Le système immunitaire des dauphins est riche d’enseignements

L’étude des anticorps des dauphins révèle que certaines espèces sauvages sont atteints d’une maladie encore mal caractérisée.

Les anticorps constituent une des lignes de défense des organismes pour détecter et éliminer les agents pathogènes comme les virus ou les bactéries. Chez l’homme, ils sont aussi recherchés dans les analyses sanguines pour établir le diagnostic de certaines maladies. Chaque anticorps étant spécifique d’un germe donné, la présence dans le sang d’un anticorps contre la grippe, par exemple, signifie que l’organisme a été en contact avec le virus.

Mais pour les 42 espèces de dauphins connues, il n’y pas de tests sanguins similaires car les anticorps de ces derniers n’ont jamais été catalogués. A l’heure où ces cétacés affrontent de nombreuses menaces liées au réchauffement climatiques, aux pollutions et aux nuisances humaines, recenser ces marqueurs constitue une des étapes nécessaires pour dresser le « statut immunitaire » des dauphins et mieux déterminer quelles maladies sont les plus virulentes dans les océans.

Des chercheurs de l’université de Floride et de l’aquarium de Georgie ont donc mené une vaste recherche portant sur des dauphins sauvages et d’autres détenus dans des aquariums pour identifier des anticorps qui ont permis de dresser un premier état de l’immunité de quelques espèces. Ils publient leurs premiers résultats dans la revue BMC Veterinary Research.

Dauphins

Une avancée qui permet déjà de constater des différences importantes entre dauphins sauvages et captifs : « Lorsque nous avons comparé les échantillons, nous avons pu voir que le profil immunitaire de certains dauphins sauvages était très différent de ceux en captivité » souligne Mayhar Nouri-Shirazi, auteur principal de l’étude. L’organisme de ces derniers semblent réagir à des agressions, des maladies, que ne connaissent pas les dauphins élevés en captivité. Une donnée qui confirme une récente étude indiquant que les dauphins libres sont plus malades que ceux des aquariums.

De nombreuses études suggèrent une corrélation entre les contaminants environnementaux, les troubles immunitaires et la susceptibilité aux maladies chez les dauphins sauvages et d’autres mammifères marins, sans pour autant arriver à des conclusions définitives. Les scientifiques et les vétérinaires avaient besoin d’un moyen de caractériser le statut immunitaire des dauphins pour enquêter et confirmer cette corrélation.

Aujourd’hui, grâce, à cette recherche ils vont disposer d’un nouvel outil pour mener à bien cette tâche. Et la méthode employée pourrait aussi être utilisée pour d’autres mammifères marins.

Source : Sciences & Avenir

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