Une mystérieuse explosion cosmique 10 à 100 fois plus brillante qu’une supernova

Un flash très lumineux observé le 17 juin dans le cosmos a dérouté les astronomes. Quelle peut être l’origine de cette puissante explosion qui a secoué une galaxie voisine ? Le phénomène ne ressemble pas à une supernova classique.

Le 16 juin dernier, des astronomes ont été témoins d’une puissante explosion dans l’univers local. Rapportée immédiatement à The Astronomer’s Telegram (le site permet aux astronomes de signaler rapidement de nouvelles observations intéressantes), la nouvelle s’est ensuite répandue dans le monde entier et plusieurs observatoires ont braqué leurs télescopes dessus. Les chercheurs n’avaient jamais rien vu de semblable jusqu’à présent. De quoi s’agit-il ? Pour l’instant, les scientifiques n’ont pas encore d’idées précises de ce qui est à l’origine du phénomène. Mais ils sont bien sûr passionnés par cette nouvelle affaire. Dix à cent fois plus brillant qu’une supernova, ce phénomène pourrait être un nouveau type d’explosion cosmique. Le moins que l’on puisse dire est qu’elle a beaucoup surpris et par son intensité et par sa rapidité.

Le flash désigné AT2018cow (dénomination aléatoire à trois lettres du site), et surnommé depuis The Cow (la vache), a été repéré dans le cosmos par les télescopes Atlas, de l’observatoire Keck, coutumiers de la chasse aux astéroïdes. Dans un premier temps, les chercheurs ont pensé que le phénomène était relativement proche de nous, originaire de la Voie lactée, mais ils se sont aperçus ensuite qu’il provient de la galaxie CGCG 137-068, dans la constellation d’Hercule, à quelque 200 millions d’années-lumière (cela s’est donc passé il y a 200 millions d’années).« Je n’ai jamais rien vu de tel dans l’univers local ! », a confié au Washington Post Stephen Smartt, de la Queen’s University à Belfast.

The Cow

Avant-après l’explosion de AT2018cow. Images du télescope Atlas. (Source : S. Smartt)

Lire la suite

Publicités

Obsolescence programmée : Un « indice de réparabilité » prévu pour 2020

Le ministère de la Transition écologique et solidaire prévoit de doter les produits électroniques et électroménagers d’un « indice de réparabilité » à partir du 1er janvier 2020. Il sera calculé selon dix critères et donnera lieu à une note obligatoire.

88% des Français changent leur téléphone portable alors qu’il pourrait encore fonctionner selon une étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe). Le gouvernement souhaite lutter contre cette obsolescence programmée, une technique qui consiste à réduire la durée de vie de nos appareils pour inciter le consommateur à acheter davantage. En gardant son smartphone pendant quatre ans au lieu de deux, son utilisateur éviterait l’émission de 37 kg de gaz à effet de serre, explique le ministère. Le monde a déjà généré près de 45 millions de tonnes de déchets électriques et électroniques et 20 % seulement sont recyclés.

Pour lutter contre ce phénomène, l’indice de réparabilité s’appliquera de manière obligatoire à tous produits électroniques et électroménagers à partir du 1er janvier 2020. Son but est d’apporter au consommateur une information « utile et pragmatique », tout en étant incitatif pour les fabricants précise la secrétaire d’État, Brune Poirson.

« Si cette indice ne suffit pas, nous passerons aux sanctions et aux mesures contraignantes », a prévenu la secrétaire d’État. Pourtant, des contraintes existent déjà. L’obsolescence programmée constitue un délit depuis août 2015 : une amende 300.000 euros et jusqu’à deux ans de prison. Seule une enquête préliminaire a été ouverte depuis contre Epson, fabricant d’imprimante et de cartouche.

Déchets électriques & électroniques Lire la suite

Déchets plastique : l’Europe et les États-Unis vont-ils être engloutis ?

Depuis l’interdiction par la Chine de l’importation de déchets plastique recyclables, les pays riches ne savent plus quoi en faire. D’autant plus que le volume de plastique utilisé a atteint des niveaux inégalés et que personne ne s’est véritablement soucié de développer des solutions adaptées pour gérer tous ces déchets.

Elle était devenue la poubelle plastique mondiale : entre 1992 et 2017, la Chine a importé 72,4 % de tous les déchets plastique destinés au recyclage, soit 170,5 millions de tonnes cumulées, rapporte une étude publiée dans Science Advances. Les pays producteurs, États-Unis, Japon et Allemagne en tête, avaient trouvé là une solution bien pratique pour se débarrasser de ces déchets encombrants. Car, depuis plusieurs décennies, le volume de plastique généré dans le monde a crû de façon exponentielle.

De deux millions de tonnes par an en 1950, nous sommes arrivés à 322 millions de tonnes en 2015. Au total, 8,3 milliards de tonnes de plastique ont été produites sur Terre. Pas cher, facile à fabriquer, plébiscité par les consommateurs, ce matériau a envahi la planète. Hélas, à peine 9 % du plastique étant recyclé, des montagnes de déchets finissent dans la nature et empoisonnent l’environnement.

Au rythme actuel, l’océan contiendra plus de plastique que de poisson d’ici 2050, alertent les experts. En effet, recycler le plastique n’est pas si facile. Bien souvent, il contient des additifs toxiques ou est mélangé à d’autres matériaux impossibles à séparer. D’autre part, le recyclage n’est, de loin, pas la solution la plus rentable. Pour certains plastiques, la quantité d’énergie obtenue en les brûlant dépasse largement celle qui serait nécessaire pour alimenter les processus de récolte, de tri et de recyclage.

