Éruptions solaires : il sera bientôt possible de les prédire

Bien que surveillée en permanence, l’activité du Soleil reste encore très difficile à prévoir. Ce n’est pas faute d’essayer. Mais la science avance. À force de persévérance, une équipe internationale dirigée par Étienne Pariat, chargé de recherche au CNRS et travaillant à l’Observatoire de Paris, a peut-être mis en évidence un facteur capable de détecter à l’avance un événement éruptif.

L’activité du Soleil est un réel sujet de préoccupation au sein des agences spatiales. Il faut savoir que les éruptions solaires et les sursauts d’activité peuvent induire sur Terre des « perturbations majeures comme des interférences dans les télécommunications ou la mise hors service des réseaux électriques dans des régions entières du globe », nous explique Étienne Pariat, chargé de recherche au CNRS et coordinateur du Pôle de physique solaire à l’Observatoire de Paris. « La grande coupure de courant au Québec de 1989 est l’archétype des conséquences néfastes de l’activité solaire sur l’activité humaine. »

Dans l’espace, autour de la Terre, elles peuvent perturber nos activités en orbite et endommager l’électronique des infrastructures technologiques, qu’elles soient spatiales ou terrestres. Enfin, alors que se préparent les expéditions à destination de Mars et s’organise le retour sur la Lune, ces éruptions « peuvent mettre en danger la vie des astronautes lorsqu’ils seront à l’extérieur de la magnétosphère ».

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Le Canada muscles ses mesures pour lutter contre la pollution

Le gouvernement canadien a annoncé jeudi 18 mai 2017 la mise en place sur deux ans d’un cadre fédéral pour taxer les émissions de gaz à effet de serre, afin de renforcer les mesures déjà prises individuellement par les provinces.

L’Alberta, la Colombie-Britannique, le Québec et l’Ontario, qui réunissent 80% de la population canadienne, ont déjà leurs propres systèmes de taxe carbone ou de marché d’échange et de plafonnement des émissions de gaz à effet de serre. Ceux-ci pourraient être cependant renforcés par les nouvelles mesures fédérales s’ils ne satisfont pas les critères définis par le gouvernement de Justin Trudeau.

Les mesures visent particulièrement certaines provinces canadiennes qui n’en avaient pas encore mis en place pour lutter contre le changement climatique. « Nous devons agir ensemble », a souligné la ministre de l’Environnement Catherine McKenna lors d’une conférence de presse, rappelant que « la pollution a un prix ».

Si une province ne prend pas de mesures d’ici 2018, la solution fédérale « sera mise en place », a-t-elle averti, en réponse à l’opposition à la taxe carbone de provinces de l’Ouest canadien qui craignent un ralentissement des secteurs majeurs de leurs économies, dont l’industrie pétrolière. C’est le cas par exemple de villes champignon telles que Fort McMurray, cernée par les flammes l’année dernière à la même période. Une ville qui vit grâce à l’exploitation des sables bitumineux, et à laquelle un documentaire et un jeu avaient été consacrés.

Raffienrie Québec

Raffinerie de pétrole sur une rive du fleuve Saint Laurent dans la province de Québec au Canada (Source : AFP).

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Mars se serait formée au sein de la Ceinture d’astéroïdes

Nos idées sur l’origine de Mars évoluent rapidement depuis quelque temps. Certains chercheurs pensent maintenant que la Planète rouge se serait formée plus loin du Soleil qu’on ne le pensait et qu’elle aurait migré depuis la Ceinture d’astéroïdes en moins de 120 millions d’années.

Si les scénarios cosmogoniques pour l’origine du Système solaire ont fait des bonds de géants au cours du dernier tiers du XXe siècle, sous l’influence de l’ère spatiale et des progrès de la cosmochimie, il serait faux de croire que nous comprenons et connaissons bien l’histoire de la formation des planètes. Les chercheurs sont toujours en train d’utiliser les techniques de la mécanique céleste en construisant de savantes simulations numériques sur ordinateur pour en percer les secrets.

Cela a conduit par exemple au scénario du Grand Tack (que l’on pourrait traduire par « Grand virement », puisque tacking en anglais fait référence au virement de bord d’un voilier) qui prend place pendant les premiers millions d’années de la formation du Système solaire, lorsqu’il existait un disque protoplanétaire contenant de la poussière et d’importantes quantités de gaz. C’est à ce moment-là que des embryons de planètes ont commencé à se former par accrétion et que certains d’entre eux vont capter suffisamment de gaz pour faire naître rapidement des géantes gazeuses, alors que les grandes planètes rocheuses vont mettre un peu plus de temps à émerger. Jupiter aurait ainsi entraîné la naissance d’un anneau appauvri en matière qui a séparé ce disque en deux parties. Les forces de gravité qui ont résulté de cette configuration ont fait qu’au fur et à mesure que la partie interne du disque était attirée par le Soleil, cet anneau s’en rapprochait aussi et cela a conduit à la migration de la géante vers notre Étoile.

Moins massive et formée un peu plus tard, Saturne aurait elle aussi migré dans le disque de gaz, et plus rapidement que Jupiter qu’elle rattrapa. Elle finit par provoquer un phénomène de résonance gravitationnelle avec sa sœur aînée lorsque sa période orbitale devint un multiple entier de cette dernière. Un deuxième anneau appauvri en matière se forma alors entre les deux planètes, ce qui stoppa leur migration avant de l’inverser. Jupiter aurait influencé par son champ de gravitation le processus de croissance de Mars et c’est pour cette raison que la Planète rouge ne possède qu’une masse ne valant que le dixième de celle de la Terre.

Mars (Source : NASA) Lire la suite

Une expédition part demain pour découvrir un monde mystérieux à 150 mètres sous les océans

La troisième édition de l’expédition Under the Pole va réaliser plus de 500 plongées durant une expédition de trois ans à travers le monde.

On la désigne parfois sous l’appellation de « Twilight Zone ». La zone mésophotique, qui se situe après la surface et avant le noir absolu, soit entre 60 et 200 m de profondeur, est une sorte de zone grise, peu ou pas connue des scientifiques. C’est ainsi que 90% de nos océans demeurent encore inexplorés. Afin de lever une partie de ce mystère, la troisième édition de l’expédition Under the Pole va prendre la mer samedi 20 mai 2017.

Le navire « Why » va larguer les amarres depuis le port breton de Concarneau pour un périple qui devrait durer trois ans. Il effectuera un tour du monde qui l’emmènera du Groenland au Nord des Etats-Unis, puis en Polynésie et en Antarctique, avant de remonter jusqu’à son port de départ. Une longue mission qui mêlera observation, prise d’images scientifiques sous différents points de vue, du comptage, de l’échantillonnage (cryogénisé puis envoyé en laboratoire).

Plongeur sous les glaces

Un plongeur sous les glaces du Pôle Nord (Source : Under the Pole)

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