Les exoplanètes se comptent par milliers

Parmi les très nombreuses planètes découvertes, plusieurs ressemblent à la Terre. Mais les chances qu’elles abritent la vie sont minces.

Natalie Batalha, astrophysicienne de la NASA, et Michaël Gillon, son collègue de l’observatoire de Liège (Belgique), se sont immiscés dans le palmarès des 100 personnalités de l’année 2017 établi par le magazine américain Time. Responsable scientifique de la mission Kepler, la première peut se targuer de la découverte de quelques milliers d’exoplanètes (planètes situées en dehors de notre système solaire). Et le second a déniché fin avril avec son équipe le système planétaire Trappist-1, composé de sept planètes (a, b, c, d, e, f, g) gravitant autour d’une étoile naine. Ces douze derniers mois, les chasseurs de planètes ont aussi débusqué GJ 1132b, la première à présenter une atmosphère riche en vapeur d’eau et méthane ou encore Proxima b, notre plus proche voisine, située à seulement 4 années-lumière.

Surtout, la moisson a été riche en planètes rocheuses, comme la Terre. Pourtant, il s’agit là d’une catégorie plutôt minoritaire au sein des exoplanètes, dont la plupart ont plutôt la taille de Neptune, soit quatre fois le rayon de la Terre. Mieux ! trois des sept Trappist (e, f et g) se trouvent dans la zone d’habitabilité de leur étoile. Autrement dit dans cette région très particulière où l’eau peut se maintenir à l’état liquide, condition préalable à toute forme de vie.

Examinons-les de plus près. L’étoile (Trappist-1) autour de laquelle gravitent les sept planètes est une naine rouge peu massive et pas très chaude, située à 40 années-lumière de nous. « Les planètes en sont toutes très proches : si l’on compare avec le système solaire, c’est comme si elles se trouvaient rassemblées dans un espace pas plus grand qu’un sixième de l’orbite de Mercure », explique Michaël Gillon. D’après les calculs, e, f et g pourraient présenter des océans d’eau liquide.

Exoplanètes potentiellement habitables

Quelques unes des exoplanètes en zone « potentiellement habitable » autour de leur étoile (Source : PHL).

Seraient-elles donc susceptibles d’abriter une forme de vie ? Ce n’est pas impossible, même si, comme leurs quatre soeurs, elles ont la curieuse particularité d’être en rotation synchrone, présentant toujours la même face à leur étoile. Conséquence, certaines régions sont perpétuellement plongées dans la nuit tandis que d’autres sont exposées au jour permanent.

Ailleurs, la planète rocheuse GJ 1132ba, découverte cette année, disposerait d’une atmosphère : un cocon gazeux riche en vapeur d’eau et en méthane. Distante de 39 années-lumière du système solaire, son rayon est de 1,4 fois celui de la Terre et sa masse atteint 1,6 fois celle de notre planète. Mais son eau de surface s’est évaporée en raison de l’effet de serre dû à la présence de méthane. Une partie de l’eau serait-elle encore à l’état liquide à sa surface ?

Quant à notre voisine Proxima b, il est encore difficile aux scientifiques de se prononcer sur son éventuelle atmosphère. Pour la détecter, il faut en effet repérer la façon dont l’exoplanète modifie la lumière de son étoile lorsqu’elle lui passe devant, spectacle que l’on ne peut pas voir depuis la Terre.

Source : Sciences & Avenir

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, les expositions « Promenade spatiale au fil des ondes » et « La recherche de la vie dans l’Univers« , ainsi que la page Astronomie/Physique.

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