La couche d’ozone menacée par le dichlorométhane ?

La fin du « trou » dans la couche d’ozone, prévue autour de 2050 après l’interdiction des CFC en 1987, pourrait être retardée de 5 à 30 ans à cause des émissions de dichlorométhane, un solvant de plus en plus utilisé.

Le dichlorométhane, ou chlorure de méthylène (CH2Cl2 pour les intimes), est employé dans de nombreuses applications industrielles et domestiques comme solvant. Or, il serait un danger pour la couche d’ozone (O3), selon des chercheurs de l’université de Lancaster (Royaume-Uni). Après l’interdiction des composés à base de chlorofluorocarbone (CFC et HCFC) par le protocole de Montréal en 1987, la teneur en ozone de la stratosphère au-dessus de l’Antarctique, qui avait fortement diminué, justifiant le terme de « trou », semble être repartie à la hausse. Cette évolution laisse espérer un retour de la teneur initiale autour de 2050.

Mais les émissions de dichlorométhane, en forte hausse ces dernières années, pourraient retarder cet évènement de cinq ans, si elles se stabilisent au niveau actuel, ou de trente ans si l’augmentation se poursuit au même rythme, expliquent les chercheurs dans un article de Nature Communications et dans un communiqué. Instable, ce gaz a une durée de vie faible dans l’atmosphère et n’a, de ce fait, pas été pris en compte dans le protocole de Montréal. Son comportement reste mal connu.

Trou dans la couche d'ozone en Arctique

L’équipe de l’université de Lancaster a utilisé des simulations numériques de la circulation atmosphérique ainsi que des mesures effectuées par la NOAA (National Oceanic and Atmospheric Administration, États-Unis). Résultat : la concentration atmosphérique en dichlorométhane a diminué durant les années 1990 mais a beaucoup augmenté depuis le début des années 2000. Globalement, elle a doublé entre 2004 et 2014. Les teneurs sont particulièrement élevées aux latitudes moyennes de l’hémisphère nord ; elles sont trois fois plus faibles dans l’hémisphère sud.

Selon les auteurs, une des causes de l’augmentation de ce gaz viendrait du fait qu’il est aussi utilisé pour remplacer les CFC. Son effet sur l’ozone stratosphérique reste cependant modeste, soulignent-ils, mais il leur semble important de repérer les principales sources des émissions et, d’une manière générale, d’étudier le comportement d’autres molécules, même si leur durée de vie est faible.

Source : Futura-Sciences

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s