La huitième merveille du monde serait enfouie sous les cendres d’un volcan néozélandais

En Nouvelle-Zélande, deux chercheurs affirment pouvoir dégager les « terrasses roses et blanches » de l’île du Nord, un site célèbre au dix-neuvième siècle, considéré comme une merveille du monde mais qui a disparu après une éruption volcanique.

Deux scientifiques, indépendants et passionnés, mènent depuis plusieurs années des recherches pour retrouver les magnifiques terrasses roses et blanches du lac Rotomahana, sur l’île du Nord, en Nouvelle-Zélande. Célèbres à la fin du dix-neuvième siècle parmi les riches touristes européens, ces formations, distantes de 800 m et engendrées par une source hydrothermale, étaient appelées par les habitants Maori, Te Otukapuarangi (« la Fontaine du ciel nuageux ») et Te Tarata (« la Roche tatouée », selon ces chercheurs), pour, respectivement, les sites des terrasses roses et blanches.

Formées par la précipitation des minéraux contenus dans l’eau ruisselante, elles offraient une cascade de piscines chauffées, descendant jusqu’à une quarantaine de mètres de la rive du lac. Le spectacle, apparemment superbe, devait ressembler à celui de Pamukkale (« château de coton »), en Turquie, et constitué de concrétions calcaires, ou travertins. Les terrasses néozélandaises, elles, étaient siliceuses et enrichies en minéraux un peu différents, qui teintaient l’un des sites en rose et produisaient dans l’autre un blanc immaculé. La naissance de ces structures n’est cependant peut-être pas totalement élucidée puisque l’on sait depuis quelque temps que des micro-organismes thermophiles peuvent contribuer à la formation des travertins.

Terrasses disparues Nouvelle-Zélande

Les terrasses roses peintes par Charles Blomfield en 1886.

Mais le 10 juin 1886, le volcan Tarawera, à cinq kilomètres de là, entra en éruption. Un village entier fut détruit et le relief de la vallée profondément modifié. Les terrasses disparurent, sous les eaux du lac aux rives modifiées ou bien ensevelies sous les cendres. Elles pourraient même, surtout, avoir été entièrement détruites. Rex Bunn et Sascha Nolden ne veulent pas croire à cette fatalité et espèrent les retrouver. Avec optimisme, ils ont repris la cartographie des lieux réalisée en 1859 par Ferdinand von Hochstetter, géologue germano-autrichien, lors de l’expédition de la Novara, une frégate autrichienne qui fit le tour du monde entre 1857 et 1859.

Selon eux, qui ont été interrogés par The Guardian et qui ont publié leur travail dans le Journal of the Royal Society of New Zealand, ces terrasses seraient accessibles. Leurs repérages indiqueraient qu’elles sont enfouies sous les berges du lac, « à 10 ou 15 m de profondeur ». Il ne reste plus qu’à creuser. Pour cela, il faut plus qu’une pelle et les auteurs-explorateurs attendent les dons. Ils espèrent récolter environ 45.000 euros. La tâche, toutefois, sera rude pour dégager quelques terrasses et leur rendre leur teinte et splendeur originelle…

Source : Futura-Sciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, l’exposition « Le volcanisme« , ainsi qu la page Risques majeurs.

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