Uranus, la planète couchée, aurait été renversée par un chauffard cosmique

Une simulation numérique renforce l’hypothèse selon laquelle l’axe de rotation très penché de la planète gazeuse serait le fruit d’une collision cataclysmique avec un très gros impacteur très tôt dans l’histoire du Système solaire.

Uranus est une étrange exception dans le Système solaire. Alors que les sept autres planètes (Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter, Saturne et Neptune) ne sont que très légèrement penchées, celle-ci présente la particularité d’être complètement couchée. Son axe de rotation forme ainsi un angle de 98° avec le plan de l’écliptique dans lequel orbitent les planètes. Comment expliquer cette situation ? S’il existe quelques scénarios alternatifs, comme celle d’une lune géante qui aurait peu à peu fait pencher la planète avant d’être éjectée lors d’un rapprochement avec Saturne, la vaste majorité des astronomes s’accordait à penser qu’un impacteur géant serait à l’origine de ce basculement.

Une équipe américano-britannique, emmenée par Jacob Kegerreis de l’université de Durham, appuie aujourd’hui cette hypothèse à l’aide de simulations numériques d’une résolution très fine dont les résultats sont publiés dans la revue The Astrophysical Journal. . « Nous avons étudié plus de 50 scénarios d’impacts pour voir si nous pouvions recréer les conditions expliquant l’évolution de la planète », explique le chercheur dans un communiqué. « Nos résultats montrent que le plus probable serait qu’Uranus ait été victime d’une collision cataclysmique dans sa jeunesse avec un objet deux fois plus massif que la Terre, si ce n’est plus, la frappant sur le côté et déclenchant les événements qui ont permis de façonner la planète telle que nous la voyons aujourd’hui. »

Uranus

La planète Uranus et ses anneaux (Source : Lawrence Sroovsky, U.W. Madison)

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Exceptionnel : 5 planètes et un gros astéroïde visibles à l’œil nu en juillet

Tous les curieux du ciel, et bien sûr les astronomes amateurs, sont gâtés pour ce mois de juillet : quasiment toutes les planètes du Système solaire sont visibles au cours des douces nuits de l’été. Cinq le sont à l’œil nu. S’y ajoute l’astéroïde Vesta. Mais il n’y a pas qu’eux. Évènement céleste à ne pas rater : la plus longue éclipse de Lune du siècle qui aura lieu le même jour que l’opposition de Mars ! Et ce sera la plus petite distance entre la Terre et la Planète rouge depuis 2003. Un beau festival de planètes.

Ce mois de juillet 2018 va combler tous les observateurs du ciel, que vous soyez simple curieux ou astronome amateur chevronné. C’est en effet un vrai défilé de planètes, du crépuscule à l’aube. Un paradis pour tous les amateurs de planètes qui souhaitent les contempler ou les photographier. Et ce n’est pas tout : la Lune se donnera en spectacle à la fin du mois pour une longue éclipse. Cerise sur la gâteau, la Planète rouge sera alors visible à côté d’elle, le jour de son opposition (le 27 juillet). Et cette année, c’est un grand cru.

Notre satellite naturel a rendez-vous avec toutes ces planètes au fil de sa lunaison. Les cinq visibles à l’œil nu, auxquelles s’ajoutent les lointaines Uranus et Neptune et l’astéroïde Vesta, le deuxième plus gros corps de la Ceinture d’astéroïdes. Alors, si d’aventure vous hésitiez encore à acheter un instrument d’observation (ou du matériel pour photographier), ce mois de juillet (avec les vacances) est peut-être le bon moment. Vous pourrez ainsi admirer au cours des douces nuits d’été, le croissant de Vénus, les bandes colorées de Jupiter (et ses satellites), Saturne et ses anneaux, Vesta… Enfin, Pluton, ex-planète devenue planète naine, sera en opposition le 12 juillet. Il y a trois ans, le 14 juillet 2015, New Horizons réalisait son survol historique de l’astre et de ses compagnons. Des images qu’on n’est pas près d’oublier !

Commençons par le crépuscule pour finir par l’aube. Quelles planètes peut-on voir ?

Mars 27/07/2018 Guadeloupe

Mars le 27 juillet 2018 en Guadeloupe

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Les mystérieux requins en Bretagne désormais suivis à la trace par des scientifiques

Une association étudiant le mystérieux requin pèlerin a posé quatre balises sur trois individus.

