Mission Proxima : Thomas Pesquet reste plus longtemps que prévu à bord de l’ISS

Dix-neuf. C’est le nombre de jours supplémentaires de la mission de Thomas Pesquet à bord de la Station spatiale. En effet, l’ESA et la NASA ont décidé de reporter son retour sur Terre au 2 juin alors qu’il aurait dû rentrer avec ses deux autres collègues le 15 mai. La raison de cette prolongation est simple, et assez habituelle : une rotation entre deux équipages trop longue.

Arrivé à bord de la Station spatiale dans la nuit du 19 au 20 novembre 2016, Thomas Pesquet va prolonger sa mission de plusieurs jours. Les deux autres membres de l’expédition 51, les Américains Peggy Whiston et Shane Kimbrough, sont également concernés par cette décision prise par la NASA et l’ESA. Les trois astronautes redescendront donc sur Terre, à bord d’une capsule Soyouz, le 2 juin et non pas le 15 mai comme initialement prévu. Ils atterriront dans les plaines du Kazakhstan aux alentours de 16 h 00, heure française.

Ce report de 19 jours s’explique par des raisons de rotation des équipages et d’optimisation de l’utilisation de la Station spatiale internationale (ISS). L’ESA et la NASA ne souhaitent pas laisser le complexe orbital occupé durant dix semaines avec seulement trois occupants.

Thomas Pesquet ISS

Thomas Pesquet dans la station spatiale internationale (ISS)

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250.000 ans d’histoire dans les sédiments d’un lac

En étudiant des carottes sédimentaires prélevées au fond du lac de Van en Turquie, il est possible d’expliquer les énormes variations de niveau observées ces 250.000 dernières années.

En 2010, une équipe internationale de recherche a prélevé des carottes sédimentaires au fond du lac de Van, en Turquie. C’est un lac salé d’origine volcanique sans débouché, qui reçoit l’eau de nombreux petits cours d’eau qui descendent des montagnes environnantes. Il fait 120 km de long, 80 km de large et 171 m de profondeur en moyenne.

Il n’a pas gelé pendant les grandes glaciations et ses sédiments ont non seulement enregistré les cycles saisonniers mais aussi les éruptions volcaniques, les séismes, les périodes de réchauffement et de refroidissement du climat et bien d’autres évènements environnementaux.

Des chercheurs suisses de l’université de Berne et de l’Institut fédéral de recherche aquatique (Eawag) ont étudié les différences de concentration en sels dans l’eau interstitielle contenue dans les carottes sédimentaires. Ils ont pu en déduire les variations du niveau de l’eau jusqu’à 250 000 ans en arrière sachant que la quantité absolue de sel dissoute dans le lac reste toujours sensiblement la même.

Lac de Van Turquie

Lac de Van en Turquie

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Les mystérieux flashs lumineux vus depuis l’espace enfin expliqués

Depuis son poste d’observation à environ 1,5 million de kilomètres, le satellite DSCOVR a repéré sur Terre plusieurs centaines de flashs brillants et énigmatiques, qui ont inquiété des internautes. Des chercheurs ont mené l’enquête pour comprendre le phénomène. Leur conclusion : ce sont bien des reflets du Soleil, comme on le supposait, mais pas sur l’océan ou des lacs. Plutôt sur des particules de glace en haute altitude.

Lancé en 2015 et posté entre le Soleil et la Terre, à 1,5 million de km de nous, le satellite DSCOVR (Deep Space Climate Observatory) ne quitte pas des yeux notre Planète bleue afin d’épier tous les changements de son écosystème. Interpellé il y a plusieurs mois quant aux mystérieux reflets lumineux apparaissant sur des clichés (ils sont accès libre sur un site dédié) par des internautes très attentifs, Alexander Marshak, chercheur de la mission au GSFC (Goddard Space Flight Center) de la NASA, a composé une équipe pour creuser la question.

