La réalité virtuelle, nouvel outil en biochimie pour étudier les molécules

Pour étudier ou créer de nouvelles molécules, la chimie peut compter sur une nouvelle approche : la réalité virtuelle.

L’intérêt de la réalité virtuelle n’est pas seulement ludique : la technologie a le potentiel de changer la façon dont les créateurs (ou designers) travaillent. C’est d’autant plus vrai pour les objets matériels difficiles à appréhender de par leurs dimensions, par exemple en chimie fine ou en pharmacochimie. Une nouvelle voie tant pour la recherche que pour l’éducation, dans laquelle s’engouffrent plusieurs sociétés et équipes de chercheurs.

Dernier exemple en date, publié dans la revue scientifique Science Advances par une équipe britannique de l’université de Bristol : un environnement de travail collaboratif, hébergé dans le cloud, où plusieurs utilisateurs peuvent manipuler des molécules complexes en même temps. Ces derniers ont également mis à disposition le logiciel, qui peut être librement téléchargé pour HTC Vive, Android, Windows et MacOS (dans les deux derniers cas, elles sont accessibles à l’aide des classiques interfaces clavier/souris).

Réalité virtuelle nano-ingénierie

La réalité virtuelle permet de visualiser autrement les molécules, une nouvelle approche utile pour la nano-ingénierie (Source : Nano Simbox Imd).

L’avantage de la réalité virtuelle ? Se représenter et manipuler plus facilement tout type de structures chimiques. « Grâce à notre étude, nous pouvons désormais étudier en réalité virtuelle de nombreux problèmes d’agencement moléculaire qui sont par essence dynamiques, comme les sites de liaison chimique d’un médicament, le repliement des protéines, ou même les réactions chimiques », a indiqué le professeur Adrian Muholland par voie de communiqué. Un espoir pour la nano-ingénierie, où il s’agit de concevoir des matériaux dédiés à un usage précis, à un atome près.

Le dispositif facilite la résolution de certains problèmes tridimensionnels par l’être humain : l’étude démontre par exemple qu’en réalité virtuelle, des participants avaient 10 fois plus de chances de réussir à former des structures comprenant des nœuds. Ces derniers intéressent particulièrement la science : « Des centaines de protéines possèdent une structure composée de nœuds, et savoir comment elles se sont formées est devenu un puzzle que nous cherchons à résoudre.

Et c’est beaucoup plus simple de les reproduire en réalité virtuelle », explique le doctorant Michael O’Connor, également co-auteur de l’étude. Cette technique ouvre également des perspectives nouvelles pour l’éducation : plutôt que de reproduire avec des allumettes la double hélice d’ADN pour se la représenter, peut-être pourra-t-on demain directement la manipuler en réalité virtuelle à l’école.

Source : Sciences & Avenir

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