Astéroïde : la NASA va tester son système de défense

Le 12 octobre 2017, l’astéroïde 2012 TC4 passera au plus près de la Terre. Il devrait être sans danger. La NASA va en profiter pour tester en temps réel son réseau de surveillance du ciel et améliorer ainsi son système de défense.

À mesure que la technologie des observatoires terrestres et spatiaux progresse, nous sommes capables de recenser toujours plus d’astéroïdes potentiellement dangereux pour la Terre (NEO pour Near Earth Objects en anglais). Cette amélioration de la surveillance du ciel s’accompagne d’une meilleure connaissance statistique du nombre d’astéroïdes qu’il reste à découvrir. Car c’est là que le bât blesse. Les scientifiques de la NASA estiment que si plus de 90 % des objets proches de la Terre mesurant plus d’un kilomètre sont déjà découverts, 90 % de la population des NEO supérieurs à 140 mètres restent à recenser et il faut aussi correctement affiner leurs paramètres orbitaux. Notons que toutes ces statistiques, et bien d’autres encore sur ces astéroïdes, sont disponibles en ligne et mises à jour quasi en temps réel sur ce site de la NASA.

La chute de la météorite de l’Oural, en février 2013, a montré à quel point la Terre était vulnérable face à la menace des astéroïdes. Cet objet n’avait pas été détecté à temps pour prévenir les populations concernées par son entrée atmosphérique. Afin de se prémunir d’un autre évènement de ce type, l’Agence spatiale américaine surveille le ciel.

Astéroïde 2012 TC4

Trajectoire estimée du passage de l’astéroïde 2012 TC4 en octobre 2017 (Source : NASA).

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Un adolescent se baigne et ressort de l’eau les pieds ensanglantés

Parti se baigner sur une plage à Melbourne, un adolescent australien en est ressorti les pieds ensanglantés, littéralement grignotés par des créatures minuscules… et voraces.

Les baignades estivales sont parfois l’objet d’étranges mésaventures. Parti faire trempette le soir du 5 août 2017 à la Dendy Street Beach à Melbourne (Australie), un adolescent de 16 ans est ressorti de l’eau les pieds ensanglantés. Sam Kanizay et son père qui l’accompagnait n’en reviennent pas : « Dès que nous essuyions ses jambes, les saignements reprenaient », explique le père au Guardian. En guise de plaies ? « Des centaines de petits trous d’aiguilles, ou de morsures de la taille d’une tête d’épingle, partout sur mes chevilles et le dessus de mon pied », explique l’adolescent à une radio australienne.

N’arrivant pas à stopper l’abondant saignement, le père et son fils se rendent à l’hôpital de Melbourne… où les équipes sont bien en peine d’expliquer l’origine de ces blessures. « Il y avait une large flaque de sang sur le sol de l’hôpital. Personne ne savait à quoi c’était dû. Ils ont appelé plusieurs experts en toxicité, biologie marine et autres médecins aux alentours de Melbourne… sans que personne ne sache », raconte encore le père.

En réalité, les dents de la mer ne mesurent cette fois guère plus de quelques millimètres. Sam Kanizay s’est fait grignoter les pieds par une myriade de… puces de mer ! De celles qu’on trouve parfois sautillant sur les plages de l’Hexagone. Face à la perplexité des soignants, le père est en effet reparti sur la plage pour effectuer des prélèvements à l’endroit où son fils s’était baigné. Il en est revenu avec des centaines de ces petits amphipodes, manifestement affamés. En effet, dans une vidéo qu’il a mise en ligne peut après la mésaventure, on voit les puces de mer faire un festin de quelques morceaux de viande.

Puce de mer

C’est cette espèce de puce de mer qui est à l’origine de la sanglante attaque sur un jeune Australien 5source : Museums Victoria).

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Exobiologie : Titan pourrait-elle abriter des cellules vivantes ?

