Phytothérapie : 59 % de plantes médicinales supplémentaires répertoriées en 2017

Le centre de recherche botanique des Kew Gardens, jardins botaniques londoniens, a publié jeudi 18 mai 2017 son rapport annuel « Etat des lieux dans plantes mondiales ». Il répertorie 28.187 plantes possédant des vertus médicinales, versus 17.810 en 2016.

Pour la deuxième année consécutive, le centre de recherche botanique des Kew Gardens dresse l’inventaire des plantes mondiales reconnues comme possédant des vertus médicinales. Il se base sur plus de 140 sources de type pharmacopées, bases de données et dictionnaires de plantes médicinales ainsi que publications et législations sanitaires. En 2017, il recense ainsi 28.187 plantes aux propriétés médicinales, soit un chiffre en progression de 59 % par rapport à 2016.

Les plantes sont utilisées pour se soigner dans de nombreuses régions du monde : Afrique, Asie, Amérique centrale et du Sud… En Chine, les autorités sanitaires prévoient même de fusionner médecine moderne (maladies aigües) et médecine traditionnelle à base de plantes (maladies chroniques) dans leur système public de santé.

Et les pays occidentaux montrent un véritable engouement pour la phytothérapie : le rapport nous apprend que 90% de la population allemande, par exemple, utilise des médicaments à base de plantes. Les pharmacopées européennes s’étoffent d’ailleurs régulièrement de plantes issues de médecines traditionnelles chinoise ou ayurvédique, une forme de médecine traditionnelle indienne.

Herboresterie Paris

Herboristerie à Paris (Source : SIPA)

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Himalaya : comment les Sherpas ont évolué en surhommes

La physiologie des Sherpas a évolué pendant des milliers d’années, leur permettant de devenir les guides exceptionnels qu’ils sont aujourd’hui et qui accompagnent des alpinistes jusqu’à l’Everest. Une recherche montre que leur organisme est particulièrement efficace pour produire de l’énergie dans des conditions de déficit d’oxygène (hypoxie).

En altitude, la pression diminue, et avec elle, la pression de l’oxygène inspiré. À cause de ce déficit d’oxygène (hypoxie), du mal des montagnes, de nombreux alpinistes échouent dans leur ascension du sommet de l’Everest. À leurs côtés, les Sherpas de l’Himalaya sont très adaptés à la vie à haute altitude et surmontent plus facilement ces difficultés. Comment l’expliquer ?

Lorsque des alpinistes qui vivent habituellement à basse altitude passent du temps à haute altitude, leur organisme s’adapte dans une certaine mesure grâce à plusieurs mécanismes : augmentation de la ventilation, du rendement cardiaque, production supplémentaire de globules rouges pour transporter l’oxygène. Mais cela ne suffit pas pour atteindre l’efficacité de l’organisme des Sherpas.

Dans une étude parue dans Pnas, des chercheurs britanniques ont voulu comprendre les bases métaboliques de l’adaptation des Sherpas à l’altitude. Pour cela, ils ont comparé la physiologie de deux groupes de personnes qui ont fait l’ascension du camp de base de l’Everest situé à 5.300 m d’altitude.

Sherpas Himalaya

Comment la biologie explique-t-elle les performances des Sherpas ?

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L’observation confirme la théorie sur le système planétaire Trappist

Trois mois d’observation supplémentaires sur ce fascinant système solaire ont permis de mesurer la période de la plus petite et la plus éloignée des 7 exoplanètes qui le composent.

En février 2017, la NASA annonçait, à grand renfort de suspense, la découverte d’un incroyable système solaire. Baptisé « Trappist-1 » du fait du nom du télescope belge à l’origine de sa découverte (et un peu aussi en hommage à la bière), ce système solaire situé à une quarantaine d’années lumière de notre Terre, a tout pour séduire les astronomes.

Autour d’un minuscule soleil à peine plus grand que Jupiter, gravitent 7 planètes d’une masse comparable à celle de la Terre. Et trois d’entre elles se trouvent dans la zone « habitable » autour de leur étoile. Mais ce qui fait le principal intérêt de ce système planétaire, c’est surtout le plan dans lequel orbitent ces planètes, dont l’inclinaison nous permet, depuis la Terre, d’observer le transit de chaque planète devant l’étoile.

Ainsi, il est possible d’étudier très facilement la composition d’une éventuelle atmosphère en analysant la lumière qui filtre à travers. Cette configuration rare et très propice à l’observation a donc permis à l’équipe à l’origine de cette découverte de profiter des lumières d’un autre instrument : le télescope spatial Kepler.

Système Trappist-1

Vue d’artiste des différentes exoplanètes qui constituent le système Trappist-1 (Source : NASA/JPL-Caltech).

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