Déchets plastique additifs

Bien souvent, le plastique contient des additifs toxiques ou est mélangé à d’autres matériaux impossibles à séparer. Il n’est alors pas simple de le recycler.

Lire la suite

Trous noirs intermédiaires : la solution à l’énigme des trous noirs supermassifs ?

Les trous noirs supermassifs ne peuvent se former par effondrement direct d’étoiles, mais peut-être par fusion de trous noirs de masses intermédiaires dont l’existence était suggérée par l’étude des relations entre masses des bulbes galactiques et masses des trous noirs s’y trouvant. On pense avoir découvert 10 de ces trous noirs intermédiaires.

Cela fait presque 50 ans que les astrophysiciens et les cosmologistes ont proposé l’existence de trous noirs supermassifs au cœur des grandes galaxies. Mais ils ne savent toujours pas vraiment comment ces objets pouvant contenir de quelques millions à quelques milliards de masses solaires ont bien pu se former dans le cosmos observable. Les trous noirs contenant plusieurs masses solaires ne sont eux pas problématiques puisque l’on sait qu’ils se forment suite à l’effondrement d’une étoile des dizaines de fois plus massive que le Soleil, en donnant une supernova de type SN Ia. Ils peuvent aussi se former selon un scénario un peu plus exotique, suite à une kilonova causée par la fusion de deux étoiles à neutrons. C’est très probablement ce qui a accompagné la source d’ondes gravitationnelles GW170817. Dans les deux cas, on parle de trous noirs stellaires.

Une troisième catégorie de trous noirs a été introduite. Ils ont été baptisés trous noirs de masses intermédiaires car leurs masses seraient comprises entre une centaine de masses solaires et moins d’un million de masses solaires. Leur existence peut, par exemple, être suggérée par une curieuse relation qui a été découverte entre la masse des trous noirs supermassifs (mais pas trop) trouvés dans les galaxies spirales et la masse dans le bulbe de ces galaxies. Il est d’un facteur 1.000 environ, très souvent. Cette relation laisse penser que trous noirs et galaxies naissent de pair, ce qui suggère que des galaxies de faibles masses doivent posséder des trous noirs de masses intermédiaires.

On peut penser également que du fait des fusions de galaxies observées – surtout quand le cosmos était plus jeune – ces trous noirs intermédiaires ont fusionné à leur tour pour donner des trous noirs supermassifs. On peut penser aussi que des courants de matière froide tombant sur les galaxies ont fait croître ces trous noirs. Il se pose alors au moins deux questions. Les trous noirs de masses intermédiaires existent-ils vraiment et quelle est leur part dans les processus de croissance des trous noirs supermassifs ?

Trou noir galaxie NGC 1068

Une vue d’artiste du trou noir supermassif entouré de son tore de poussière à l’intérieur de la galaxie NGC 1068 (Source : NASA).

Lire la suite

Le gouvernement annonce un plan de sauvetage de la biodiversité

Le gouvernement annonce ce mercredi 4 juillet 2018 le contenu de son « plan de sauvetage » pour la biodiversité. Environ 90 mesures sont attendues concernant, entre autres, le plastique, les pesticides ou l’artificialisation des sols.

Abeilles décimées, campagnes vidées de leurs oiseaux, insectes volatilisés… le constat d’un déclin accéléré est sans appel. Voilà pourquoi le gouvernement se penche mercredi 4 juillet 2018 au chevet d’une biodiversité qui « se meurt en silence ». Mais ce nouveau plan de sauvetage pourra-t-il dépasser le constat dramatique et répondre efficacement à cette crise ? « La nature nous lance un SOS, un appel à l’aide. La biodiversité se meurt en silence », avait lancé en mai à Marseille le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot, en annonçant ce plan dont le contenu doit être dévoilé, et chiffré, mercredi après-midi

Pour signifier l’ampleur de l’engagement, Edouard Philippe annoncera les mesures entouré de plusieurs ministres, dans la Grande galerie de l’évolution du Muséum national d’histoire naturelle. Il y sera question de gestion des plastiques, de réduction de l’artificialisation des sols, de pesticides. « Nous allons fixer l’objectif de zéro artificialisation net des sols », a promis Nicolas Hulot mardi dans un entretien au Parisien. « L’objectif est au minimum de compenser les surfaces artificialisées en désartificialisant des surfaces équivalentes », poursuit le ministre, qui s’engage à lutter contre l’étalement urbain. « L’apogée des grandes surfaces démesurées est derrière nous », assure-t-il. La défense de la faune et de la flore passera aussi par la création ou l’extension de « vingt réserves nationales d’ici la fin du quinquennat », fait-il savoir.

Lundi 2 juillet 2018, lors d’un Facebook Live au côté du chef du gouvernement, Nicolas Hulot avait déjà présenté un objectif de « 100% de plastique recyclé d’ici 2025 » pour ce plan. « La plupart des ministres vont arriver avec leurs propres contributions. On va se mettre en ordre de marche pour que chacun, acteurs politiques, responsables territoriaux, acteurs économiques et citoyens, se penchent au chevet de la biodiversité », a-t-il ajouté.

Réserve naturelle forêt Massane

Les 336 hectares de la forêt de Massane (Pyrénées-Orientales) regroupent 6467 espèces animales et végétales. Classée réserve naturelle nationale, elle est l’objet de nombreuses études.

Lire la suite