La huitième merveille du monde serait enfouie sous les cendres d’un volcan néozélandais

En Nouvelle-Zélande, deux chercheurs affirment pouvoir dégager les « terrasses roses et blanches » de l’île du Nord, un site célèbre au dix-neuvième siècle, considéré comme une merveille du monde mais qui a disparu après une éruption volcanique.

Deux scientifiques, indépendants et passionnés, mènent depuis plusieurs années des recherches pour retrouver les magnifiques terrasses roses et blanches du lac Rotomahana, sur l’île du Nord, en Nouvelle-Zélande. Célèbres à la fin du dix-neuvième siècle parmi les riches touristes européens, ces formations, distantes de 800 m et engendrées par une source hydrothermale, étaient appelées par les habitants Maori, Te Otukapuarangi (« la Fontaine du ciel nuageux ») et Te Tarata (« la Roche tatouée », selon ces chercheurs), pour, respectivement, les sites des terrasses roses et blanches.

Formées par la précipitation des minéraux contenus dans l’eau ruisselante, elles offraient une cascade de piscines chauffées, descendant jusqu’à une quarantaine de mètres de la rive du lac. Le spectacle, apparemment superbe, devait ressembler à celui de Pamukkale (« château de coton »), en Turquie, et constitué de concrétions calcaires, ou travertins. Les terrasses néozélandaises, elles, étaient siliceuses et enrichies en minéraux un peu différents, qui teintaient l’un des sites en rose et produisaient dans l’autre un blanc immaculé. La naissance de ces structures n’est cependant peut-être pas totalement élucidée puisque l’on sait depuis quelque temps que des micro-organismes thermophiles peuvent contribuer à la formation des travertins.

Terrasses disparues Nouvelle-Zélande

Les terrasses roses peintes par Charles Blomfield en 1886.

Lire la suite

Publicités

Les projets de barrages sur l’Amazone dévasteraient l’environnement

Construire les 428 barrages hydro-électriques projetés dans le bassin amazonien — trois fois plus que le nombre actuel – serait dévastateur pour l’environnement, prévient une étude parue dans la revue scientifique Nature.

« Nous devons changer la façon dont les gens considèrent cette question », dit Edgardo Latrubesse, professeur à l’Université du Texas (à Austin), dont l’équipe a produit un « index de vulnérabilité environnementale » de ces différents projets. « Nous détruisons massivement nos ressources naturelles, et il faut trouver rapidement des alternatives pour un développement durable », souligne-t-il.

Ce réseau de rivières, affluents du fleuve Amazone, est le plus étendu au monde. Il vient alimenter la principale concentration de biodiversité de la planète, qui serait ainsi privée de nutriments si toutes ces retenues étaient construites. Érosion, pollutions, sédiments emprisonnés… deux énormes barrages récemment édifiés sur la rivière Madeira, très riche en poissons, obtiennent par exemple des scores alarmants sur cet index. Or 25 retenues supplémentaires sont encore prévues en amont de cette seule rivière.

Barrage Itaipu

Centrale hydroélectrique binationale d’Itaipu, à la frontière entre le Brésil et le Paraguay.

Lire la suite

Jupiter est la plus vieille planète du Système solaire

Non seulement Jupiter est la plus grosse planète du Système solaire, mais elle est aussi la plus âgée. Les astronomes s’en doutaient, mais cette fois, une étude parvient à mieux préciser la période où elle est née. Comment ont-ils fait ? Ils ont interrogé des météorites…

Jupiter, que tout le monde connaît comme la planète la plus grande et la plus massive du Système solaire, fut aussi le premier-né d’une fratrie comptant au total huit planètes connues (peut-être neuf, si l’hypothétique Planète X existe…). Les astronomes, à travers leurs modélisations de l’aube du Soleil et de tout ce qui l’entoure, s’en doutaient depuis quelque temps, mais, à présent, une étude publiée dans les Pnas (Proceedings of the National Academy of Sciences) vient renforcer l’hypothèse que Jupiter a bien été la toute première à s’être formée.

Déterminer l’âge exact de Jupiter n’est pas une tâche simple. En effet, personne ne dispose d’échantillons de la géante, son noyau étant enveloppé d’épaisses couches de gaz qui la rendent impénétrable. Il faut donc aux chercheurs trouver d’autres moyens pour connaître sa date de naissance.

Pour inférer l’âge de la planète, l’équipe, réunissant des astrophysiciens du Lawrence Livermore National Laboratory et de l’Institut für Planetologie de l’université de Münsterin en Allemagne, a regardé des météorites. En particulier celles dites ferreuses, échouées sur Terre. Il s’agit de fragments d’astéroïdes qui se sont probablement formés plus loin du Soleil qu’ils ne le sont aujourd’hui. En étudiant leurs « signatures isotopiques », celle du tungstène et du molybdène, ils ont ainsi pu établir qu’elles proviennent de deux familles différentes, en somme de deux réservoirs distincts dans le disque de gaz qui entourait le jeune Soleil.

Jupiter Cassini

La planète Jupiter photographiée par la sonde Cassini. L’ombre portée sur la géante par l’une de ses lunes est visible en bas à gauche (Source : NASA).

Lire la suite