Troisième vague de détection confirmée pour les ondes gravitationnelles

C’est la troisième fois seulement que des ondes gravitationnelles, infimes ondulations de l’espace-temps, sont décelées. Comme pour leur première détection le 11 février 2016, les interféromètres laser américains LIGO ont été mis à contribution.

Et de trois ! Les ondes gravitationnelles n’en finissent plus de faire vibrer la communauté scientifique : après leur découverte officielle le 11 février 2016 (à partir d’une observation réalisée le 14 septembre 2015), une équipe scientifique internationale a ainsi annoncé jeudi une nouvelle détection de ces fameuses vibrations de l’espace-temps prédites par la théorie de la relativité générale d’Albert Einstein en 1915, et marquent la troisième observation de ce phénomène, cette fois-ci à partir d’observations réalisées le 4 janvier 2017.

Cette nouvelle détection s’ajoute à une seconde observation réalisée le 15 juin 2016. Dans chacun des cas, les ondes gravitationnelles détectées ont été générées par la collision entre deux trous noirs pour en former un plus massif, jusqu’à 62 fois la masse de notre soleil. Cette fois-ci, le trou noir issu était d’environ 49 masses solaires. Les résultats seront publiés dans la revue américaine Physical Review Letters.

Cet événement historique, après 40 ans d’efforts, a ouvert une nouvelle fenêtre en astronomie qui permet de faire avancer la compréhension des mystères du cosmos, relèvent les astrophysiciens. »C’est vraiment remarquable que les humains puissent théoriser et vérifier de tels phénomènes extrêmes survenus il y a des milliards d’années et à des milliards d’années-lumière de la Terre », relève David Shoemaker, astrophysicien au Massachusetts Institute of Technology (MIT) et porte-parole de cette collaboration scientifique.

Collision trous noirs

La collision de deux trous noirs il y a des milliards d’années provoque l’émission d’ondes gravitationnelles encore perceptibles aujourd’hui (Source : SXS).

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Un étrange poisson sans visage pêché dans les abysses, au large de l’Australie

Quelle drôle de créature ! Ce poisson qui semble n’avoir ni yeux, ni bouche ni branchies a été remonté des abysses au large de l’Australie. Il s’agit en réalité d’une redécouverte, plus de 140 ans après sa première rencontre avec l’Homme. Les scientifiques qui sondent, depuis le 15 mai, cet habitat inexploré ont déjà recensé de nombreuses espèces inconnues jusqu’ici. Et aussi beaucoup de déchets.

Sur Terre, de nombreux territoires demeurent encore inexplorés. C’est le cas en particulier des abysses, lesquels représentent tout de même la moitié des fonds océaniques. Là, de mystérieuses créatures comme ce poisson sans visage bravent les conditions extrêmes telles que l’absence de lumière, des températures glaciales et une pression énorme.

Mesurant 40 cm, ce poisson qui pourrait faire penser à un bébé Alien de la saga éponyme est en réalité une redécouverte. La première et dernière fois que l’espèce humaine l’a croisé dans les eaux au large de l’Australie, c’était il y a presque 144 ans, en 1873, lors de l’expédition pionnière du Challenger conduite alors par des Britanniques. Les premières analyses génétiques ont en effet révélé qu’il s’agit d’un Typhlonus nasus ou « brosme sans tête ». Même si cet animal étrange est rarement rencontré, il est plutôt répandu dans les fonds océaniques, de la mer d’Oman au Japon, en passant par l’Indonésie et Hawaï, rapporte le site Mashable.

Typhlonus nasus

L’étrange poisson sans visage (Source : Museums Victoria/CSIRO).

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L’astronaute français Thomas Pesquet de retour sur Terre

Parti pour la Station spatiale internationale (ISS) en novembre 2016, l’astronaute français Thomas Pesquet a fait son retour sur Terre vendredi à bord d’un vaisseau russe Soyouz qui s’est posé à 10h10, heure guadeloupéenne, au Kazakhstan.

D’une durée de 3h30, son périple de retour depuis l’ISS qui orbite à 400 km au-dessus de la Terre, a été suivi en direct par quelque 2.600 passionnés, accueillis pour l’occasion à la Cité de l’espace à Toulouse. Le parc à thème scientifique qui avait fait vivre à 6.000 visiteurs le départ de l’astronaute de l’agence spatiale européenne (ESA) le 17 novembre dernier, a retransmis en direct le retour sur Terre de celui qui a partagé son aventure avec les Français en envoyant très fréquemment des photos de la planète Terre et en dialoguant avec eux par la radio ou la télé.

Au siège du Centre national d’études spatiales (CNES) à Paris, Emmanuel Macron a évoqué cet échange de six mois lors d’une conversation téléphonique avec Thomas Pesquet, qui lui a dit : « Tout s’est bien passé ». « Vous nous avez fait rêver pendant tous ces mois avec vos images, vos tweets », a déclaré le président français. « Depuis que vous êtes parti, il s’est passé pas mal de choses », a-t-il ironisé en faisant allusion notamment à son élection. « On vous fera un brief en rentrant. » « Avec grand plaisir », a répondu Thomas Pesquet.

Au terme d’une mission de 196 jours, avec deux sorties dans l’espace et 127 millions de kilomètres parcourus, Thomas Pesquet et son collègue russe Oleg Novitskiy ont quitté l’ISS vendredi à 6h47 pour s’installer dans le Soyouz MS-03. Le trajet a commencé par le désamarrage du vaisseau russe qui, 6 mn après s’être écarté de la Station spatiale internationale, a pu mettre à feu ses petits moteurs de manœuvre pour s’éloigner davantage.

Retour Thomas Pesquet

Thomas Pesquet est de retour sur Terre (Source : CNES).

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