Mari B, Fanch et Bazil. Ces trois beaux bébés mesurent entre six et huit mètres. Début mai, ces requins pèlerins ont été aperçus au large des côtes du Finistère où ils ont l’habitude de se reposer avant l’été. Des scientifiques ont profité du passage des trois géants pour leur poser quatre balises (Mari B en a reçu deux différentes). Méconnue, l’espèce sera désormais suivie à la trace grâce à des émetteurs satellite.

Posées par l’Association pour l’étude et la conservation des sélaciens (Apecs), ces balises émettront un signal à chaque fois que les trois requins remonteront à la surface. Un outil précieux pour apprendre à connaître ce mystérieux poisson, le deuxième plus gros du monde. « On ne connaît pas la taille de la population, on ne sait pas où ils se reproduisent. C’est un animal qui reste secret », expliquait Alexandra Rohr, chargée de mission à l’Apecs, lors du lancement de la campagne de recensement fin avril.

Requin pélerin Fanch

Fanch, un requin pèlerin observé en mai 2018 au large des côtes du Finistère par l’association Apecs (Source : Apecs).

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Allergies : mieux vaut laver les vêtements neufs avant de les porter

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), les vêtements neufs seraient porteurs de substances allergènes ou irritantes. Elle conseille donc de les laver avant de les porter pour la première fois.

L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) poursuit jusqu’en octobre, une étude, avec des médecins (dermato-allergologues, toxicologues) et des patients, destinée à identifier des substances irritantes qui se cacheraient dans les vêtements neufs. Une première phase s’est déroulée entre janvier et septembre 2017. Elle a permis dans certains cas d’y détecter des substances chimiques telles que la benzidine, le chrome VI ou le nickel.

Des analyses sur une quarantaine d’articles neufs ont permis d’affiner les familles de substances chimiques à rechercher et de confirmer, entre autres, la présence de nonylphénols ou encore de formaldéhyde. Elles ont également permis d’identifier des substances qui ne sont pas systématiquement recherchées en routine, alors qu’elles peuvent entraîner des dermatites de contact, comme la PPD (paraphénylène diamine).

Allergies vêtements neufs

L’Anses demande la mise à jour de la classification européenne des substances responsables d’allergies cutanées et prône l’information du consommateur (étiquetage, emballage) pour signaler leur présence potentielle.

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La réalité virtuelle, nouvel outil en biochimie pour étudier les molécules

Pour étudier ou créer de nouvelles molécules, la chimie peut compter sur une nouvelle approche : la réalité virtuelle.

L’intérêt de la réalité virtuelle n’est pas seulement ludique : la technologie a le potentiel de changer la façon dont les créateurs (ou designers) travaillent. C’est d’autant plus vrai pour les objets matériels difficiles à appréhender de par leurs dimensions, par exemple en chimie fine ou en pharmacochimie. Une nouvelle voie tant pour la recherche que pour l’éducation, dans laquelle s’engouffrent plusieurs sociétés et équipes de chercheurs.

Dernier exemple en date, publié dans la revue scientifique Science Advances par une équipe britannique de l’université de Bristol : un environnement de travail collaboratif, hébergé dans le cloud, où plusieurs utilisateurs peuvent manipuler des molécules complexes en même temps. Ces derniers ont également mis à disposition le logiciel, qui peut être librement téléchargé pour HTC Vive, Android, Windows et MacOS (dans les deux derniers cas, elles sont accessibles à l’aide des classiques interfaces clavier/souris).

Réalité virtuelle nano-ingénierie

La réalité virtuelle permet de visualiser autrement les molécules, une nouvelle approche utile pour la nano-ingénierie (Source : Nano Simbox Imd).

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Niveau des océans : vers une hausse de 6 mètres ?

Les modèles du réchauffement climatique pourraient sous-estimer l’ampleur des changements à venir au-delà du XXIe siècle si l’on en croit une équipe internationale de climatologues dont certains sont membres du CNRS, de l’université de Bordeaux, de l’Université PSL, du CEA, et de l’UVSQ. La hausse du niveau des mers pourrait atteindre six mètres pendant plusieurs milliers d’années notamment.

