En Australie, 7% des reptiles sont menacés d’extinction

Les reptiles d’Australie, notamment les lézards et les serpents, sont menacés par des espèces invasives ainsi que le changement climatique et 7% d’entre eux sont sur le point de disparaître, a averti jeudi une ONG militant pour la protection de la nature.

Dans une version actualisée de sa « Liste rouge » des espèces menacées, l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a indiqué que pratiquement toutes les espèces de reptiles d’Australie étaient maintenant considérées comme menacées et qu’une sur 14 risquait de disparaître. « Cette actualisation de la Liste rouge met en lumière la vulnérabilité des lézards et des serpents face à des espèces invasives venues d’ailleurs », a souligné Philip Bowles qui coordonne les travaux sur les lézards et les serpents à l’UICN, dans un communiqué.

Au total, 975 espèces de reptiles d’Australie figurent actuellement sur la Liste rouge, a précisé l’UICN. La population de reptiles d’Australie représente près de 10% de toute la faune reptile dans le monde.

Parmi les espèces invasives, les chats sauvages tuent à eux seuls environ 600 millions de reptiles chaque année dans le pays. Un petit lézard chassé par ces chats (le « Grassland Earless Dragon ») a ainsi été déplacé de la catégorie « vulnérables » à la catégorie « menacées » sur la liste.

L’UICN cite également une autre espèce invasive, le crapaud-buffle venimeux, le plus grand crapaud du monde, originaire d’Amérique centrale et d’Amérique du sud. Ce crapaud, qui possède des glandes venimeuses pouvant tuer ses prédateurs, a été introduit en Australie en 1935 pour lutter contre les scarabées qui ravageaient les champs de canne à sucre.

Il s’est montré inefficace contre cet insecte mais s’est révélé en revanche catastrophique pour les reptiles, tels que les varans Mitchell, espèce semi-aquatique, classée désormais comme « sévèrement menacée ». « L’ingestion des crapauds-buffles a provoqué dans certaines régions la disparition de près de 97% de la population de varans », a relevé l’UICN.

Le changement climatique est également une menace pour les reptiles, en particulier pour un lézard à longue queue (« Bartle Frere cool-skink ») qui ne vit qu’au sommet du mont Bartle Frere, la plus haute montagne du Queensland (nord-est). L’UICN a averti qu’une augmentation d’un degré de la température « provoquerait probablement la disparition de 50% de la population de ce lézard en 30 ans ».

Source : Sciences & Avenir/AFP

Vous pouvez consulter, sur le site d’Archipel des Sciences, la page Milieu marin/Biodiversité.

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