Des comètes auraient contribué à former l’atmosphère de la Terre

Des échantillons de roches de plus de trois milliards d’années ont fourni un aperçu de l’atmosphère terrestre à cette période. La composition isotopique du xénon renforce l’hypothèse que des comètes auraient contribué à sa formation.

L’ origine de l’eau sur Terre est une vieille lune pour les scientifiques. Vient-elle majoritairement de la chute de comètes et d’astéroïdes ou plutôt des entrailles de la Planète bleue ? Idem pour la vie : des ingrédients prébiotiques ont-ils été apportés par des comètes ou bien ne se sont-ils formés que dans la soupe primitive ? Pour l’atmosphère également, la contribution de corps extraterrestres est possible mais pas prouvée.

Dans une étude qui vient de paraître dans Nature Communications, une équipe internationale emmenée par Guillaume Avice du CRPG (Centre de recherches pétrographiques et géochimiques) et de l’université de Lorraine (Nancy) sous l’impulsion du professeur Bernard Marty, également du CRPG, apporte quelques éléments de réponse pour la question de l’atmosphère terrestre. Leurs résultats de l’analyse de roches très anciennes renforcent l’hypothèse d’une origine cométaire.

Pour avoir un aperçu de l’atmosphère qui régnait sur Terre il y a plus de trois milliards d’années, les chercheurs ont regardé par la fenêtre de minuscules bulles d’eau piégées dans des quartz trouvés dans des forages en Afrique du Sud. Parmi les composés, le xénon, et plus précisément les proportions de ses différents isotopes, les a mis sur la piste.

Terre archéen

Illustration de la terre à la période de l’archéen (Source : NASA/GSFC).

Lire la suite

Publicités

Cinquième tour bouclé pour Juno, la sonde de Jupiter !

La sonde a réalisé avec succès une nouvelle orbite scientifique autour de Jupiter en observant particulièrement ces nuages.

Et de cinq ! Le 19 mai 2017, la sonde Juno en orbite autour de la géante gazeuse Jupiter a effectué, avec succès, un cinquième tour complet avec tous ses instruments scientifiques branchés et opérationnels.

Durant cette nouvelle révolution, la sonde s’est focalisée sur l’observation de l’atmosphère agitée de la planète recouverte de nombreux nuages et où siègent de gigantesques tempêtes comme celle illustrée dans l’image en haut de cet article. Pour ce survol, Juno est descendue jusqu’à 3.500 kilomètres d’altitude avant de remonter bien plus haut pour renvoyer les données récoltées vers la Terre.

Jupiter tempête

Cette image met en évidence une grande tempête tournante dans le sens inverse des aiguilles d’une montre qui apparaît comme un ovale blanc dans l’hémisphère sud de Jupiter (Source : NASA/JPL-Caltech/SWRI/MSSS).

Lire la suite

Élévation du niveau de la mer : le risque d’inondation des côtes va doubler

Le réchauffement climatique qui élève le niveau des mers menace les villes côtières et les populations qui vivent dans certaines îles du Pacifique. Une élévation du niveau de la mer de 5 à 10 cm doublera la fréquence des inondations au niveau des tropiques entre 2030 et 2050.

Chaque année, le niveau des mers dans le monde monte de 3 à 4 mm, mais ceci pourrait s’accélérer à cause du réchauffement climatique et de la fonte des glaces. À l’horizon 2100, la hausse devrait atteindre entre 30 cm et un mètre, voire plus. Or cette élévation favorise les inondations lors des marées hautes, augmente l’érosion des côtes, modifie la dynamique des vagues et accroît le risque d’inondation.

À quoi faut-il s’attendre exactement dans les années à venir ? Une recherche parue dans Scientific Reports a analysé ces différents facteurs, en tenant compte notamment des vagues et des tempêtes. L’étude a trouvé que les zones qui seront les premières affectées se trouvent à de basses latitudes, là où les marées sont moins importantes : l’élévation du niveau de la mer y est proportionnellement plus significative.

Abidjan

La ville d’Abidjan, en Côte d’Ivoire, est particulièrement menacée.

Lire la suite