Thomas Pesquet redescend sur Terre

Il aura passé près de 200 jours dans l’espace. Vendredi, l’astronaute français Thomas Pesquet quittera la Station spatiale internationale en compagnie du Russe Oleg Novitski pour regagner la Terre, après un séjour à plein régime.

L’astronaute européen et son collègue russe, équipés d’un scaphandre, prendront place dans un vaisseau Soyouz qui se désamarrera vers 10H50 GMT (6h50 heure de Guadeloupe) de l’ISS pour atterrir environ 3h20 plus tard dans les steppes du Kazakhstan. Au total, le premier séjour dans l’espace de Thomas Pesquet, 39 ans, aura été de 196 jours, soit la plus longue durée en continu pour un spationaute français.

Il ne battra pas toutefois – du moins cette fois-ci – le record français de temps cumulé passé dans l’espace détenu par Jean-Pierre Haigneré. Ce dernier totalise 209 jours en deux missions effectuées dans les années 1990.

Jusqu’à présent la mission de Thomas Pesquet, dixième Français à aller dans l’espace, s’est déroulée comme sur des roulettes. L’astronaute a pu réaliser deux sorties dans l’espace qui se sont parfaitement passées. Il a également enchaîné de nombreuses expériences scientifiques prévues dans son programme.

Thomas Pesquet ISS

Thomas Pesquet dans la station spatiale internationale (ISS)

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Découverte d’un curieux pliosaure, terreur de la Volga du Crétacé

En Russie, le crâne d’un grand animal datant du Crétacé est celui d’un petit pliosaure. Avec son long rostre, il ressemble à un dauphin d’eau douce, et c’est bien là qu’il vivait il y a 130 millions d’années. Ce « maître de l’esprit de la Volga », comme l’ont baptisé ses découvreurs, est un exemple de convergence évolutive. Lui et ses cousins ont disparu bien avant les dinosaures.

Les plésiosaures, ces grands tétrapodes marins à quatre larges nageoires, hantaient les océans à l’époque où les dinosaures régnaient sur les terres émergées. Les plus grands dépassaient les dix mètres et beaucoup avaient un cou immense (qui n’a pas manqué d’inspirer les adorateurs du monstre du loch Ness). Parmi les plésiosaures, certains, les pliosaures, avaient au contraire un cou plutôt court et surtout un énorme crâne, jusqu’à deux mètres, agrémenté d’une mâchoire armée de dents souvent géantes. Elles auraient fait pâlir de jalousie le célèbre T-rex s’il n’avait pas vécu bien plus tard, au Crétacé, contrairement à ce que peut laisser croire Jurassic Park.

Les pliosaures, eux, ont eu en effet leurs heures de gloire au Jurassique et semblaient même n’avoir jamais atteint le Crétacé, quand le supercontinent Pangée finissait de se découper en grands morceaux et que le climat se refroidissait sévèrement. Pourtant, en 2008, une équipe présentait « Predator X », ensuite officiellement baptisé Pliosaurus funkei et âgé de seulement 147 millions d’années, ce qui le situe à la fin du Jurassique. Avec ses 12 m et ses dents de 30 cm, il devait faire bonne figure dans les océans de l’époque.

Luskhan itilensis

Une représentation possible du pliosaure Luskhan itilensis qui vivait dans les eaux douces, au Crétacé (Source : Andrey Atochin).

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Au Chili, démarre la construction du plus grand télescope du monde

La présidente chilienne Michelle Bachelet a lancé vendredi 26 mai 2017 la construction du plus grand télescope du monde, dans le nord du pays, capable de capter des images en direct de planètes hors du système solaire.

Les vents puissants soufflant sur le site, à 3.000 mètres d’altitude dans le désert d’Atacama, ont empêché la présidente de poser symboliquement la première pierre de l’European Extremely Large Telescope (E-ELT), le télescope géant européen, dont le chantier a démarré vendredi 26 mai 2017. Il sera construit par l’Observatoire européen austral (ESO) et devrait être opérationnel dès 2024.

Bénéficiant d’un ciel totalement dégagé une grande partie de l’année, dans un air sec et froid, le nord du Chili abrite déjà les plus importants télescopes au monde, espérant concentrer 70% de l’infrastructure astronomique mondiale d’ici 2020. Ce « saut géant de capacité est aussi grand que celui qu’a expérimenté Galilée quand il a regardé le ciel nocturne avec un petit télescope », a affirmé le directeur général de l’ESO, Tim de Zeeuw. « Il est d’ailleurs possible que l’ELT trouve des preuves de vie ailleurs », a-t-il ajouté.

E-ELT

Avec son miroir de 39 m de diamètre, l’E-ELT sera le plus grand télescope au monde à l’horizon 2024 (Source : ESO).

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Le niveau de la mer monte plus vite que prévu

Avant 1990, les scientifiques ne disposaient pas encore des satellites altimétriques et les mesures de la vitesse moyenne d’accroissement du niveau de la mer étaient donc moins précises qu’aujourd’hui. Une étude suggère que cette hausse aurait été surestimée à cette époque. Résultat : le niveau des mers pourrait avoir crû plus rapidement que prévu depuis les années 1990.

Une équipe de chercheurs européens s’est intéressée à la vitesse de l’accroissement du niveau des mers entre 1902 et 1990. Selon les résultats de l’étude, cette vitesse aurait été moins élevée que ce que suggéraient jusqu’alors les modèles. Preuve pour les chercheurs que depuis environ 30 ans, les niveaux des océans montent encore plus rapidement que prévu.

Rappelons qu’avant 1990, les chercheurs évaluaient le niveau de la mer à l’aide de marégraphes. Les mesures étaient alors sujettes à caution, compte tenu des différents facteurs (élévation ou affaissement des terres, vents, etc.) susceptibles de les impacter. Depuis le début des années 1990, les satellites altimétriques réalisent des mesures remarquablement précises.

Montée niveau mer Lire la suite