Séquestration du CO2 : une découverte capitale

Pour diminuer le taux de CO2 dans l’atmosphère, il est bien sûr possible d’en limiter les émissions. Nous pouvons aussi envisager sa séquestration. D’autant que, dans les océans, celle-ci a lieu naturellement. Des chercheurs américains viennent d’ailleurs de mettre en lumière l’un des mécanismes chimiques à la base de ce processus.

Des chercheurs du Caltech et de l’université de Californie (États-Unis) ont réussi à percer l’un des mystères de la séquestration naturelle du CO2 par les océans. Ce faisant, ils ont également trouvé une solution permettant d’accélérer ce processus de plusieurs ordres de grandeur, en enrichissant le milieu d’une simple enzyme.

Rappelons que l’océan constitue le plus important réservoir de CO2 de la planète. En réaction à l’augmentation des taux de CO2 dans l’atmosphère, ses surfaces ont en effet absorbé de plus en plus de ce gaz à effet de serre. Aujourd’hui, il contient quelque 50 fois plus de dioxyde de carbone que notre atmosphère.

Anhydrase carbonique

L’anhydrase carbonique — cette enzyme qui aide à réguler le pH du sang humain — pourrait être une clé de la séquestration du CO2 dans les océans.

La capture de CO2 par l’océan rend les eaux de surface plus acides. Or, lorsque celles-ci sont entraînées par le fond, elles réagissent avec des coquilles en carbonate de calcium mortes et neutralisent ainsi le dioxyde de carbone excédentaire. Malheureusement, il est difficile d’envisager de copier ce processus naturel pour lutter contre le réchauffement climatique, car il se déroule sur des dizaines de milliers d’années. Et, pendant ce temps, l’acidification des eaux nuit à la biodiversité des océans.

Pour comprendre le pourquoi d’une telle lenteur, les chercheurs américains ont étudié le procédé par le détail. Ils ont découvert que la réaction qui, à partir de CO2 et d’eau, produit de l’acide carbonique freine le processus. Et, en ajoutant au milieu une enzyme, l’anhydrase carbonique, ils ont observé que la réaction se produisait quelque 500 fois plus rapidement. De quoi envisager de mimer le procédé naturel au profit d’un système sûr de séquestration du CO2.

Source : Futura-Sciences

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, la page Risques majeurs.

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