Dans les lacs de méthane de Titan, la plus grosse lune de Saturne, l’acrylonitrile pourrait permettre la formation de membranes, comme celles protégeant les cellules vivantes sur Terre. Le radiotélescope Alma vient de repérer de grandes quantités de cette molécule dans la haute atmosphère, qui pourrait descendre en pluie vers le sol. L’observation est bien sûr insuffisante pour conclure que des cellules vivantes exotiques existent bien sur cette lune très froide mais elle illustre le travail des exobiologistes.

Il peut sembler que les exobiologistes commettent une grave erreur conceptuelle en ne cherchant que des formes de vie étroitement comparables à celles existant sur Terre. Pourtant, ces scientifiques ne se contentent pas de chercher une clé perdue, en pleine nuit et sous un réverbère sous prétexte qu’il n’y a que là qu’ils peuvent la voir, selon la célèbre boutade. Ils ont bel et bien envisagé des formes de vie très exotiques, comme le démontre la théorie développée par Carl Sagan et Edwin Salpeter en 1976 qui tenait comme possible l’existence de formes vivantes dans l’atmosphère de Jupiter.

Une nouvelle preuve de cette démarche a été donnée il y a deux ans par une équipe d’exobiologistes états-uniens qui a avancé des spéculations sérieuses sur l’apparition de l’équivalent des doubles membranes lipidiques des cellules vivantes sur Terre mais dans un tout autre environnement celui de la célèbre lune de Saturne, Titan. Comme l’expliquait l’article ci-dessous, des simulations numériques ont servi à étudier des sortes de bulles à double paroi, baignant dans du méthane liquide à basse température et baptisées « azotosomes », équivalents des liposomes, ces vésicules entourées d’une membrane lipidique qui se forment dans l’eau ou un autre solvant, sous certaines conditions. Ce travail avait conclu que ces structures fermées pourraient être le siège d’une chimie complexe, similaire à celle qui a conduit à l’apparition de la vie sur Terre.

Sauf que ces azotosomes supposaient l’existence d’importantes quantités d’une molécule baptisée acrylonitrile, ou cyanure de vinyle, de formule semi-développée CH2=CH-CN. Sa présence dans l’atmosphère de Titan était effectivement suggérée grâce aux données collectées par la sonde Cassini mais elle n’était pas établie.

Titan acrylonitrile

Un image d’artiste montre la formule développée de l’acrylonitrile, présent dans l’atmosphère de Titan. (Source :B. Saxton/NASA)

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Des scientifiques divulguent un rapport alarmant sur le climat

Des scientifiques de 13 agences gouvernementales ont réalisé un vaste rapport sur le climat, en attente de validation par l’administration de Donald Trump. Par peur que le travail ne soit modifié ou supprimé, certains de ses auteurs l’ont divulgué.

La température moyenne aux États-Unis a augmenté rapidement et de façon spectaculaire depuis 1980, et les dernières décennies ont été les plus chaudes des 1500 dernières années, annonce un rapport gouvernemental sur le climat en attente d’approbation par l’administration Trump, selon des informations révélées par le New York Times. L’un des scientifiques qui a travaillé sur le rapport, Katharine Hayhoe, professeur de science politique à l’Université Texas Tech, a qualifié le document de « rapport scientifiques les plus complets sur le climat ».

Un autre impliqué, qui a parlé aux journalistes à la condition de l’anonymat, a déclaré que lui et d’autres craignaient que tout cela ne soit modifié ou supprimé. La Maison Blanche et l’Agence de protection de l’environnement n’ont pas répondu aux sollicitations demandant des commentaires lundi 7 août 2017 soir.

Le document, élaboré par des scientifiques de 13 agences gouvernementales, et qui n’a pas encore été rendu public, conclut que les Américains participent actuellement aux effets du changement climatique. Ce qui contredit directement les revendications du président Donald Trump selon lesquelles la contribution humaine au changement climatique est incertaine…

Réchauffement climatique Lire la suite