Le cœur du Soleil tourne 4 fois plus vite que sa surface

Les ondes de gravité du Soleil ont enfin pu être détectées et mesurées. Surprise : elles montrent que le cœur de notre étoile tourne presque quatre fois plus vite que ses couches externes, pour une raison inconnue…

Depuis des décennies, les astrophysiciens tentent de percer les secrets du Soleil en jouant à un jeu comparable à celui de leurs collègues géophysiciens sur Terre : la résolution de problèmes inverses avec les mesures du champ de gravité, du champ magnétique et… des ondes sismiques. L’idée commune est simple à comprendre. Elle équivaut à reconstituer la taille, la forme et la composition d’un instrument de musique en analysant de plus en plus précisément, et complètement, l’ensemble des fréquences et amplitudes contenues dans les sons que cet instrument peut émettre. La technique est particulièrement efficace avec les séismes qui se produisent sur Terre, mais elle est évidemment plus délicate à mettre en œuvre dans le cas du Soleil.

Il est pourtant possible de faire de l’héliosismologie. Il faut pour cela mesurer des décalages spectraux produits par l’effet Doppler et provenant de la matière à la surface du Soleil, qui vibre comme la membrane d’un tambour. Ces vibrations sont la manifestation des modes de deux types d’ondes, qui sont elles-mêmes produites, notamment, par les mouvements turbulents du plasma solaire dans sa zone convective.

Le Soleil possède une structure que l’on peut diviser en deux et qui correspond à deux modes de transfert de la chaleur dans la fournaise solaire. Il y a :

  • une zone dite « radiative », qui occupe environ 70 % du rayon du Soleil depuis son centre ;
  • une zone dite « convective », qui enveloppe la première.
Soleil & SOHO

Illustration de Soho superposée à une image de notre étoile prise par le satellite le 14 septembre 1999 avec l’instrument EIT (Extreme-ultraviolet Imaging Telescope). (Source : SOHO/ESA/NASA/ATG medialab)

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Deux bébés pandas sous haute surveillance

La naissance de pandas géants est toujours un événement, et a fortiori quand il s’agit de jumeaux comme au zoo de Beauval.

Cet événement semble si important qu’une fumée blanche pourrait s’élever du parc zoologique de Beauval (Loir-et-Cher), au centre de la France, comme lors de l’élection d’un nouveau pape ! Il s’agit bien sûr de la naissance sous haute surveillance de deux bébés pandas, une première en France. Leur mère, Huan Huan, est originaire de la base des ursidés à Chengdu, dans la région du Sichuan (Chine).

Samedi dernier, Duan Dongqiong et He Ping, deux soigneuses chinoises qui travaillent à Chengdu, sont arrivées sur place. Et rien n’est laissé au hasard. Elles ont apporté du lait de panda, du «colostrum», pour alimenter les nourrissons si leur mère refusait de les allaiter. Si Huan Huan abandonne l’un des bébés après la naissance, une couveuse est prévue. Et le principe d’un échange des nourrissons auprès de leur mère, toutes les 2 heures, est arrêté… « Ce sera Huan Huan qui fera le travail. Les sages-femmes chinoises doivent l’aider. Je les accompagnerai dans la mise bas en cas de problème », précise Baptiste Mulot, le responsable vétérinaire du ZooParc de Beauval. « Juste avant l’accouchement, son comportement va changer. Elle devrait devenir très active, alors qu’elle dort beaucoup en ce moment, puis bien sûr perdre les eaux. »

Huan Huan

Huan Huan, la panda femelle prêtée par la Chine au zoo de Beauval à Saint-Aignan-sur-Cher (Loir-et-Cher), le 26 juillet 2017 (Source : AFP).

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La pollution lumineuse menace la pollinisation

Les pollinisateurs nocturnes sont gênés par la pollution lumineuse, ce qui peut avoir un impact sur la pollinisation des fleurs, et donc la production de fruits. Cette menace s’ajoute à la perte d’habitat, l’utilisation de pesticides, la propagation de pathogènes et le changement climatique.

La majorité des espèces végétales est dépendante du monde animal, particulièrement de celui des insectes, pour se reproduire. Le déclin des insectes pollinisateurs à travers le monde impacte significativement la production des cultures et la reproduction des plantes sauvages. L’augmentation rapide de la lumière artificielle nocturne, ou pollution lumineuse, a récemment été identifiée comme une nouvelle menace pour les écosystèmes terrestres.

Pour la première fois, une équipe européenne, comprenant un chercheur du Centre d’écologie et des sciences de la conservation (CNRS/MNHN/UPMC), montre que la pollution lumineuse perturbe les pollinisateurs nocturnes avec des conséquences négatives pour la reproduction des plantes.

En étudiant 24 heures sur 24 des fleurs de prairies éclairées artificiellement, les chercheurs ont observé une diminution de 62 % des visites de pollinisateurs nocturnes comme les papillons de nuit ou certains coléoptères, par rapport à des prairies sans pollution lumineuse. Plus important encore, cela a entraîné une réduction de 13 % de la production de fruits d’une espèce de plante locale, le Cirse maraîcher, malgré de nombreuses visites de pollinisateurs diurnes comme les bourdons, les abeilles ou les mouches.

Pollution lumineuse pollinisateurs

La pollution lumineuse menace la pollinisation.

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L’exoplanète Proxima b serait incapable de retenir une atmosphère terrestre

Une nouvelle étude de la NASA conclut que l’exoplanète Proxima b ne saurait retenir durablement une atmosphère semblable à celle de la Terre. Une conclusion qui la rendrait impropre à la vie.

« Atmosphère, atmosphère… Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? » Pour Proxima b, la réponse est non. Astrophysiciens et exobiologistes avaient pourtant placé beaucoup d’espoirs dans cette exoplanète, située à quelque 4 années-lumière dans des conditions qui semblaient compatibles avec l’émergence de la vie. Mais d’atmosphère, l’exoplanète ne saurait en avoir. C’est la conclusion d’une étude de l’Agence spatiale américaine (NASA), publiée fin juillet 2017 dans The Astrophysical Journal Letters. En cause ? Les rayons ionisants intenses émis par son étoile naine, Proxima du Centaure, sans parler des tempêtes solaires redoutables, qui arracheraient bien vite une atmosphère de type terrestre.

Comment connaître la composition de l’atmosphère d’une exoplanète ? Si cette dernière a été détectée par la méthode dites « des transits », des mesures spectroscopiques peuvent fournir des informations directes. Dans le cas contraire, comme ici, les astrophysiciens ne peuvent compter que sur des modèles et des simulations numériques. « Nous nous sommes basés sur la structure de la seule planète habitable connue, c’est-à-dire la Terre, et nous sommes intéressés à son devenir si elle devait être placée sur la même orbite autour de Proxima Centauri, explique Katherine Garcia-Sage, de la NASA et auteur principal de l’étude. En effet, Proxima b et la Terre ont des dimensions comparables.

Proxima B

Vue d’artiste de Proxima B (Source : ESO).

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