Une station spatiale autour de la Lune ? Ce que ça changerait

La NASA songe à une mini-station en orbite lunaire comme étape dans son chemin vers Mars. Le début d’une « ISS lunaire » dans les années 2020 ?

Un jour, pas si lointain, la station spatiale internationale sera mise à la retraite. Normalement son utilisation aurait dû être stoppée en 2020, mais les agences spatiales partenaires, dont la NASA, l’ESA (Europe) et Roscosmos (Russie) ont récemment décidé de financer sa prolongation jusqu’en 2024. Et après ?

Occupée sans discontinuer depuis près de 17 ans, sa technologie n’est plus très récente. Imaginez que vous utilisiez toujours le téléphone ou l’ordinateur que vous aviez en l’an 2000 ou que vous conduisiez toujours une automobile de 1998 et vous comprendrez une partie du problème. Ajoutez à cela un milieu hostile (radiations solaires, micro-météorites…) et cela explique pourquoi l’on a parfois besoin d’effectuer des sorties d’urgence pour réparer un élément. Mais cela ne va pas durer indéfiniment.

Comment va-t-on la remplacer ? On pourrait bien sûr en construire une autre. Les Chinois ont leur propre station en projet pour 2022. Les Russes et les Américains échangent toujours sur la possibilité d’une nouvelle station en orbite terrestre. Mais d’autres options sont ouvertes… dont celle d’une station autour de la Lune, évoquée en début d’année par les responsables des cinq agences spatiales impliquées dans la construction de l’actuelle ISS.

ISS Lune

L’ISS passant devant la Lune (Source : NASA)

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Le réchauffement rapide de la Méditerranée fragilise mollusques et coraux

Des changements très rapides dans l’eau de mer de la rade de Villefranche-sur-Mer ont été mis en évidence entre 2007 et 2015. L’augmentation de la température y a été plus rapide que partout ailleurs dans l’océan global et celle de son acidité est aussi l’une des plus élevées jamais mesurées dans le monde. Plusieurs espèces sont affectées, ce qui pourrait altérer la chaîne alimentaire méditerranéenne.

L’océan absorbe environ 25 % des rejets de gaz carbonique (CO2) dus aux activités humaines, ce qui limite le réchauffement climatique. Ce service rendu se fait cependant au prix d’un changement de la chimie de l’eau de mer, notamment une augmentation de son acidité. Il existe cependant moins d’une dizaine de séries temporelles à fréquence élevée permettant de documenter le rythme de l’acidification. Celle du CNRS-INSU (une des 10 stations marines du Service d’observation en milieu littoral, labellisé par le CNRS-INSU depuis 1996) fait de la rade de Villefranche-sur-Mer un site unique pour étudier acidification et réchauffement de la Méditerranée nord-occidentale. Depuis 2007, des prélèvements y sont réalisés à fréquence élevée, toutes les semaines. Les échantillons sont analysés au Service national d’analyse des paramètres du CO2 porté par l’OSU Ecce Terra.

Les résultats ont montré des changements extrêmement rapides. En rythme décennal sur la période 2007-2015, la température des eaux de surface a ainsi augmenté de 0,7 °C, soit beaucoup plus vite que dans l’océan global et côtier. Le pH a diminué de 0,0028 unité par an, soit une augmentation d’acidité de près de 7 %, ce qui correspond à l’un des taux d’acidification les plus élevés relevés jusqu’à présent.

Baie Villafranche-sur-Mer

La baie de Villfranche-sur-Mer

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La mystérieuse étoile disparue est en fait devenue un trou noir

Une étoile qui disparait du jour au lendemain de la voûte céleste cela interpelle forcément les scientifiques, ces derniers ont découvert que l’étoile n’avait pas vraiment disparue, mais s’était transformée en trou noir, sans passer par l’étape de la supernovæ.

Un évènement astronomique unique a sans doute été capté par deux télescopes et si les données se vérifient lors de futurs relevés, l’humanité a peut-être assisté à la naissance d’un trou noir dans des conditions pour le moins insolites, qui laissent toute la communauté scientifique perplexe.

Tout a commencé en 2015 lorsque les chercheurs ont comparé les clichés de deux télescopes (Hubble et Spitzer). Entre les deux clichés, en 2007, on remarque la présence de l’étoile N6946-BH1 située à 22 millions d’années-lumière de la Terre, en revanche en 2015, l’étoile pourtant 25 plus grosse que le soleil a totalement disparu.

Une vraie énigme pour les scientifiques car jusqu’à présent le modèle standard de l’évolution d’une étoile voulait qu’après qu’une étoile se convertisse en géante rouge, cette dernière se contracte à nouveau sur elle-même pour se transformer en naine blanche, puis finit par exploser dans une puissante supernovæ. En fonction de la masse de l’étoile, certaines peuvent ensuite se convertir en trou noir et tout absorber autour de leur champ gravitationnel.

N6946-BH1

Une présentation de la supernova ratée N6946-BH1 (Source : NASA)

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Les laves de la naissance de la Terre pourraient encore couler

Tout comme les continents, les océans et son atmosphère, l’intérieur de la Terre évolue. Pour cette raison, les géologues pensaient que depuis environ 2,5 milliards d’années, certaines laves appelées komatiites n’étaient plus crachées par des volcans. Une équipe vient pourtant d’en trouver, âgées d’environ 90 millions d’années seulement. Une découverte qui suggère qu’elles pourraient encore couler aujourd’hui.

La Terre est une usine chimique qui a engendré une grande variété de roches et bien sûr la vie elle-même. Comme toutes les usines chimiques, c’est aussi une machine thermique et les principes de la thermodynamique imposent donc qu’elle ait une histoire thermique. Celle-ci commence avec un formidable réservoir de chaleur constitué en partie par l’accrétion de la matière lors de sa formation et qui provient également d’un stock d’éléments radioactifs (surtout le potassium, le thorium et l’uranium) donc certains sont dus à l’explosion de Coatlicue, l’étoile mère du Soleil.

Ces éléments continuent à fournir de la chaleur à la Planète bleue mais celle-ci ne s’en refroidit pas moins et nous savons donc que son manteau devait être plus chaud pendant l’Hadéen et aussi, bien sûr, durant l’Archéen, l’éon qui lui a succédé il y a 4 milliards d’années pour prendre fin il y a 2,5 milliards d’années. Les mouvements de convection devaient y être plus intenses pendant ces premiers milliards d’années et cela pose des questions sur la date du démarrage de la tectonique des plaques et surtout sur sa nature. Les chercheurs pensent que les plaques devaient être plus petites, plus nombreuses et animées de mouvements de dérive plus rapides que ceux mesurés avec les continents aujourd’hui.

Ce qui est certain par contre c’est que des laves particulières et plus chaudes coulaient pendant l’Archéen. En se refroidissant, elles ont donné des roches ultramafiques à olivine et pyroxène que l’on appelle des komatiites (du nom de la rivière Komati, en Afrique du Sud, où elles sont bien visibles ce qui a permis leur identification à la fin des années 1960). Elles intéressent non seulement les géologues, car elles sont souvent associées à d’importants gisements de nickel, mais aussi les astrobiologistes. Elles sont identifiées facilement parce qu’elles cristallisent vite en donnant des olivines avec une texture dendriforme caractéristique appelée texture spinifex (les minéraux sont en forme de baguettes).

Fontaine de lave Hawaï

Fontaine de lave à Hawaï.

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