Cambodge : découverte d’œufs de crocodiles en voie d’extinction

Un nid contenant 19 œufs d’une espèce de crocodile en voie d’extinction a été découvert récemment dans le sud-ouest du Cambodge, où ils sont victimes des braconniers.

Les crocodiles siamois étaient autrefois omniprésents en Asie du Sud-Est mais leur nombre a drastiquement chuté à cause de la chasse et de la destruction de leur habitat naturel. Ils figurent actuellement sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) pour les espèces menacées.

« Pour éviter toute menace, nous avons déplacé les œufs dans un endroit sûr avant l’éclosion », a expliqué In Hul de l’administration des pêches du Cambodge dans un communiqué. Après l’éclosion des œufs, les crocodiles bébé seront élevés dans un centre de conservation jusqu’à ce qu’ils soient suffisamment mûrs pour être libérés dans la nature, a déclaré Eng Mengey de l’ONG Wildlife Conservation Society (WCS).

Oeufs crocodiles Cambodge

Photo fournie par l’ONG Wildlife Conservation Societé le 8 mai 2017 montrant un chercheur découvrant un nid avec 19 œufs de crocodiles près de Koh Kong, au Cambodge (Source : WCS/AFP)

Lire la suite

Publicités

Hubble découvre une galaxie morte trop tôt et qui défie l’astrophysique

Les galaxies en forme de disque sont connues pour être des lieux de formation d’étoiles au contraire des galaxies elliptiques dominées par une population d’étoiles âgées et dont les réserves de gaz sont épuisées. Pourtant, au grand étonnement des astronomes, une jeune galaxie en forme de disque a un contenu similaire à celui d’une vieille galaxie elliptique. Une observation réalisée par Hubble qui ne cadre pas avec les modèles astrophysiques classiques de l’évolution des galaxies.

Il y a un peu moins d’un siècle, Edwin Hubble et quelques-uns de ses collègues nous ont ouvert les portes d’un nouveau territoire, celui du royaume des nébuleuses. Nous avons fait des progrès très significatifs dans son exploration mais force est de constater que le monde des galaxies et des amas de galaxies contient encore bien des zones d’ombres. À commencer par celles qui sont du ressort des énigmes de la matière noire et de l’énergie noire.

Hubble avait en son temps proposé une classification des galaxies. Certains, mais pas lui, y voyaient les indices d’une évolution de ces structures cosmiques qui peuvent contenir des milliards d’étoiles. En gros, trois grands types pouvaient être distingués : celles en forme de disque (qui peuvent contenir ou non des bras spiraux et qui sont lenticulaires ou spirales), les elliptiques et les irrégulières.

Les astronomes ont d’abord cru que les galaxies débutaient leur vie sous forme elliptique pour ensuite devenir des spirales. Mais au fur et à mesure que leurs caractéristiques ont été mieux comprises et que les images de ces astres sont devenues plus nombreuses et mieux résolues, cette interprétation a été renversée.

Voie lactée & MACS2129-1

Sur cette vue d’artiste, la Voie lactée est comparée à MACS2129-1 qui, bien que deux fois plus petite, contiendrait trois fois plus de masse. Étrangement, MACS2129-1 n’est plus un lieu de formation de jeunes étoiles bleues. (Source : NASA/ESA)

Lire la suite

Algues vertes en Côtes-d’Armor : plages fermées, nouvelles zones à risque

Plusieurs plages des Côtes-d’Armor étaient fermées jeudi en raison de la prolifération des algues vertes, alors qu’au même moment, la préfecture publiait un nouvel inventaire des vasières et zones à risques sur une soixantaine de communes dans le département.

A Hillion, une commune proche de Saint-Brieuc, quatre plages sur six étaient fermées jeudi matin, a constaté un correspondant de l’AFP. Ces décisions ont été prises par arrêté municipal : deux plages ont été fermées dès vendredi, les deux autres mercredi.

Contrairement à des communes costarmoricaines comme Saint-Quay-Portrieux ou Saint-Cast-le-Guildo, Hillion n’est pas à proprement parler une station balnéaire, mais ses plages font partie de la réserve naturelle de la Baie de Saint-Brieuc. Selon le maire d’Hillion, Mickaël Cosson, ces fermetures n’ont rien d’exceptionnel et « arrivent tout au long de l’année » pour permettre le ramassage des algues.

« Fermeture provisoire pour risque sanitaire », pouvait-on lire jeudi sur les affichettes placardées à l’entrée des quatre plages. Les arrêtés pris par la mairie expliquent que les « accès sont interdits aux personnes et aux chiens en raison de l’impossibilité technique de collecter les algues » et du « risque pour la santé publique ».

Algues vertes baie de Saint-Brieuc

Des algues vertes dans la baie de Saint-Brieuc.

Lire la suite

L’étrange fossile de Darwin enfin identifié grâce à son ADN

Une sorte de gros lama à trompe a longtemps prospéré en Patagonie puis a disparu, avec d’autres cousins, durant la dernière période glaciaire. Depuis leur découverte par Darwin, ces ongulés sud-américains ont déconcerté les taxinomistes. Des chercheurs ont enfin pu analyser un peu d’ADN d’un fossile de Macrauchenia patachonica et sont parvenus à retrouver un cousinage avec les chevaux.

En analysant l’ADN mitochondrial de fossiles sud-américains, une équipe de zoologistes, essentiellement allemands et argentins, ont fait avancer un dossier vieux de 180 ans : celui de la filiation de deux groupes d’étranges mammifères de grandes tailles, les notongulés et les litopternes. C’est Charles Darwin qui les a découverts en 1834, à l’état de fossiles, en Patagonie, durant son long et célèbre voyage à bord du Beagle. Devant ces ossements, le jeune savant britannique voit clairement des ongulés (tous les mammifères à sabots) mais il lui est impossible d’aller au-delà. L’étude laisse apparaître de nombreuses ressemblances avec des animaux existants mais vraiment trop éloignés les uns des autres. Les deux espèces qu’il a devant les yeux, et qu’il classe dans deux genres nouveaux, Macrauchenia et Toxodon, tiennent en effet à la fois du chameau, de la girafe, du rhinocéros et de l’hippopotame, avec, en prime, de surprenantes dents évoquant les rongeurs. Il confiera plus tard ces curiosités au grand taxonomiste britannique Richard Owen, celui qui nomma les dinosaures, lequel ne pourra qu’avouer sa perplexité.

Les décennies suivantes ne feront qu’ajouter au mystère des ongulés sud-américains. Ces grands mammifères ont vécu longtemps en Amérique du Sud. Ceux du genre Macrauchenia (des litopternes), avec leurs trois mètres de hauteur et une curieuse courte trompe préhensile au-dessus de la bouche, gambadaient déjà il y a sept millions d’années et ont continué à le faire jusqu’à la dernière période glaciaire. Eux et les Toxodons ont complètement disparu, pour une raison inconnue, il y a environ 10.000 ans pour les derniers.

Macrauchenia patachonica

Une représentation possible d’une femelle Macrauchenia patachonica et son petit. Le cou est long et le crâne petit. L’adulte, haut de trois mètres, pouvait peser une tonne. L’espèce M. patachonica est la dernière connue des litopternes, tous disparus entre -20.000 et -10.000 ans. (Source : K. Olga)

Lire la suite