En Antarctique, un iceberg géant est sur le point de se détacher

Une étendue de glace de près de 50 fois la superficie de Paris est sur le point de se détacher de l’Antarctique. L’un des plus grands icebergs jamais enregistrés pourrait alors se retrouver à voguer sur les flots. De quoi rendre plus vulnérable que jamais la barrière de glace de Larsen C.

Jeudi 1er juin2017, par une ironie du sort, alors que Donald Trump annonce le retrait des États-Unis de l’accord de Paris, des chercheurs britanniques de l’université de Swansea révèlent des données satellites montrant un phénomène exceptionnel. La faille gigantesque qui fissure la barrière de glace de Larsen C, à l’ouest de l’Antarctique, s’est allongée de pas moins de 17 kilomètres en seulement 6 jours. Et elle menace désormais de libérer dans l’océan un iceberg géant.

Le pan de glace en effet n’est plus relié au continent que sur 13 petits kilomètres. Si la crevasse continue à progresser à ce rythme, d’un jour à l’autre, c’est un iceberg de plus de 5.000 km2 de superficie — et pas moins de 350 m d’épaisseur — qui se détachera, assurent les scientifiques.

Fracture glacier Larsen C Antarctique

Photo aérienne de la fracture du glacier Larsen C, prise lors d’une mission de la NASA le 10 novembre 2016 (Source : NASA).

Rappelons qu’une barrière de glace — encore appelée plateforme glaciaire — comme celle de Larsen C est une épaisse étendue de glace flottant sur l’eau. Elle se forme lorsqu’un glacier rejoint la côte et poursuit son extension sur la mer. Et celle de larsen C est la plus septentrionale de l’Antarctique. Émettre un iceberg de cette taille, reviendrait à lui faire perdre un dixième de sa superficie totale.

Faille Larsen C 31/05/2017

Illustration montrant l’évolution de la faille qui fissure la barrière de glace de Larsen C. Au 31 mai 2017, seuls 13 kilomètres la séparaient de l’océan. (Source : University of Swansea)

En soi, toutefois, pas de quoi menacer le niveau des eaux. Car la glace en question reste accrochée, pour l’instant, au continent. Mais l’énorme barrière de glace de Larsen C retient, quelque sorte, les glaciers du nord de l’Antarctique. Sans elle, et après la désintégration des plaques Larsen A et B, expliquent les chercheurs, la couverture de glace sera moins stable. Si elle venait à disparaître, ces glaciers se retrouveraient exposés à l’océan. Et le monde risquerait alors une montée des eaux de pas moins de 10 centimètres !

Source : Futura-Sciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, la page Risques majeurs.

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