Le visiteur interstellaire Oumuamua est finalement… une comète !

Neuf mois après sa découverte, l’étrange objet oblong venant d’un autre système solaire révèle enfin sa véritable nature : il ne s’agit pas d’un astéroïde, mais bel et bien d’une comète, certes très inhabituelle…

En octobre 2017, le télescope américain PanSTARRS-1, situé sur l’île de Maui, à Hawaï, a détecté un objet céleste en forme de cigare et au comportement étrange. Traqué ensuite par les plus grands observatoires internationaux pendant plusieurs mois, l’étude de sa vitesse et de sa trajectoire a permis de démontrer qu’il ne venait pas de notre système solaire… et qu’il était en train de le quitter pour ne plus jamais y revenir !

Baptisé Oumuamua ( » messager  » en langue hawaïenne), il était ainsi le tout premier objet interstellaire jamais détecté. Au départ, les astronomes ont pensé qu’il s’agissait d’une comète, mais l’absence de traînées de poussières et de glace dans son sillage les a conduits à réviser leur jugement : le visiteur interstellaire serait un astéroïde, caillou rocheux dépourvu d’activité.

Comète Oumuamua

Vue d’artiste de la comète Oumuamua à mesure qu’elle libère du gaz et s’éloigne du système solaire (Source : NASA/ESA/STSCI).

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Éruption du volcan Agung : l’aéroport de Bali à nouveau perturbé

Une reprise de l’activité éruptive du volcan Agung, à Bali, a conduit les autorités à fermer temporairement l’aéroport international avant de le ré-ouvrir ce vendredi 29 juin 2018, perturbant plus de 400 vols domestiques et internationaux. Le volcan sacré ne se calme que très lentement depuis la phase éruptive débutée en novembre 2017. La population est toujours menacée.

L’activité volcanique et sismique du célèbre volcan Agung en Indonésie, à Bali, étaient en baisse depuis plusieurs mois mais la situation n’était pas stabilisée. L’Agung restait capricieux, comme nous l’avait expliqué dans une précédente interview (voir l’article ci-dessous) le volcanologue Jacques-Marie Bardintzeff. On peut le constater depuis environ 48 heures avec une reprise des émissions de lave et surtout avec un panache de cendres volcaniques qui est monté à plus de 2.000 m au-dessus du stratovolcan, qui culmine lui-même à plus de 3.000 m.

Craignant pour le trafic aérien en raison de la direction des vents qui poussaient les cendres en direction de l’aéroport international de Bali, Ngurah Rai, les autorités indonésiennes l’ont fait fermé pendant une dizaine d’heures avant de le ré-ouvrir suite au changement de direction des vents. Cela a tout de même suffi pour que 446 vols domestiques et internationaux au départ et à destination de Bali aient été annulés, affectant environ 75.000 passagers et bloquant temporairement des milliers de touristes à l’aéroport ou dans des hôtels de l’île.

Volcan Mont Agung

Le volcan du mont Agung, sur l’île touristique de Bali, surmonté d’un nuage de fumée, le 23 octobre 2017 (Source : AFP).

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Les « conditions pour la vie » réunies sur la petite lune de Saturne

On a détecté sur Encelade des molécules organiques de grande taille. Un pas supplémentaire, en attendant les microbes ?

La nouvelle est d’importance dans la quête de la vie dans le système solaire. Encelade, la petite lune de Saturne, faisait déjà partie des principales candidates en matière de lieux propices au développement de formes de vie : elle a un océan d’eau liquide sous sa surface glacée, et des jets de vapeur qui s’en dégagent démontrent la présence d’une activité hydrothermale dans ses fonds marins. On y avait précédemment détecté du méthane, qui peut être émis par des microbes, ainsi que de l’hydrogène, qui fournit de l’énergie pour une vie microscopique sur Terre.

La découverte faite par des scientifiques emmenés par Frank Postberg, de l’université de Heidelberg (Allemagne) lui fait cependant franchir un degré supplémentaire. Dans une étude publiée ce soir dans le journal Nature, ces chercheurs rapportent la détection de molécules organiques très complexes, qui sur Terre sont les précurseurs de la vie. Des molécules dix fois plus lourdes que le méthane et qui pourtant sont projetées jusque dans l’espace par les jets d’eau des océans d’Encelade.

Encelade

Encelade photographiée par Cassini (Source : NASA, ESA, JPL, Cassini Imaging Team, SSI).

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Des crocodiles orange retrouvés dans des grottes au Gabon !

Des chercheurs ont trouvé des crocodiles orange dans des grottes au Gabon. Plusieurs hypothèses sont avancées pour expliquer cette coloration unique au monde, notamment l’absence de lumière ou la nocivité du guano de chauve-souris.

Des crocodiles orange ? Oui, ça existe. Et pas que sur l’île aux enfants. C’est au Gabon, connu pour sa diversité géologique et sa faune, que des scientifiques ont eu l’incroyable surprise de découvrir de tels crocodiles, uniques au monde, vivant au milieu d’excréments de chauves-souris dans des grottes obscures. « Quand je me suis approché avec la lampe torche dans la grotte, j’ai vu des yeux rouges… de crocodiles ! C’était en 2008. Deux ans plus tard, nous avons sorti un premier spécimen de la grotte et nous avons remarqué qu’il était orange », se souvient le géoarchéologue (spécialiste des sédiments archéologiques) Richard Oslisly.

