Une nouvelle façon de prévoir les éruptions volcaniques

Le bruit de fond sismique des volcans a toujours été l’ennemi des volcanologues. Des chercheurs ont réussi à en faire un allié pour prédire les éruptions.

En 79 de notre ère, la ville de Pompéi est entièrement ravagée par l’éruption du Vésuve, l’un des volcans les plus célèbres et les plus dangereux du globe. Même s’il est actuellement en sommeil, de nombreux autres sont en activité dans le monde. Comment anticiper leurs éruptions ?

La technique classique consiste à enregistrer l’activité sismique aux alentours d’un volcan à la recherche de petits tremblements de terre, caractéristiques d’une éruption prochaine. Mais ces microséismes sont souvent indétectables, car ils sont atténués avant même d’atteindre les capteurs en surface. Et même lorsqu’ils sont enregistrés, il est souvent déjà trop tard pour évacuer les villes voisines.

Après avoir étudié le volcan actif Kilauea à Hawaï, une équipe de chercheurs de l’université de Cambridge, emmenée par Clare Donaldson, a développé une nouvelle méthode de prédiction des éruptions volcaniques. L’idée principale est d’utiliser la vitesse sismique, c’est-à-dire la vitesse à laquelle se propagent les ondes sismiques dans le volcan. Les chercheurs ont en effet mis en évidence qu’une diminution de la vitesse de propagation des ondes était corrélée à la dilatation des roches dans les chambres magmatiques et donc à une potentielle éruption prochaine.

Kilauea

Le Kilauea à Hawaï.

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Il n’y a que 5 % de chances de limiter de réchauffement climatique à 2°C

Il y a 5% de chances de limiter le réchauffement climatique à 2°C, l’objectif fixé par l’accord de Paris scellé par la communauté internationale en 2015, selon des chercheurs.

5% de chances de limiter le réchauffement climatique à 2°C, l’objectif fixé par l’accord de Paris en 2015. C’est le résultat obtenu par une équipe de scientifiques américaine dans une étude parue lundi 31 juillet 2017 dans la revue Nature Climate Change. Les chances d’atteindre l’objectif de 1,5°C, également contenu dans l’accord, ne sont que d’1%, selon eux.

Les chercheurs ont utilisé des projections de croissance de la population pour estimer la production future et les émissions de carbone dues à l’utilisation d’énergies fossiles qu’elle entraîne. Sur la base de ces données, « l’augmentation de la température est probablement de 2°C à 4,9° C, avec une valeur médiane de 3,2°C et 5% de chances qu’elle soit inférieure à 2°C », écrivent les chercheurs.

Leurs calculs ne sont pas basés sur le pire scénario, avec une consommation d’énergie toujours aussi intense, mais intègrent des efforts pour limiter l’utilisation des énergies fossiles, précisent-ils. Ils ne prévoient pas en revanche la possibilité d’un basculement massif et soudain vers les énergies renouvelables. « Atteindre l’objectif d’un réchauffement inférieur à 1,5°C suppose que l’intensité en carbone baisse bien plus vite que dans le passé récent », relèvent les chercheurs.

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