Séisme au Guatemala : au moins deux morts

Un séisme de magnitude 6,9 a frappé tôt mercredi l’ouest du Guatemala et a été ressenti aussi dans le sud du Mexique, faisant au moins deux morts, a-t-on appris de source officielle.

La secousse a été observée à 01h29 locale (07h29 GMT) et son épicentre se situait à environ 156 km à l’ouest de Guatemala City, dans le département de San Marcos, a indiqué l’Institut de sismologie du Guatemala. Il avait d’abord fait état d’une magnitude de 6,6, avant d’annoncer dans un nouveau bulletin qu’elle était de 6,9. La secousse a été ressentie dans la majorité des régions du Guatemala, dont la capitale, selon les autorités.

Un homme d’environ 40 ans est mort de ses blessures après avoir été enseveli sous les débris d’une vieille église qui s’est effondrée dans le village de San Sebastian (sud-ouest), a annoncé le porte-parole de la Coordination nationale de lutte contre les catastrophes naturelles (Conred), Julio Sanchez. Une femme aurait quant à elle succombé à un infarctus dans la ville frontalière de Malacatan, a-t-il ajouté, faisant également état de « dégâts modérés subis par des habitations dans le sud-ouest ». Les services de protection civile de l’Etat mexicain du Chiapas ont indiqué qu’une femme avait été blessée en tombant et se trouvait dans un état stable.

Séisme Guatemala 14/06/2017

Un séisme de magnitude 6,9 a frappé le Guatemala le 14 juin 2017 (Source : AFP)

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Une simulation virtuelle de 25 milliards de galaxies pour vérifier les lois de la physique

Des chercheurs suisses ont réalisé la plus vaste simulation astrophysique de l’Univers sur supercalculateur, en incorporant à leur modèle la broutille de 25 milliards de galaxies. De quoi répondre d’ici 2020 à des questions fondamentales sur la composition du cosmos.

Faire tenir 25 milliards de galaxies (soit la bagatelle de 3 billions – 3.1012 !- de particules) en une simulation numérique : c’est l’exploit réalisé par une équipe de chercheurs de l’université de Zurich, en Suisse, sur un super-calculateur doté de 5.000 processeurs graphiques (GPU) en parallèle. Au-delà de la prouesse informatique, cette entreprise colossale permettra de mieux comprendre la formation de notre univers et notamment les phénomènes intervenant dans la dynamique de la matière noire et surtout de l’énergie noire, cette entité invisible qui constituerait 68% d’énergie de l’Univers. De ces simulations dépendra le calibrage du satellite Euclid, dont la mission est de comprendre l’origine de l’accélération de l’expansion de l’univers, rien de moins. Leur travail a été publié dans la revue spécialisée Computational Astrophysics and Cosmology.

L’image ci-dessous, extraite de la simulation, représente en fait la distribution spatiale actuelle de matière noire, autrement dit, les creux et les pleins de l’Univers. C’est ce que les spécialistes appellent la « toile d’araignée cosmique » (cosmic web). Son évolution a pu être modélisée à partir de la théorie de la gravitation énoncée par Einstein (la fameuse relativité générale)…. et surtout grâce au rayonnement cosmologique de fond mesuré grâce au satellite Planck, lancé en 2009. « Le rayonnement fossile a fourni les conditions initiales de notre simulation », explique le professeur Romain Teyssier, co-auteur de l’étude.

Toile d'araignée cosmique

Circonvolution cérébrale ? Morceau d’éponge ? Rien de tout cela : cette image a été générée à partir d’une vaste simulation de notre univers réalisée sur un supercalculateur. (Source : J. Stadel/UZH)

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Une nouvelle forme de carbone aux propriétés uniques

Une équipe internationale de chercheurs a mis au point une nouvelle forme de carbone aux propriétés uniques. Celui-ci est ultraléger, ultrarésistant, élastique et conducteur d’électricité. De quoi imaginer des applications dans de nombreux secteurs, de l’aérospatiale au militaire.

Soumettre du carbone vitreux à des pressions extrêmes, à température ambiante comme à température élevée, pour créer de nouvelles combinaisons de liaisons entre les atomes : l’idée n’est pas nouvelle. Mais elle n’avait jusqu’alors pas donné entière satisfaction. Aujourd’hui, une équipe de chercheurs de l’université de Yanshan (Chine) et de l’université de Carnegie (États-Unis) rapporte avoir ainsi mis au point une nouvelle forme de carbone.

Rappelons que le carbone vitreux constitue une forme allotropique du carbone. Il n’a pas de structure cristalline, un peu comme c’est le cas du verre, d’où sa désignation. C’est précisément ce type de carbone que notre équipe internationale a porté à un peu moins de 1.000 °C et à quelque 250.000 fois la pression atmosphérique.

Nouvelle forme de carbone

Comprimé, le carbone vitreux s’arrange pour présenter des liaisons type diamant (en rouge) qui unissent des feuilles de graphène (en noir) courbées, bouclées ou réticulées (Source : Université de Carnegie).

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