Grand final de Cassini : les 5 derniers tours de la sonde autour de Saturne

Lundi prochain, la sonde Cassini va entamer une série de cinq orbites rapprochées, les dernières avant le grand plongeon final du 15 septembre qui la verra disparaître au cœur de Saturne. En s’approchant très près de la haute atmosphère et des nuages, elle va l’observer comme elle ne l’avait encore jamais fait. L’engin spatial, qui a quitté la Terre en 1997, utilise son carburant jusqu’à la dernière goutte pour travailler…

Le dernier chapitre du « Grand final », dernière phase de la longue mission Cassini-Huygens, débutée en avril, s’ouvre ce week-end avec la première des cinq dernières orbites rapprochées autour de Saturne. Lundi 14 août, à 18 h 22 heure de Paris, la sonde de la Nasa, inscrite sur une trajectoire elliptique, passera à seulement 5.990 km du bord interne de l’anneau et survolera les plus hauts nuages de la géante gazeuse, à une hauteur comprise entre 1.630 et 1.710 km.

À cette faible distance, l’atmosphère est très ténue, mais présente. L’engin spatial devra allumer ses propulseurs pour maintenir sa route. Il lui reste encore un peu de propergol (de l’hydrazine), ce qui permet ces ultimes survols avant le plongeon final dans Saturne, le 15 septembre prochain.

Cassini

Vue d’artiste de la sonde Cassini (Source : NASA/JPL).

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Bilan catastrophique pour le climat en 2016

Le dernier rapport annuel de la NOAA et de l’American Meteorological Society (AMS) montre que températures, montée des océans et émissions de gaz à effets de serre ont atteint des niveaux sans précédent en 2016.

Recul record des glaces polaires, inondations, sécheresse, multiplication des vagues de chaleur… les études sur le climat se suivent et se ressemblent. Et le dernier rapport annuel sur « l’Etat du climat », publié publié jeudi 10 août 2017 par l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA) et l’American Meteorological Society (AMS), ne fait pas exception à la règle. Il dresse un portrait des plus sombres de notre planète après deux années consécutives où la température globale était au plus haut depuis le début des relevés de températures en 1880. Ce document de 300 pages, auquel ont contribué près de 500 scientifiques dans plus de 60 pays, montre bien que les principaux indicateurs du changement climatique continuent à refléter des tendances conformes à une intensification du réchauffement planétaire.

Plusieurs marqueurs clés comme les températures à la surface du globe, le niveau des océans et les gaz à effet de serre dans l’atmosphère, ont battu les records de l’année précédente. En 2016, les concentrations de dioxyde de carbone (CO2) sur la Terre ont dépassé les 400 ppm (parts par million) – 402,9 – pour la première fois depuis le début des relevés. C’est également le plus haut niveau en 800.000 ans, si l’on prend en compte les données provenant de l’étude des couches glaciaires.

Plusieurs pays, dont le Mexique et l’Inde, ont enregistré des températures annuelles records en 2016. Une vague de chaleur d’une semaine dans la péninsule indienne, avec des températures dépassant 44 degrés Celsius, a contribué à créer une pénurie d’eau pour 330 millions de personnes et fait 300 morts.

Températures océans 2016

Écarts à la moyenne de la surface des océans en 2016 (Source : NOAA).

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Découverte des astéroïdes les plus vieux du Système solaire

Des chercheurs ont enquêté sur un grand nombre d’astéroïdes de la ceinture principale, située entre Mars et Jupiter. Ils en ont découvert 17 qui semblent avoir survécu aux collisions depuis plus de 4 milliards d’années ! Ces astéroïdes anciens ont beaucoup de choses à nous dire sur les origines du Système solaire.

Depuis la découverte de Cérès — désormais classée parmi les planètes naines — en 1801 (le plus gros corps de la ceinture principale d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter), les astronomes ont recensé plusieurs centaines de milliers d’astéroïdes. Tous, ou presque, sont des fragments — de tailles variables — d’objets considérés comme des graines de planètes, des planétésimaux.

Depuis plus de 4 milliards d’années qu’ils gravitent autour du Soleil, certains sont restés groupés tandis que d’autres, par un effet de mini-propulsion créé par le rayonnement de notre étoile (effet Yarkovsky) conjugué à d’autres rencontres, ont pris des chemins différents de celui de leurs parents… Les planètes géantes s’en sont aussi mêlées, participant ainsi à un imbroglio de trajectoires qui, aujourd’hui, apparaît très fastidieux à démêler.

Ce n’est pourtant pas ce qui a arrêté une équipe franco-américaine désireuse de reconstituer toutes ces familles et, ainsi, de mieux comprendre les origines de la ceinture d’astéroïdes. « En identifiant toutes les familles au sein de la ceinture principale, on peut déterminer quels astéroïdes ont été formés par des collisions et lesquels pourraient être des membres originaux de la ceinture d’astéroïdes », explique Kevin Walsh, coauteur de l’étude publiée dans la revue Science.

Astéroïdes collisions

Des chercheurs ont peut-être découvert les plus vieux astéroïdes du Système solaire. Une famille d’astéroïdes est créée suite à une collision avec un corps de la ceinture principale. Les fragments ont en majorité une orbite similaire au corps parent. Cependant, certains prennent peu à peu leurs distances sous l’effet de mini-impulsions créées par le rayonnement solaire. (Source : NASA/JPL-Caltech)

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