L’observation confirme la théorie sur le système planétaire Trappist

Trois mois d’observation supplémentaires sur ce fascinant système solaire ont permis de mesurer la période de la plus petite et la plus éloignée des 7 exoplanètes qui le composent.

En février 2017, la NASA annonçait, à grand renfort de suspense, la découverte d’un incroyable système solaire. Baptisé « Trappist-1 » du fait du nom du télescope belge à l’origine de sa découverte (et un peu aussi en hommage à la bière), ce système solaire situé à une quarantaine d’années lumière de notre Terre, a tout pour séduire les astronomes.

Autour d’un minuscule soleil à peine plus grand que Jupiter, gravitent 7 planètes d’une masse comparable à celle de la Terre. Et trois d’entre elles se trouvent dans la zone « habitable » autour de leur étoile. Mais ce qui fait le principal intérêt de ce système planétaire, c’est surtout le plan dans lequel orbitent ces planètes, dont l’inclinaison nous permet, depuis la Terre, d’observer le transit de chaque planète devant l’étoile.

Ainsi, il est possible d’étudier très facilement la composition d’une éventuelle atmosphère en analysant la lumière qui filtre à travers. Cette configuration rare et très propice à l’observation a donc permis à l’équipe à l’origine de cette découverte de profiter des lumières d’un autre instrument : le télescope spatial Kepler.

Système Trappist-1

Vue d’artiste des différentes exoplanètes qui constituent le système Trappist-1 (Source : NASA/JPL-Caltech).

Et trois mois d’observation supplémentaires dans le spectre visible ont délivré aux astronomes de nouvelles informations à propos de Trappist-1 h, l’exoplanète la plus petite, la plus éloignée de ce mini-soleil, et aussi la plus méconnue. En effet, un seul transit devant l’étoile Trappist-1 avait été jusqu’à présent observé. Les nouvelles observations ont permis de mesurer précisément la période de rotation de cette planète à 18,77 jours… comme l’avait prédit la théorie.

Une autre particularité de ce mini-système solaire lointain ? Les exoplanètes qui le composent orbitent très près de leur étoile et les unes des autres. Et pour cause : l’étoile Trappist-1 et les 7 planètes qui gravitent autour pourrait tenir entre notre soleil et Mercure, la planète la plus proche de notre Soleil.

Du fait de cette proximité, les planètes sont soumises non seulement à la force de gravitation qu’exerce leur étoile mais aussi à celle qu’elles exercent l’une sur l’autre. En conséquence, les astronomes ont observé une mise en « résonance » des orbites les unes avec les autres. Ce qui fait qu’elles se retrouvent périodiquement plus ou moins alignées, comme le montre la vidéo ci-dessus.

« En prolongeant cette chaîne de résonances à la planète h, les chercheurs ont donc fait la prédiction, sur la base de calculs de stabilité, que la planète h devait avoir une période de 18.77 jours » explique le laboratoire d’Astrophysique de Bordeaux. C’est précisément ce qu’a mesuré le télescope, durant les quatre transits de Trappist-1 h observés durant cette période. Ces travaux ont fait l’objet d’une publication dans le magazine Nature Astronomy.

Source : Sciences & Avenir

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, les expositions « Initiation à l’astronomie » et « Promenade spatiale au fil des ondes« , ainsi que la page Astronomie/Physique.

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