Opportunity, toujours fringuant, persévère dans l’exploration martienne

Le rover vient d’atteindre la vallée de la Persévérance, objectif principal de la dernière phase de sa mission.

Opportunity est arrivé sur Mars en 2004… pour une mission dont la durée devait être de seulement 90 jours ! Treize ans plus tard, l’engin toujours fringuant a parcouru 44,7 kilomètres et continue ses pérégrinations à la surface de la planète rouge.

En ce mois de mai 2017, ce vénérable « papi » a atteint un nouvel objectif : la vallée de la Persévérance. Elle est située sur un des flancs du cratère Endeavour, un cratère d’impact creusé il y a plusieurs milliards d’années large de 22 kilomètres. Le rover a atteint le bord de ce cratère en 2011 après avoir exploré pendant sept ans plusieurs autres petits cratères. Depuis, il sillonne Endeavour et les multiples vallées qui entourent les bords du cratère.

La vallée de la Persévérance a été formée par un phénomène encore indéterminé. Les scientifiques estiment qu’elle aurait pu être creusée par un flux d’eau ou de matières fluides ou bien encore érodée par les vents. L’une des missions d’Opportunity dans cette zone sera de trouver des indices pour trancher entre ces scénarios.

Mars vallée de la Persévérance

Les images du 30 avril montrent que Curiosity a gagné la vallée de la Persévérance (Source : NASA/JPL-Caltech)

La découverte de sédiments confirmerait par exemple l’hypothèse d’un flux d’eau. « L’équipe scientifique est vraiment impatiente de passer ce secteur au peigne fin à la recherche d’indices qui nous aideront à faire le tri entre les multiples hypothèses expliquant la formation de cette vallée », souligne Matt Golombek, un des chercheurs affecté au projet Opportunity.

Comme toutes les personnes qui travaillent avec le rover, il doit aussi croiser les doigts pour que ce dernier puisse encore continuer à renvoyer vers la Terre les données récoltées. En effet, des défauts dans la mémoire flash de l’appareil, qui lui permet de mémoriser des informations hors tension, sont signalés depuis janvier 2015.

Pour pallier le problème, les contrôleurs ont fait basculer le rover en mode « no-flash ». Un type de fonctionnement « sans échec » qui permet au rover de continuer normalement ses activités d’observation grâce à sa mémoire vive… mais implique de perdre les précieuses données recueillies la nuit tombée, lorsque les panneaux solaires ne l’alimentent pas. Il restera donc opérationnel jusqu’à ce que la mémoire vive défaille à son tour… personne ne sait encore pour combien de temps !

Source : Sciences & Avenir

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, l’exposition « Initiation à l’astronomie« , ainsi que la page Astronomie/Physique.

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