On sait bien qu’il ne faut pas confondre les simulations numériques sur supercalculateurs destinées à prédire la météo à plusieurs jours à l’avance et celles, plus spécifiques, destinées à prédire le climat sur des dizaines voire des milliers d’années. Par analogie, on ne peut pas calculer avec précision sur une grande durée de temps le comportement de plusieurs litres d’eau ou d’air à partir des mouvements des molécules qui les composent. Il existe, cependant, des lois macroscopiques, comme celle de la mécanique des fluides et de la thermodynamique, qui permettent de prédire sans problème et avec une bien moins grande quantité de calculs le comportement moyen simple de ces systèmes. Il suffit de penser à la loi des gaz parfaits ou aux équations de Navier-Stokes pour s’en convaincre.

Toutefois, les climatologues cherchant à mieux comprendre et prédire les conséquences et l’amplitude du réchauffement climatique en cours savent bien que leurs modèles ont forcément des limites et que les prédictions au-delà du XXIe siècle, bien que crédibles, méritent d’être assises sur des bases encore plus solides.

À part améliorer les modèles et augmenter la puissance des ordinateurs, il existe une autre méthode pour progresser dans cette direction : la paléoclimatologie. En effet, d’une certaine façon, et bien que les rythmes d’évolution aient été bien moins rapides que ceux causés par l’Humanité depuis environ un siècle, il est possible de trouver dans le passé de la Terre des traces d’un climat plus chaud et avec un taux de gaz carbonique plus élevé. Ce qui n’est pas sans rappeler l’évolution en cours de notre Planète et les prévisions des modèles climatiques pour la fin de ce siècle.

Glacier Athabasca Canada

Recul, dû au réchauffement climatique, du glacier Athabasca, Parc National de Jasper, Alberta, Ouest Canada (Source : A. Mazaud).

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En Australie, 7% des reptiles sont menacés d’extinction

Les reptiles d’Australie, notamment les lézards et les serpents, sont menacés par des espèces invasives ainsi que le changement climatique et 7% d’entre eux sont sur le point de disparaître, a averti jeudi une ONG militant pour la protection de la nature.

Dans une version actualisée de sa « Liste rouge » des espèces menacées, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a indiqué que pratiquement toutes les espèces de reptiles d’Australie étaient maintenant considérées comme menacées et qu’une sur 14 risquait de disparaître. « Cette actualisation de la Liste rouge met en lumière la vulnérabilité des lézards et des serpents face à des espèces invasives venues d’ailleurs », a souligné Philip Bowles qui coordonne les travaux sur les lézards et les serpents à l’UICN, dans un communiqué.

Au total, 975 espèces de reptiles d’Australie figurent actuellement sur la Liste rouge, a précisé l’UICN. La population de reptiles d’Australie représente près de 10% de toute la faune reptile dans le monde.

Parmi les espèces invasives, les chats sauvages tuent à eux seuls environ 600 millions de reptiles chaque année dans le pays. Un petit lézard chassé par ces chats (le « Grassland Earless Dragon ») a ainsi été déplacé de la catégorie « vulnérables » à la catégorie « menacées » sur la liste.

L’UICN cite également une autre espèce invasive, le crapaud-buffle venimeux, le plus grand crapaud du monde, originaire d’Amérique centrale et d’Amérique du sud. Ce crapaud, qui possède des glandes venimeuses pouvant tuer ses prédateurs, a été introduit en Australie en 1935 pour lutter contre les scarabées qui ravageaient les champs de canne à sucre.

Il s’est montré inefficace contre cet insecte mais s’est révélé en revanche catastrophique pour les reptiles, tels que les varans Mitchell, espèce semi-aquatique, classée désormais comme « sévèrement menacée ». « L’ingestion des crapauds-buffles a provoqué dans certaines régions la disparition de près de 97% de la population de varans », a relevé l’UICN.

Le changement climatique est également une menace pour les reptiles, en particulier pour un lézard à longue queue (« Bartle Frere cool-skink ») qui ne vit qu’au sommet du mont Bartle Frere, la plus haute montagne du Queensland (nord-est). L’UICN a averti qu’une augmentation d’un degré de la température « provoquerait probablement la disparition de 50% de la population de ce lézard en 30 ans ».

Source : Sciences & Avenir/AFP

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, la page Milieu marin/Biodiversité.