KELT-9b, l’exoplanète la plus chaude jamais découverte

Les astronomes viennent d’annoncer la découverte d’une nouvelle exoplanète. Située à 650 années-lumière de la Terre, KELT-9b se trouve tellement proche de son étoile que sa température de surface dépasse les 4.300 degrés Celsius.

Ce monde ne ressemble à aucun autre découvert jusqu’ici, il pourrait même pousser à étendre la définition d’une planète. C’est une remarquable découverte que viennent d’annoncer des astronomes : à 650 années-lumière de la Terre dans la constellation du Cygne, ils ont identifié une exoplanète pour le moins insolite.

Nommée KELT-9b, cette exoplanète fait plus de deux fois la taille de Jupiter et est plus chaude que la plupart des étoiles. Du fait de la grande proximité de son astre, KELT-9b affiche en effet une température de surface dépassant les 4.300°C sur sa face exposée, soit à peine 1.000°C de moins que notre Soleil.

« C’est la planète géante gazeuse la plus chaude jamais découverte », a commenté Scott Gaudi, professeur d’astronomie à la Ohio State University et principal auteur de l’étude parue dans la revue Nature. Plus étonnant, KELT-9b est tellement chaude qu’elle pourrait être littéralement vaporisée par son étoile.

KELT-9b

Photo d’illustration l’exoplanète KELT-9b, soufflée par la chaleur de son étoile, KELT 9. (Source : NASA/JPL-Caltech)

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En Antarctique, un iceberg géant est sur le point de se détacher

Une étendue de glace de près de 50 fois la superficie de Paris est sur le point de se détacher de l’Antarctique. L’un des plus grands icebergs jamais enregistrés pourrait alors se retrouver à voguer sur les flots. De quoi rendre plus vulnérable que jamais la barrière de glace de Larsen C.

Jeudi 1er juin2017, par une ironie du sort, alors que Donald Trump annonce le retrait des États-Unis de l’accord de Paris, des chercheurs britanniques de l’université de Swansea révèlent des données satellites montrant un phénomène exceptionnel. La faille gigantesque qui fissure la barrière de glace de Larsen C, à l’ouest de l’Antarctique, s’est allongée de pas moins de 17 kilomètres en seulement 6 jours. Et elle menace désormais de libérer dans l’océan un iceberg géant.

Le pan de glace en effet n’est plus relié au continent que sur 13 petits kilomètres. Si la crevasse continue à progresser à ce rythme, d’un jour à l’autre, c’est un iceberg de plus de 5.000 km2 de superficie — et pas moins de 350 m d’épaisseur — qui se détachera, assurent les scientifiques.

Fracture glacier Larsen C Antarctique

Photo aérienne de la fracture du glacier Larsen C, prise lors d’une mission de la NASA le 10 novembre 2016 (Source : NASA).

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Des « super coraux » sont capables de résister à des eaux acides et chaudes

Une équipe scientifique franco-australienne a découvert dans une zone de Nouvelle-Calédonie où l’eau est acide, chaude et pauvre en oxygène, des coraux capables de résister à cet environnement extrême, ont-ils indiqué mardi.

Les résultats de cette étude, conduite par des chercheurs de l’IRD de Nouméa (Institut de recherche pour le développement) et de l’Université de technologie de Sydney (UTS), viennent d’être publiés dans la revue Scientific Reports du groupe Nature.

Véritable « laboratoire naturel », un chenal marin d’environ 800 mètres, qui s’enfonce dans la mangrove à Bouraké (85 km au nord de Nouméa), a été le terrain des travaux car il possède tous les paramètres d’évolution prévus: acidification, eau plus chaude (+2°) et faible oxygène. « C’est un site magique, très important. Sur ces sujets, on travaille en aquarium, et dans des zones volcaniques en Papouasie Nouvelle-Guinée ou en Méditerranée mais seule l’adaptation des coraux à l’acidification est étudiée », a déclaré à l’AFP Riccardo Rodolfo-Metalpa, biologiste marin à l’IRD.

Barrière corail Nouvelle-Calédonie

La barrière de corail en Nouvelle-Calédonie (Source : AFP).

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Parker Solar Probe, la sonde de la NASA qui va frôler le Soleil

La sonde Solar Probe Plus, rebaptisée Parker Solar Probe, du nom d’un astronome vivant – c’est une première – sera lancée en juillet 2018. Après plus de six ans de voyage, et en utilisant Vénus pour s’accélérer, elle s’installera sur une orbite très elliptique autour du Soleil. En 2024, elle s’en approchera à seulement 6,2 millions de kilomètres. Les enjeux scientifiques sont importants pour mieux comprendre notre étoile et ses colères.

En 2018, la NASA lancera une sonde, initialement nommée Solar Probe Plus, qui plongera dans l’atmosphère du Soleil pour mieux comprendre sa dynamique et l’origine des vents solaires touchant la Terre et les autres planètes. Le vaisseau vient de recevoir son nom de baptême : Parker Solar Probe. Il sera le premier engin à s’approcher autant de notre étoile, à 6,2 millions de kilomètres seulement, soit sept fois plus près que la sonde Helios 2, en 1976, qui était restée à 43,4 millions de kilomètres.

« Cette mission permettra de répondre à des questions très simples comme celle de savoir pourquoi la couronne solaire est plus chaude que la surface du soleil, ce qui défie les lois de la nature », résume Nicola Fox, la responsable scientifique de la mission au Laboratoire de physique appliquée de l’université Johns Hopkins, dans le Maryland. Par endroit, en effet, la couronne solaire peut atteindre deux millions de degrés, tandis que la température à la surface de notre étoile ne dépasse pas 5.800 degrés.

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