Une double découverte exceptionnelle faite alors qu’avec une équipe de chercheurs, il essayait de trouver des restes de traces humaines, dans les grottes d’Abanda (sud). Ce « crocodile orange cavernicole », qui peut atteindre 1m70, est unique au monde et n’a été observé que dans ces grottes du Gabon, selon M. Oslisly. « Au début, nous avions pensé que la couleur pouvait venir de leur alimentation, car nous avons remarqué que ces reptiles mangent des chauves-souris orange », explique le chercheur français.

Mais après des études plus poussées, les chercheurs ont avancé d’autres hypothèses : une « dépigmentation » due au manque de lumière dans ces grottes ou encore la nocivité du « guano », une substance faite d’excréments de chauves-souris dans laquelle ces animaux marinent tout au long de leur vie souterraine. « L’urine des chauves-souris a commencé à attaquer leur peau et transformé leur couleur », explique Olivier Testa, spéléologue et membre de l’équipe scientifique.

Crocodile orange Gabon

Des crocodiles oranges ont été retrouvés dans des grottes au Gabon (Source : AFP).

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La planète Mars a-t-elle été propice à l’apparition de la vie bien avant la Terre ?

Une étude montre que la croûte solide de Mars s’est formée très rapidement après la naissance du système solaire, ce qui suggère que les conditions nécessaires à l’émergence de la vie pourraient être apparues très tôt sur cette planète.

La croûte solide de Mars s’est formée très rapidement après la naissance du système solaire, souligne mercredi 27 juin 2018 une étude qui suggère que les conditions nécessaires à l’émergence de la vie pourraient être apparues très tôt sur la planète Rouge.

Pour avoir de l’eau liquide sur une planète, il faut déjà une surface solide et donc une croûte. « Nos résultats indiquent que Mars pourrait avoir eu des océans et potentiellement de la vie bien avant la Terre », déclare à l’AFP Martin Bizzarro, du Muséum d’histoire naturelle du Danemark à Copenhague, co-auteur de l’étude publiée dans Nature.

Mars

Mars (Source : NASA)

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Virus du Nil occidental : une infection transmise par des moustiques en France

Comme la dengue, le Zika, ou le virus Usutu, le virus du Nil occidental (ou West Nile en anglais) se transmet par la piqûre de moustiques. Présente dans des pays méditerranéens et d’Europe de l’Est, la fièvre du Nil occidental a touché une femme près de Nice en octobre 2017.

Voici une raison de plus de se protéger des piqûres de moustiques cet été : dans The Conversation, Sylvie Lecollinet, virologue à l’INRA, nous rappelle la présence probable du virus du Nil occidental en France. Le virus responsable de la fièvre du Nil occidental se transmet par la piqûre de moustiques communs en France, les Culex, et non par le moustique-tigre vecteur de la dengue et du Zika.

La fièvre du Nil occidental peut toucher les humains et les équidés, mais ces animaux sont des « impasses » pour le virus : le moustique leur transmet le virus après avoir piqué des oiseaux infectés. La fièvre du Nil occidental, qui passe souvent inaperçue, provoque une sorte de « grippe estivale », avec de la fatigue, de la fièvre. Dans de rares cas, moins d’1 % des infections chez l’homme mais plus souvent chez les chevaux, la maladie touche le système nerveux central, provoquant une méningite ou une encéphalite.

Camargue virus du Nil Occidental

La Camargue, avec ses zones humides, ses moustiques, ses oiseaux, son climat chaud, est une région à risque pour le virus du Nil occidental.

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Notre Voie lactée aurait absorbé une quinzaine de galaxies depuis sa formation

Notre galaxie est une sacrée gloutonne. Une nouvelle étude a confirmé que la Voie lactée aurait absorbé une quinzaine de galaxies en l’espace de plus de 12 milliards d’années. En mesurant l’âge des étoiles présentes à sa périphérie, les astronomes ont pu reconstituer les différentes fusions qui ont jalonné son histoire.

Tout comme Rome, la Voie lactée ne s’est pas faite en un jour. Ni seule d’ailleurs. Sur plus de 12 milliards d’années d’existence, elle se serait en effet frottée à approximativement 15 autres galaxies selon une nouvelle étude publiée par des astronomes de l’université d’Heidelberg en Allemagne.

Notre galaxie a grandi à la fois par fusion avec d’autres galaxies, et par accrétion de gaz pour former de nouvelles étoiles. Le processus de fusion est d’ailleurs toujours en cours, avec une collision entre la Voie lactée et la galaxie du Sagittaire qui devrait durer encore pendant une centaine de millions d’années.

Pour remonter la trace de ces évènements, les chercheurs de l’université d’Heidelberg ont étudié 96 amas d’étoiles présents dans le halo galactique de notre Voie lactée. Le halo galactique est en quelque sorte la banlieue de l’espace. C’est une région périphérique qui entoure les galaxies spirales comme la nôtre.

Voie lactée Antilles

La Voie lactée saisie dans toute sa splendeur depuis les Antilles françaises (Source : J. Blanchard ).

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