Les astronomes chassent la cinquième force autour de notre trou noir galactique

L’idée d’une cinquième force découle naturellement des travaux cherchant à prolonger la théorie de la relativité générale pour unifier la physique ou pour expliquer l’énergie noire. Si elle existe, elle pourrait suffisamment modifier les mouvements des étoiles proches du trou noir supermassif de la Voie lactée pour être bientôt mise en évidence.

La théorie de la gravitation d’Einstein est désormais centenaire. La découverte de l’expansion de l’Univers, des trous noirs et des ondes gravitationnelles en sont sans doute les conséquences les plus spectaculaires et les plus emblématiques. Elle a aussi conduit au développement des « approximations post-newtoniennes », c’est-à-dire la détermination par le calcul des écarts aux équations de Newton prédits par les équations de la relativité générale lorsque l’espace-temps est courbe mais pas trop, comme au voisinage des planètes et surtout des trous noirs.

Ces travaux ont également servi de base à d’importantes recherches qui, si elles restent bien dans le cadre de théories de la gravitation basées sur l’espace-temps courbe d’Einstein, conduisent à adopter des équations différentes de celles d’Einstein. Toutes les approximations post-newtoniennes de ces théories peuvent être paramétrées et rassemblées sous une même famille de théories. Des tests peuvent alors être imaginés pour départager les concurrentes. Cela peut se faire notamment en comparant aux observations les calculs de la déviation des rayons lumineux au voisinage des astres et aussi en étudiant les pulsars binaires émettant des ondes gravitationnelles.

Le physicien Clifford Will est un des grands maîtres de ce domaine et son article passant en revue les différents tests observationnels de la relativité générale, que l’on peut trouver sur le site de Living reviews in relativity, est un grand classique.

Trou noir

Trou noir (Source : AFP)

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Le système immunitaire des dauphins est riche d’enseignements

L’étude des anticorps des dauphins révèle que certaines espèces sauvages sont atteints d’une maladie encore mal caractérisée.

Les anticorps constituent une des lignes de défense des organismes pour détecter et éliminer les agents pathogènes comme les virus ou les bactéries. Chez l’homme, ils sont aussi recherchés dans les analyses sanguines pour établir le diagnostic de certaines maladies. Chaque anticorps étant spécifique d’un germe donné, la présence dans le sang d’un anticorps contre la grippe, par exemple, signifie que l’organisme a été en contact avec le virus.

Mais pour les 42 espèces de dauphins connues, il n’y pas de tests sanguins similaires car les anticorps de ces derniers n’ont jamais été catalogués. A l’heure où ces cétacés affrontent de nombreuses menaces liées au réchauffement climatiques, aux pollutions et aux nuisances humaines, recenser ces marqueurs constitue une des étapes nécessaires pour dresser le « statut immunitaire » des dauphins et mieux déterminer quelles maladies sont les plus virulentes dans les océans.

Des chercheurs de l’université de Floride et de l’aquarium de Georgie ont donc mené une vaste recherche portant sur des dauphins sauvages et d’autres détenus dans des aquariums pour identifier des anticorps qui ont permis de dresser un premier état de l’immunité de quelques espèces. Ils publient leurs premiers résultats dans la revue BMC Veterinary Research.

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