Moins de dioxyde de soufre aux Etats-Unis, plus de pluies au Sahel

La réduction des émissions de dioxyde de soufre aux Etats-Unis permet à la mousson africaine de remonter beaucoup plus au nord, arrosant ainsi des terres sahéliennes qui pourront de nouveau être cultivées.

L’atmosphère est un milieu mouvant, global et instable. Les simulations que viennent d’effectuer les chercheurs de l’observatoire de la Terre Lamont-Doherty de l’Université de Columbia en sont la parfaite illustration. En utilisant trois modèles climatiques globaux, les chercheurs ont étudié les conséquences d’une absence totale d’émissions de dioxydes de soufre (SO2) en provenance des Etats-Unis sur le climat de l’hémisphère nord.

Et ce qu’ils ont trouvé –et publié dans Geophysical Research– les a beaucoup surpris. En absence de SO2, la saison des pluies sahéliennes augmente de 10%, tombent 35 kilomètres plus au nord et durent deux jours et demi plus longtemps. Une très bonne nouvelle pour l’agriculture africaine !

« Nous avons montré que les bénéfices retirés par l’Amérique des politiques de lutte contre la pollution de l’air pour la santé humaine et l’environnement sont aussi favorables au climat global », se réjouit Dan Westervelt, l’auteur principal de l’étude. Les effets du SO2 sur le climat sont bien documentés. Des études menées dans les années 1980 ont montré que les émissions de soufre provenant d’Europe et d’Asie sont à l’origine des graves sécheresses subies par les pays sahéliens au début des années 1970 et dans les années 1980.

Mousson Niger

Au Sahel, dans la région du delta central du Niger, la mousson s’accompagne de l’arrivée de lignes de grain (Source : CNRS).

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L’arche de la fin du monde : le patrimoine de l’humanité menacé par la fonte des glaces en Arctique

En Arctique, une véritable « Arche de Noé botanique » a vu le jour il y a une dizaine d’années afin de préserver le patrimoine de l’humanité. Mais aujourd’hui celle-ci se trouve menacée par le réchauffement climatique.

Vous ne le saviez peut-être pas, mais en Arctique, sous une montagne de l’île du Spitzberg qui appartient à un archipel de la Norvège, se trouve une chambre forte contenant des milliers de graines et des d’importants documents concernant l’humanité.

Tenue au secret depuis des années, celle-ci abrite de précieuses données susceptibles d’être utilisées un jour si une catastrophe de grande ampleur venait à arriver.

Dans ce véritable coffre-fort inauguré en 2008, se trouve la réserve mondiale de semences (près de 541 millions de graines de plus de 843.000 espèces différentes de plantes), ainsi que « la bibliothèque de la fin du monde », toutes les deux aujourd’hui menacées par la fonte des glaces provoquée par le réchauffement climatique.

Arche de la fin du monde

« L’arche de la fin du monde » prend l’eau avec le réchauffement climatique.

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Découverte de 40 gènes impliqués dans l’intelligence

Une vaste étude portant sur plus de 78.000 individus a permis de découvrir 40 gènes associés à l’intelligence. Une avancée majeure vers la compréhension des bases génétiques du quotient intellectuel.

Quarante nouveaux gènes associés à l’intelligence ont été identifiés, révèle une étude publiée le 22 mai 2017 dans Nature Genetics. Un pas de plus vers la compréhension des fondements génétiques du quotient intellectuel (QI). « Pour la première fois, nous détectons un nombre important de gènes qui prennent part à l’intelligence », a expliqué à l’AFP Danielle Posthuma de l’université libre d’Amsterdam aux Pays-Bas et coauteur de l’étude.

De précédents travaux avaient permis de mettre en évidence 12 variations génétiques associées à l’intelligence. Cette nouvelle étude, la plus vaste menée jusqu’à maintenant sur le sujet, se base sur plus de 78.000 individus de souche européenne, adultes et enfants.

Étudiant le lien entre leur génome et leurs résultats à des tests d´intelligence, Danielle Posthuma et ses collègues ont cette fois débusqué 52 gènes associés au QI dont 40 jusqu’ici inconnus. La plupart de ces gènes ont une fonction dans le cerveau et plus particulièrement dans la régulation du développement cellulaire.

Cerveau

Imagerie médicale colorisée d’un cerveau.

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L’Antarctique plus vert que jamais

Les glaciers de l’Antarctique fondent. La faute au réchauffement climatique. Conséquence, affirme une équipe de chercheurs internationale : le continent est en train de verdir !

Un continent d’un blanc partout immaculé. C’est l’image que l’on se fait de l’Antarctique. Une image qui pourrait bientôt avoir vécu. C’est ce qu’affirment des chercheurs de l’université d’Exeter (Royaume-Uni), entre autres. Selon eux, le continent blanc est en passe de se transformer en continent un peu vert.

Les mousses, en général, poussent lentement. Et dans les régions polaires, elles ne se décomposent pas mais s’accumulent en fin de saison. De quoi permettre aux scientifiques de mesurer leur taux de croissance au fil des années. Ainsi, en creusant les couches de mousses accumulées en Antarctique depuis quelque 150 ans, notre équipe internationale de chercheurs a observé que celles-ci avaient tendance à pousser de plus en plus nombreuses depuis une cinquantaine d’années.

Ile de l'éléphant Antarctique

Les chercheurs ont prélevé leurs échantillons de mousses sur trois sites séparés de près de 650 kilomètres, dans la partie septentrionale de la péninsule antarctique — ici, sur l’île de l’éléphant qui tient son nom de la colonie d’éléphants de mer qui la peuplait à sa découverte —, celle qui serait la première à montrer des signes de changement climatique.

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Guadeloupe : bilan de la gestion de l’épidémie de Zika en demi-teinte

L’Agence Régionale de Santé (ARS) de Guadeloupe a publié lundi un bilan en demi-teinte de la gestion de la crise du Zika, notant dans un communiqué que « trop de femmes enceintes ont été infectées par le virus malgré l’état de vigilance ».

L’épidémie de l’an dernier a duré « cinq mois, touché plus de 30.000 personnes dont 700 femmes enceintes, et entraîné la découverte de 15 malformations foetales à ce jour » en Guadeloupe, a récapitulé l’ARS. « Comparé aux chiffres du Brésil », où l’épidémie fut très forte, « ce n’est pas énorme, mais c’est toujours trop », indique Joël Gustave, responsable du service Lutte Anti-vectorielle à l’ARS.

« Beaucoup d’actions de prévention et de lutte prévues ont pu se dérouler correctement grâce à la mobilisation rapide d’acteurs clés », parmi lesquels les organismes d’Etat, et les collectivités, note l’ARS, qui souligne notamment l’impact positif des « renforts matériels et humains » pour la prise en charge médicale et « des actions de communication en amont de l’épidémie ».

En outre, « des infirmiers ont été recrutés spécialement pour œuvrer à la prévention, des gynécologues et sage-femmes formés pour alerter les femmes enceintes sur les risques », a noté Joël Gustave. « Nous avons beaucoup travaillé avec les centres de PMI [Protection Maternelle Infantile] », ajoute-t-il.

Aedes aegypti

Aedes aegypti

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