Surprise : une chaleur très élevée dans une faille sismique néozélandaise

En Nouvelle-Zélande, les géologues sont tombés sur une grosse surprise en forant le sol de l’île sud, au niveau de la célèbre faille alpine. Les températures, très élevées, y atteignent 100 °C à moins de 700 m de profondeur, ce qui n’arrive que près d’une activité volcanique. Or, il n’y en a pas. Les caractéristiques de l’endroit peuvent expliquer cette anomalie, qui est aussi une aubaine. Cette trouvaille est vue comme une source d’énergie géothermique, un cadeau de la nature qui ne se refuse pas.

Des chercheurs ont relevé des températures et des pressions « extrêmement élevées » sur la faille dite alpine en Nouvelle-Zélande, selon une étude publiée dans la revue Nature. « Les températures sont aussi hautes que celles trouvées près des volcans actifs alors qu’il n’y en a pas à proximité », explique à l’AFP Rupert Sutherland de l’université Victoria de Wellington.

Les forages ayant conduit à cette découverte ont été réalisés à Westland en Nouvelle-Zélande sur cette importante faille marquant la frontière entre les plaques tectoniques pacifique et australienne. Traversant la quasi-totalité de l’île du sud de la Nouvelle-Zélande et longue de plus de 450 km, la faille alpine est connue pour provoquer de violents tremblements de terre de magnitude 8 tous les 300 ans. Le dernier datant de 1717, les chercheurs s’attendent à un nouveau séisme dans les prochaines décennies.

Nouvelle-Zélande

Dans le Pacifique sud, la Nouvelle-Zélande se situe sur une zone sismique, entre deux plaques tectoniques.

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Pour la première fois, l’atmosphère d’une Neptune chaude a été décryptée

Cette Neptune chaude est une exoplanète située à 430 années-lumière de la Terre. Elle orbite autour d’une étoile deux fois plus vieille que le Soleil.

HAT-P-26b est une exoplanète de type « Neptune chaude ». Soit un astre grosso modo de la même taille que Neptune mais qui tourne autour de son étoile sur une orbite beaucoup plus proche.

Elle a été étudiée par les télescopes spatiaux Hubble et Spitzer au cours de plusieurs transits, c’est-à-dire quand elle passe devant son étoile mère. A cette occasion, les scientifiques peuvent analyser les différences du spectre de la lumière qu’ils reçoivent et en déduire des informations sur la composition de l’atmosphère de la planète en transit.

Cette méthode est très délicate : elle demande une configuration spatiale bien particulière et des instruments extrêmement sensibles. Mais les astrophysiciens ont déjà obtenu des résultats probants par ce biais et même réussi à déterminer la composition d’une tout petite exoplanète presque similaire à la Terre.

HAT-P-26b

Vue d’artiste de l’exoplanète HAT-P-26b (Source : NASA/GFFC).

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