Récifs coralliens : signes de répit dans l’épisode de blanchissement

Le blanchissement des récifs coralliens dans le monde paraît s’atténuer après un épisode de trois ans, le plus long depuis les années 1980, a indiqué lundi l’Agence américaine des océans et de l’atmosphère (NOAA).

Des prévisions de la National Oceanic et Atmospheric Administration montrent que le blanchissement ne se produit plus dans les trois bassins océaniques Atlantique, Pacifique et Indien, ce qui suggère probablement la fin de ce phénomène destructeur d’un écosystème marin fragile et vital. Les scientifiques vont surveiller étroitement les températures à la surface des océans et le blanchissement des coraux au cours des six prochains mois pour confirmer la fin de cet événement dont la NOAA avait déclaré le début en 2015. Les prévisions de blanchissement établies par l’agence sur les quatre prochains mois montrent certains risques pour les récifs coralliens à Hawaï, en Floride et dans les Caraïbes à la fin de l’été.

Depuis 2015, tous les récifs coralliens tropicaux autour du globe ont connu une température de l’eau au-dessus de la normale et plus de 70% ont subi ce réchauffement pendant assez longtemps pour subir un blanchissement. « Ce blanchissement au niveau planétaire a été le plus sévère, le plus long et le plus étendu et peut-être le plus dévastateur jamais observé », a relevé Mark Eakin, le coordinateur de la Nasa chargé de la surveillance de ces écosystèmes.

Ce phénomène se produit quand les coraux, stressés par l’augmentation de la température, expulsent les algues microscopiques avec lesquelles ils vivent en symbiose, les zooxanthelles. Elles fournissent aux coraux leur nourriture et donnent leurs couleurs à leur squelette calcaire. Si les zooxanthelles ne retournent pas dans le tissu corallien, le corail meurt.

Blanchissement coraux Sydney

Le blanchissement, provoqué par la hausse de la température de l’eau, est un phénomène de dépérissement des coraux qui se traduit par une décoloration (Source : AFP).

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La NASA annonce la découverte de dix exoplanètes potentiellement habitables

Ces planètes font partie de 219 nouvelles exoplanètes découvertes par Kepler. D’une taille proche de la Terre, elles sont situées dans la zone habitable de leurs étoiles.

Les planètes jumelles de la Terre semblent de moins en moins rares dans la Voie Lactée. Le télescope spatial Kepler de la NASA a découvert dix nouvelles exoplanètes, d’une taille proche de celle de la Terre, situées dans la zone habitable de leurs étoiles, à une distance où l’eau pourrait exister à l’état liquide et permettre la vie. Ces nouvelles découvertes dévoilées lundi 19 juin font suite à plusieurs annonces similaires récentes.

« Ce qui est excitant à propos de ces découvertes aujourd’hui, est d’avoir pu compter le nombre de planètes similaires à la Terre dans cette partie du ciel », a expliqué lors d’une conférence de presse Susan Thompson, une des scientifiques de l’équipe Kepler et de l’Institut SETI dédié à la recherche d’une intelligence extra-terrestre. « Avec ces données nous allons pouvoir déterminer la fréquence de ces planètes et s’il est possible de trouver d’autres endroits dans la galaxie où il serait possible de vivre », a-t-elle ajouté, lors d’un point de presse en marge de la conférence « K2 science » qui se tient cette semaine au centre de recherche Ames de la NASA en Californie.

« Ce catalogue minutieux établi avec Kepler est le fondement scientifique qui permettra de répondre directement à l’une des questions les plus brûlantes en astronomie consistant à déterminer le nombre de planètes sœurs de la Terre dans la Voie Lactée », a souligné la scientifique. Ces planètes font partie de 219 nouvelles exoplanètes découvertes par Kepler. Au total, depuis le début de sa mission, 4034 exoplanètes ont été détectées par Kepler dont 2335 ont été confirmées par d’autres télescopes. Une cinquantaine de ces planètes, situées hors de notre système solaire, sont d’une taille approchant celle de la Terre et en orbite dans une zone habitable.

Kepler-62f

Illustration de Kepler-62f, une planète 1,4 fois plus grosse que la Terre, qui, sous certaines conditions, pourrait bien être habitable. (Source : NASA/Ames/JPL-Caltech/T. Pyle)

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