La NASA annonce la découverte de dix exoplanètes potentiellement habitables

Ces planètes font partie de 219 nouvelles exoplanètes découvertes par Kepler. D’une taille proche de la Terre, elles sont situées dans la zone habitable de leurs étoiles.

Les planètes jumelles de la Terre semblent de moins en moins rares dans la Voie Lactée. Le télescope spatial Kepler de la NASA a découvert dix nouvelles exoplanètes, d’une taille proche de celle de la Terre, situées dans la zone habitable de leurs étoiles, à une distance où l’eau pourrait exister à l’état liquide et permettre la vie. Ces nouvelles découvertes dévoilées lundi 19 juin font suite à plusieurs annonces similaires récentes.

« Ce qui est excitant à propos de ces découvertes aujourd’hui, est d’avoir pu compter le nombre de planètes similaires à la Terre dans cette partie du ciel », a expliqué lors d’une conférence de presse Susan Thompson, une des scientifiques de l’équipe Kepler et de l’Institut SETI dédié à la recherche d’une intelligence extra-terrestre. « Avec ces données nous allons pouvoir déterminer la fréquence de ces planètes et s’il est possible de trouver d’autres endroits dans la galaxie où il serait possible de vivre », a-t-elle ajouté, lors d’un point de presse en marge de la conférence « K2 science » qui se tient cette semaine au centre de recherche Ames de la NASA en Californie.

« Ce catalogue minutieux établi avec Kepler est le fondement scientifique qui permettra de répondre directement à l’une des questions les plus brûlantes en astronomie consistant à déterminer le nombre de planètes sœurs de la Terre dans la Voie Lactée », a souligné la scientifique. Ces planètes font partie de 219 nouvelles exoplanètes découvertes par Kepler. Au total, depuis le début de sa mission, 4034 exoplanètes ont été détectées par Kepler dont 2335 ont été confirmées par d’autres télescopes. Une cinquantaine de ces planètes, situées hors de notre système solaire, sont d’une taille approchant celle de la Terre et en orbite dans une zone habitable.

Kepler-62f

Illustration de Kepler-62f, une planète 1,4 fois plus grosse que la Terre, qui, sous certaines conditions, pourrait bien être habitable. (Source : NASA/Ames/JPL-Caltech/T. Pyle)

Sur cette cinquantaine de planètes potentiellement sœurs de la Terre plus d’une trentaine ont été confirmées par d’autres observations. En février des astronomes avaient annoncé la découverte avec un autre télescope spatial américain, Spitzer, de sept planètes rocheuses d’une taille comparable à la Terre en orbite autour d’une seule étoile Trappist-1, une première. Trois de ces planètes se situent dans la zone habitable de leur étoile. Avec ces dernières découvertes de Kepler, la NASA publie la dernière version la plus complète et la plus détaillée du catalogue des exoplanètes dénichées à partir des données recueillies pendant quatre ans d’observations de ce télescope.

Kepler a été lancé en 2009 mais sa mission initiale s’est achevée en 2013 en raison d’une panne de ses gyroscopes. Le télescope a scruté 150 000 étoiles dans la constellation du Cygne et a été de loin le plus fructueux. Il détecte des planètes quand elles passent devant leur étoile dont elles estompent momentanément la lumière. Cela permet entre autres d’en déduire leur taille, leur masse et leur orbite.

Ces astronomes ont constaté qu’il existait deux groupes distincts de petites planètes, les unes rocheuses de taille terrestre et les autres gazeuses; d’une taille inférieur à Neptune. Ils ont trouvé très peu de planètes entre ces deux catégories. Pour des raisons que les scientifiques n’expliquent pas, la moitié de ces planètes gazeuses utilisent de petites quantités d’hydrogène et l’hélium pour accroître fortement leur taille et se rapprocher de celle de la catégorie de Neptune, dix-sept fois plus grande que la Terre.

Le catalogue définitif de Kepler servira de fondation à d’autres recherches pour déterminer la fréquence des différentes catégories de planètes dans la galaxie. « Comprendre leur fréquence dans la Voie Lactée aidera à concevoir les futures missions de la NASA pour trouver une autre Terre », a souligné Mario Perez, de la division d’Astrophysique de l’agence spatiale, responsable scientifique de la mission Kepler.

Source : L’Express/AFP

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, les expositions « Promenade spatiale au fil des ondes » et « La recherche de la vie dans l’Univers« , ainsi que la page Astronomie/Physique.

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