu de 2020.

Avec « Ocean Cleanup » (« nettoyage des océans », en anglais), Boyan Slat entend se servir des courants marins pour collecter les cinq billions de déchets en plastique provenant de bouteilles ou de sacs qui flottent dans les océans. Des années de recherches sur son invention l’ont notamment mené à effectuer la première observation aérienne de la plus grande plaque de déchets dans le Pacifique qui se situe entre Hawaï et la côte californienne.

A l’origine, Boyan Slat comptait déployer une barrière de 100 km en forme de « V », l’arrimer au fond marin et l’équiper d’un filet s’enfonçant dans l’eau pour collecter les déchets. Mais des ingénieurs avec lesquels il travaille comptent désormais remplacer cette unique barrière par « une flotte de plusieurs petits systèmes », plus rentable et plus efficace, comme il l’a expliqué lors d’une présentation à Utrecht, aux Pays-Bas.

Une trentaine de barrières mesurant d’un à deux kilomètres de long seront mises à l’eau. Elles ne seront pas attachées au fond marin mais à une ancre flottante de 12 mètres de long qui évoluera dans l’eau avec les déchets en plastique, au gré des courants.

Présentation "Ocen Cleanup" mai 2017

L’inventeur néerlandais Boyan Slat lors de sa présentation sur les progrès de « The Ocean Cleanup » (Source : ANP).

Lire la suite

La nébuleuse du Crabe se dévoile dans une nouvelle image incroyablement détaillée

En utilisant cinq télescopes différents, les astronomes ont réussi à obtenir une nouvelle image très détaillée de la nébuleuse du Crabe, une structure située à 6.500 années-lumière de la Terre et résultant de l’explosion d’une étoile massive.

Également appelée Messier 1, la nébuleuse du Crabe intrigue depuis longtemps les chercheurs. Elle se trouve à 6.500 années-lumière de la Terre et est le résultat de l’explosion d’une étoile massive en supernova. Un phénomène qui, selon des témoignages historiques, a pu être observé en 1054 par des astronomes chinois.

La nébuleuse en elle-même a été observée pour la première fois au XVIIIe siècle. Depuis, elle a fait l’objet de nombreuses études notamment à l’aide du télescope Hubble. Mais elle garde encore certains secrets. C’est pour en savoir plus que les astronomes ont mené de nouvelles observations de Messier 1 en utilisant cinq observatoires différents.

Nébuleuse du Crabe 5 télescopes

Les données et les images de 5 télescopes différents ont été combinées, pour obtenir cette image inédite de la nébuleuse du Crabe (Source : NASA)

Lire la suite

La vie sur Terre est-elle vraiment apparue dans les océans ?

La vie a peut-être fait son apparition dans des sources hydrothermales mais étaient-elles océaniques ou terrestres ? Une découverte en Australie relance le débat : des structures pourraient avoir été formées par des micro-organismes dans des sources chaudes sur un continent il y a 3,48 milliards d’années.

Dans une lettre adressée à son ami, le grand botaniste et explorateur britannique Joseph Dalton Hooker, Darwin évoque brièvement en 1871 un lieu et un scénario possibles pour l’origine de la vie en ces termes : « Quelque petite mare chaude, en présence de toutes sortes de sels d’ammoniac et d’acide phosphorique, de lumière, de chaleur, d’électricité, etc. », où « un composé de protéine fut chimiquement formé, prêt à subir des changements encore plus complexes ».

Au siècle suivant, dans les années 1920 le biochimiste russe Alexander Oparine et le biologiste anglais John Burton Haldane vont reprendre l’hypothèse de Darwin en remplaçant sa petite mare chaude par les mers et les océans de la Terre primitive, enrichis en molécules prébiotiques par des réactions au sein de l’atmosphère initiale de la Terre, supposée différente de celle d’aujourd’hui.

Le tout jeune chimiste Stanley Miller va les prendre au sérieux. Afin de tester ce qui a été finalement appelée la théorie de la soupe chaude primitive, il réalisa donc sa fameuse expérience en reconstituant un mélange des gaz que l’on supposait présents dans l’atmosphère de la Terre primitive et en les soumettant à des décharges électriques, comme ceux des orages, ainsi qu’à un rayonnement UV similaire à celui du jeune Soleil. Tout récemment, un nouvel avatar de l’expérience de Miller, simulant l’effet des impacts d’astéroïdes, a même permis de produire les fameuses bases azotées de l’ARN.

Pilbara Australie

Une vue de la région de Pilbara en Australie où l’on trouve des indications sur l’apparition de la vie sur Terre pendant l’Archéen. (Source : University of New South Wales)

Lire la suite

La naine brune était en fait une planète errante

Un astre identifié comme une naine brune, ces étoiles qui n’ont pu s’allumer à cause d’un manque de masse, est en fait une planète errante, indiquent de nouvelles observations.

SIMP0136 est un astre situé dans la constellation des Poissons, et tout proche du Soleil. Depuis qu’il est observé, les astronomes croyaient avoir dans leur visée une naine brune, une étoile trop peu massive pour qu’en son cœur se déclenchent les réactions nucléaires susceptibles de « l’allumer » et de la faire briller durablement.

Une nouvelle étude publiée dans la revue The Astrophysical Journal Letters réévalue la masse de SIMP qui s’avère plus faible que prévue. Une perte de poids qui la fait basculer de la catégorie des naines brunes à celle des planètes errantes. Et c’est du bonus pour les astronomes !

SIMP0136

Une représentation artistique de SIMP0136, que l’équipe de recherche a identifié comme étant une planète errante qui est probablement membre de l’association d’étoiles jeunes Carina-Near (200 millions d’années). (Source : NASA/JPL)

Lire la suite