En trébuchant, un jeune Américain découvre un fossile de stegomastodon vieux de 1,2 million d’années

En jouant à cache-cache, un jeune Américain de 9 ans, Jude Sparks, a trébuché sur un fossile vieux de 1,2 million d’années appartenant à un stegomastodon, un cousin préhistorique des mammouths et des éléphants.

Une simple et innocente partie de cache-cache aura conduit Jude Sparks à faire une impressionnante découverte paléontologique. En novembre 2016, alors que le jeune Américain de 9 ans jouait avec sa famille, il a trébuché sur ce qu’il croyait n’être qu’une vulgaire roche. Sauf qu’en y regardant de plus près, la roche s’est avérée être un fossile vieux d’environ 1,2 million d’années.

C’est dans le désert de Las Cruces, situé au Nouveau-Mexique (Etats-Unis) que Jude Sparks a fait l’incroyable trouvaille. « J’étais en train de courir, et j’ai trébuché sur une partie de la défense », a raconté le jeune garçon dans un communiqué. « Mon visage a atterri au sol juste à côté de la mâchoire inférieure, j’ai regardé plus loin et il y avait un autre bout de défense ».

Pris d’une curiosité certaine, Jude a fait part de son aventure à sa fratrie. « Hunter pensait que c’était juste le corps en décomposition d’une grosse vache. Je ne savais pas ce que c’était, mais je savais simplement que ce n’était pas banal », a expliqué l’un de ses frères au média américain Fox News.

Stegomastodon Nouveau Mexique

Le jeune (et chanceux) Jude Sparks pose à côté du fossile qu’il a découvert par hasard dans le désert de Las Cruces, au Nouveau Mexique (Source : Peter Houde).

Une fois rentrée à son domicile, la famille s’est décidée à mener l’enquête et a envoyé une lettre à Peter Houde, un professeur de biologie exerçant à l’Université du Nouveau-Mexique avec quelques photos à l’appui. Ces documents ont suffi au spécialiste pour émettre une hypothèse quant à l’identité de l’animal : il pourrait s’agir d’un stegomastodon fossilisé.

Si le nom de stegomastodon ne vous évoque rien, l’animal en lui-même vous semblerait étrangement familier. En effet, il fait partie d’une espèce éteinte cousine du mammouth et de l’éléphant que l’on connaît aujourd’hui et arbore comme ces derniers deux imposantes défenses. Pour en avoir le cœur net, l’expert est parti sur les lieux de la découverte avant d’en informer ses collègues.

Depuis ce jour, près d’une année s’est écoulée jusqu’à ce que le feu vert soit enfin donné aux paléontologues pour organiser des fouilles dans la zone. Finalement, le fossile de l’animal a atterri dans les locaux du Museum d’histoire naturelle et de sciences du Nouveau-Mexique. Après analyse, il a été conclu que le crâne retrouvé appartenait bien à un stegomastodon et datait d’il y a au moins 1,2 million d’années.

La mâchoire pèserait près de 54 kilogrammes tandis que le crâne ferait au total près d’une tonne. De ces données, Peter Houde et ses collègues ont pu déterminer que l’animal appartenant à la famille éteinte des Gomphotheriidae, était sensiblement de la même taille qu’un « éléphant d’Asie, mais avec des pattes un peu plus trapues », a expliqué Houde à LiveScience.

Le stegomastodon avait fait parler de lui en 2014 lorsqu’un groupe de jeunes hommes avait fait la découverte d’un premier fossile vieux de 3 millions d’années mais celui-ci était moins complet. « Il lui manquait la mâchoire et les 2 défenses étaient cassées. Notre fossile actuel a toute sa mâchoire, mais il lui manque une défense – on la retrouvera peut-être plus tard », a commenté Peter Houde.

Véritable cimetière, les terres du Nouveau-Mexique semblent dissimuler de nombreux restes d’anciennes créatures. Mais si de nombreux fossiles sont régulièrement sortis de terre, le stegomastodon se fait plutôt rare. D’après Spencer Lucas, paléontologue au Museum d’histoire naturelle, il n’existerait pas plus de 200 stegomastodons à travers le globe. Ceci s’explique notamment par la grande fragilité des fossiles.

Malgré leur taille colossal, les fossiles de stegomastodons sont en effet très vulnérables parce que leur crâne ont une paroi très fine et qu’ils sont en grande partie creux. Mis au jour, ces restes peuvent donc très facilement partir en morceaux et il est rare que des ensembles quasi complets soient découverts. La famille Sparks a donc non seulement eu de la chance mais a aussi pris la bonne décision en contactant des spécialistes.

D’après Spencer Lucas, l’arrivée des mammouths pourrait être la cause directe de l’extinction du genre. Une sorte de compétition se serait installée entre les deux animaux qui possédaient de nombreux traits et points communs. Peter Houde, lui, impute l’issue fatale à des causes climatiques : « Les stegomastodons existaient à une période où le climat était plus humide et plus froid. Las Cruces est maintenant un désert ».

Source : Maxisciences

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