Lui-même, qui réceptionne quotidiennement les images, avait déjà relevé la présence de ces flashs. Le phénomène n’est pas nouveau. En effet, dans son enquête, il s’est aperçu que Carl Sagan en parlait en 1993 après avoir examiné les clichés de la Terre qu’avait pris la sonde Galileo, revenue pour bénéficier d’une assistance gravitationnelle dans son périple vers Jupiter. Comme ces éclats avaient été vus sur les océans et pas sur les terres émergées, il a d’abord été conclu qu’il s’agissait de simples reflets du Soleil sur une surface d’eau lisse. En réalité, Carl Sagan et ses collègues n’avaient pas vu qu’il y en avait aussi sur les terres.

Sur les images prises quotidiennement avec l’instrument Epic (Earth Polychromatic Imaging Camera) du satellite, Alexander Marshak a vu le même phénomène autant sur les mers que sur les terres émergées. Y avait-il des lacs, des étangs à ces endroits-là ? Non, répond-il, « le reflet était trop grand, ça ne pouvait pas être ça ».

Flash lumineux Terre DSCOVR

Un flash lumineux vu par l’instrument Epic du satellite DSCOVR en plein centre du globe terrestre (Source : NASA/GSFC).

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Le plus gros et le plus puissant aimant IRM du monde est en voyage sur la Seine

Le 4 mai dernier, un aimant géant de 130 tonnes a quitté son usine de Belfort pour rejoindre le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Saclay en région parisienne. Capable de produire un champ magnétique de 11,7 teslas, il doit servir à observer le cerveau humain comme jamais.

Cinq mètres de long, cinq mètres de diamètre pour une masse de 132 tonnes, c’est un instrument hors norme qui a entamé son voyage à travers la France, la Belgique et les Pays-Bas. De l’extérieur, il ressemble simplement à un gigantesque cylindre. Mais cette enceinte cache en réalité le plus gros et le plus puissant aimant IRM au monde.

Le 4 mai dernier, l’instrument a quitté son usine de fabrication de Belfort dans l’Est de l’Hexagone. Destination : le centre du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) de Paris-Saclay en Ile-de-France. Pour atteindre cet objectif, c’est toutefois un véritable périple que l’aimant géant a entamé.

« Du fait des dimensions et du poids de l’aimant et afin de limiter au maximum les vibrations, la majeure partie du voyage s’effectue par voies fluviale et maritime », explique le CEA dans un communiqué. L »instrument a ainsi quitté Belfort pour rejoindre Strasbourg puis embarquer sur le Rhin pour rejoindre le port de Rotterdam aux Pays-Bas.

Gros aimant IRM CEA

Voyage du plus gros et du plus puissant aimant IRM du monde (Source : CEA).

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Bioluminescence : voici Glowee, un éclairage biologique sans électricité

Une très jeune société, Glowee, propose un éclairage des plus originaux : un petit peuple de bactéries rendues bioluminescentes et présentées sous de multiples formes. Plutôt conçue pour la décoration ou pour illuminer un évènement, du moins pour l’instant, cette lumière est trop faible pour éclairer une pièce mais elle ne consomme rien.

Tout est venu des abysses, où des animaux savent se signaler dans les profondeurs obscures en émettant de la lumière par bioluminescence, comme le font aussi les vers luisants et des algues planctoniques. Deux étudiantes en design se disent, devant un reportage montrant ces organismes colorés, que cette source de lumière pourrait un jour servir aux humains. Le projet Glowee est lancé et remporte le concours Art’Science. Ne reste plus qu’à le concrétiser, ce qui sera fait avec une équipe de l’école Sup’Biotech, qui connaît les gènes, les bactéries et la biochimie (voir la vidéo dans laquelle la cofondatrice de Glowee, Sandra Rey, explique cette naissance).

« Nous utilisons six gènes venus d’un calmar abyssal, attaque d’emblée Nicolas Cornille, issu de Sup’Biotech et qui vient d’intégrer la toute jeune société. Et nous les avons introduits dans la bactérie Escherichia coli. » Une sorte d’interrupteur fait partie du dispositif, le promoteur PBAD, dans l’ADN de la bactérie. Il s’active quand un certain sucre, l’arabinose, est abondant dans le milieu, déclenchant la lecture des gènes voisins. S’il s’agit de ceux qui produisent les protéines bioluminescentes, la bactérie s’allume…

Batéries luminescentes

Un décor illuminé par une colonne peuplée de bactéries bioluminescentes (Source : Glowee).

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