Un nouveau détecteur de séismes géant : les câbles sous-marins

Un groupe de chercheurs européens propose d’utiliser le réseau sous-marin de câbles en fibre optique pour détecter les tremblements de terre. Comment ? En projetant un faisceau laser à une extrémité de la fibre optique et en surveillant la lumière qui sort à l’autre extrémité.

Transformer les câbles sous-marins qui font circuler l’internet entre les continents en sismographes géants, telle est l’idée défendue dans un article paru dans la revue Science par le professeur Giuseppe Marra, du National Physical Laboratory au Royaume-Uni (NPL, le laboratoire national britannique pour les poids et mesures). Lui et son équipe ont mis au point un équipement qu’ils ont testé avec succès dans diverses conditions depuis 2016.

La plupart des stations sismiques sont situées sur la terre ferme et seulement quelques-unes sont installées dans les fonds marins. Le professeur Marra est parti d’un constat simple : 70 % de la surface de la planète sont couverts d’eau et plus d’un million de kilomètres de câbles sous-marins en fibre optique sont déployés au fond des mers. L’idée d’exploiter ces installations pour faire de la sismologie est venue du fonctionnement même du NPL. Ce dernier est relié à d’autres laboratoires européens par des connexions en fibre optique qui servent à synchroniser les mesures des horloges atomiques. Or, ces câbles passent sous les routes et les vibrations du trafic engendrent un bruit qu’il faut corriger en permanence.

Câbles sous-marin

Il y a plus d’un million de kilomètres de câbles Internet sous-marins qui parcourent nos mers et océans.

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Voici un nouveau biopolymère pour remplacer le plastique issu du pétrole

Un biopolymère, habituellement produit en petite quantité par les bactéries, peut aujourd’hui être fabriqué en laboratoire. Cette méthode moins coûteuse nourrit de nombreux espoirs pour remplacer, à terme, le plastique issu du pétrole.

Une nouvelle étape vient d’être franchie dans la production de plastiques biodégradables. Les chimistes de l’université du Colorado ont synthétisé un polymère, le poly (3-hydroxybutyrate) ou P3HB. Biodégradable et renouvelable, ce matériau est produit par les bactéries lors de la fermentation du glucose ou de l’amidon. Ses propriétés font de lui un candidat très sérieux pour remplacer le plastique issu du pétrole.

Cependant, des volumes limités et des coûts de production élevés rendaient le produit inutilisable pour des applications à grande échelle. Ce biopolymère, isolé pour la première fois en 1920, sert aujourd’hui principalement au domaine biomédical (implants) où l’aspect quantitatif est moins important.

Désormais, les équipes du professeur Eugene Chen ont réussi à le synthétiser à grande échelle en laboratoire, tout en conservant ses propriétés mécaniques et thermiques initiales. Cette nouvelle méthode permet d’envisager une utilisation plus large de ce biopolymère, pour un coût bien inférieur.

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Pour capturer le carbone, ces scientifiques présentent une méthode prometteuse

Une méthode de production d’hydrogène par électrolyse de l’eau de mer conjointe à des réactions avec certains minéraux permettrait, tout à la fois, de stocker de l’énergie et de soustraire du gaz carbonique de l’atmosphère. En bonus, elle permettrait de diminuer l’acidité des océans.

En ce XXIe siècle, l’Humanité est prise entre le marteau et l’enclume. D’un côté, sa consommation d’énergie doit augmenter pour donner une vie décente aux bientôt neuf milliards de Terriens et de l’autre il va nous falloir rapidement arrêter d’utiliser des sources d’énergies fossiles carbonées alors qu’elles sont les plus efficaces, et de loin, pour atteindre ce but. En effet, le réchauffement climatique produit par l’utilisation des énergies fossiles tout au long du XXe siècle va provoquer des crises sans précédent dans l’histoire de l’Homme si l’on continue à injecter massivement du CO2 dans l’atmosphère (sans parler d’une extinction massive dans la biosphère, déjà amorcée).

Les énergies renouvelables, seules, ne nous permettront pas de relever ces défis, il va nous falloir développer massivement l’énergie nucléaire en complément. Sans être totalement pessimistes, nous pouvons penser que nous n’arriverons pas vraiment à nous passer des énergies fossiles et que d’autres solutions doivent être envisagées. La géo-ingénierie est un jeu d’apprenti sorcier auquel il n’est nullement assuré qu’elle ne soit en fait pas pire que le problème qu’elle veut résoudre. Même si elle permettait de refroidir la Planète, il resterait le redoutable problème de l’acidification des océans qui menace des formes de vie essentielles pour la biosphère, à savoir le plancton et les coraux, et donc l’Homme.

On peut penser, comme l’a recommandé le GIEC, que l’une des cartes à jouer serait celle d’un développement des technologies d’émission négative, si l’on peut dire. L’idée, c’est de trouver un moyen de produire de l’énergie tout en faisant l’inverse de ce que la précédente révolution industrielle a fait, c’est-à-dire retirer du gaz carbonique de l’atmosphère et des océans. En anglais, on désigne cette stratégie sous le terme de BECCS (Bio-energy with carbon capture and storage).

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Un diabète sur 7 serait dû à… la pollution de l’air !

En 2016, la pollution a contribué à 3,2 millions de nouveaux cas de diabète dans le monde, ce qui représente environ 14% des nouveaux cas, estiment des chercheurs dans une étude qui confirme le lien entre pollution de l’air et diabète.

Un nouveau cas de diabète sur sept est aujourd’hui dû à la pollution de l’air, ont estimé des chercheurs dans une étude publiée dans la revue The Lancet Planetary Health samedi 30 juin 2018. « La pollution a contribué à 3,2 millions de nouveaux cas de diabète dans le monde en 2016, ce qui représente environ 14% des nouveaux cas », ont écrit les auteurs, de la faculté de médecine Washington à Saint-Louis (États-Unis).

Le lien entre pollution atmosphérique et diabète avait déjà été avancé par des recherches antérieures. « On pense que la pollution réduit la production d’insuline et provoque des inflammations, empêchant le corps de convertir le glucose du sang en énergie », ont résumé les chercheurs, qui publient l’étude.

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Sur Mars, de gigantesques éruptions volcaniques auraient modifié le climat

Qu’est-ce qui est à l’origine de la mystérieuse formation de Medusae Fossae sur Mars ? Une équipe de scientifiques pense avoir trouvé la solution : de gigantesques éruptions pyroclastiques ! Situé près de la région de Tharsis, le site est le plus grand dépôt de lave du Système solaire. L’évènement a bouleversé le climat de la Planète rouge.

Depuis longtemps, les planétologues sont intrigués par la formation de Medusae Fossae, située à cheval sur l’équateur de Mars, à l’ouest du dôme de Tharsis. La densité inhabituelle des roches sédimentaires dans cette région pose en effet la question de sa composition. S’agit-il essentiellement de roches poreuses ou bien d’un mélange de roches et de glace ? Et comment s’est-il constitué ?

Subissant les affres de l’érosion depuis des centaines de millions d’années, pour ne pas dire des milliards d’années, Medusae Fossae est aujourd’hui caractérisée aux yeux des visiteurs terrestres par une grande variété de formations rocheuses et de paysages. Le vent y a aussi dessiné d’étonnants motifs sur le sol, comme l’ont montré les images prises par les orbiteurs.

Dans une nouvelle étude qui vient de paraître dans le Journal of Geophysical Research : planets, Lujendra Ojha et son équipe pensent avoir résolu l’énigme de cette formation de plusieurs kilomètres d’épaisseur. En s’appuyant sur les relevés gravimétriques et les observations radar de la décennie écoulée, ils arguent qu’elle serait le fruit d’éruptions volcaniques explosives survenues il y a plus de trois milliards d’années. Et, en plus d’avoir recouvert un territoire d’une superficie équivalente à celle de l’Indonésie, elles ont sans doute été à l’origine d’un changement climatique global.

Medusae Fossae Mars

Yardangs dans la formation de Medusae Fossae (Source : Mars Reconnaissance Orbiter/NASA/JPL/University of Arizona).

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