Des chercheurs pistent la cryoconite au pôle Nord

Une expédition en cours au pôle Nord va permettre à des scientifiques toulousains d’analyser la cryoconite, une pollution issue de l’activité humaine que l’on retrouve sur la banquise.

Au pôle Nord, au cœur de la banquise, les voitures ou et les camions ne sont jamais coincés dans les embouteillages. Et pourtant, à des milliers de kilomètres des mégalopoles et de leurs activités humaines, on peut aussi observer une fine pellicule noire sur la couche de glace, à l’image de celle qui s’accumule sur les murs des grandes villes.

Cette cryoconite, des scientifiques de l’Institut national polytechnique de Toulouse ont décidé de l’étudier de près, histoire de savoir ce qu’elle contient. Et pour y parvenir, ils profitent de l’expédition sportive et technologique La Voie du Pôle, partie le 19 juin dernier pour trois mois.

A bord d’un voilier hybride, à la fois catamaran et char-à-glace, trois aventuriers sont en train de parcourir 3.000 km et effectueront tout au long de leur périple des prélèvements. Des échantillons qui seront ensuite analysés au sein du Laboratoire écologie fonctionnelle et environnement (EcoLab).

Le voie du pôle

Trois sportifs traversent le pôle nord. Une aventure au cours de laquelle ils vont réaliser des prélèvements scientifiques (Source : A. Mansat).

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Relativité générale : Einstein avait raison, même pour les étoiles à neutrons !

Einstein a découvert la théorie de la relativité générale en se basant sur quelques principes physiques simples et aussi des mathématiques profondes. L’un d’eux vient de passer victorieusement un test grâce aux mouvements d’une étoile à neutrons dans un système triple.

Plus de cent ans après sa découverte, la théorie de la gravitation d’Einstein continue à trôner au-dessus des théories physiques, à égalité avec la théorie quantique. La découverte de l’expansion de l’Univers, des trous noirs et des ondes gravitationnelles en sont sans doute les conséquences les plus spectaculaires et les plus emblématiques pour le grand public. Elle a aussi conduit à des développements moins médiatisés qui permettent néanmoins de sonder, eux aussi, les frontières de notre connaissance du cosmos, à la recherche d’une nouvelle physique qui serait encore plus étonnante. On compte parmi ces développements ceux dits des « approximations post-newtoniennes », c’est-à-dire la détermination par le calcul des écarts aux équations de Newton prédits par les équations de la relativité générale lorsque l’espace-temps est courbe, mais pas trop, comme au voisinage des planètes et surtout des trous noirs.

Ces travaux servent de base à d’importantes recherches qui, si elles restent dans le cadre de théories de la gravitation basées sur l’espace-temps courbe d’Einstein, conduisent à adopter des équations différentes de celles d’Einstein. Toutes les approximations post-newtoniennes de ces théories peuvent être paramétrées et rassemblées sous une même famille de théories. Des tests peuvent alors être imaginés pour départager les concurrentes. Cela peut se faire notamment en comparant aux observations les calculs de la déviation des rayons lumineux au voisinage des astres, et aussi en étudiant les pulsars binaires émettant des ondes gravitationnelles. Les mouvements de ces astres ne sont alors pas les mêmes selon les théories utilisées qui vont au-delà de la relativité générale.

Le physicien Clifford Will est un des grands maîtres de ce domaine et son article passant en revue les différents tests observationnels de la théorie d’Einstein, que l’on peut trouver sur le site de Living reviews in relativity, est un grand classique. Parmi ces tests, il y a ceux portant sur ce que l’on appelle le principe d’équivalence fort. Une équipe internationale d’astrophysiciens vient justement de publier un article dans Nature portant sur cette question. Ils ont pour cela utilisé les données fournies par plusieurs radiotélescopes au cours des dernières années et portant sur un système triple d’étoiles contenant deux naines blanches et une étoile à neutrons. En l’occurrence, un pulsar du nom de PSR J0337+1715 qui se trouve à environ 4.200 années-lumière du Soleil dans la Voie lactée.

PSR J0337+1715

Impression d’artiste du système d’étoile triple PSR J0337+1715, qui est situé à environ 4.200 années-lumière de la Terre. Ce système fournit un laboratoire naturel pour tester les théories fondamentales de la gravité. (Source : SKA Organization)

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Groenland : un iceberg de 10 milliards de tonnes se décroche d’un glacier

Des scientifiques ont filmé en accéléré un iceberg de la taille de Manhattan se détachant d’un glacier du Groenland.

Un monumental morceau de glace pesant plus de dix milliards de tonnes s’est détaché d’un glacier du Groenland en juin dernier. Le phénomène a été filmé par des chercheurs.

La vidéo montre le bloc de glace se fracturer et se séparer du glacier de l’Helheim (Groenland). Large de 6 km pour 800 m de profondeur et 1,6 km de long, l’iceberg constitue une inquiétante illustration de la fonte des glaces, relate le Washington Post.

Glacier Helheim Groenland

Le glacier d’Helheim, au Groenland.

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Cette comète pourrait bien être visible à l’œil nu !

C’est probablement la première fois que cette comète venue des confins du Système solaire vient faire un tour près du Soleil et donc de la Terre. Elle atteindra mi-août sa plus petite distance avec notre étoile. Début juillet, des astronomes ont vu sa luminosité augmenter considérablement. Il y a de bonnes chances pour que C/2017 S3 Panstarrs devienne visible à l’œil nu ! L’été est vraiment riche en observation.

La comète C/2017 S3 Panstarrs pourrait bien devenir une des superstars du ciel de cet été 2018, en plus des 5 planètes visibles à l’œil nu (notamment en juillet, avec Mars très brillante), de l’astéroïde Vesta, de l’éclipse de Lune et bien sûr de la pluie d’étoiles filantes des Perséides, de retour chaque année (maximum d’activité dans la nuit du 12 au 13 août).

L’astrophotographe autrichien Michael Jäger, qui ne manque jamais une occasion de traquer les comètes, a vu sa luminosité bondir, début juillet. L’astre était ainsi passé d’une magnitude +12 à +9 (la magnitude limite à l’œil nu est +6) en l’espace de quelques heures, avant l’aube, le 2 juillet. Voilà qui augure d’une belle visibilité dans les prochains jours !

Quelque chose a dû mettre la comète en colère — on relèvera qu’elle est verte comme l’incroyable Hulk — ; c’est un sursaut d’activité dû probablement au réchauffement puisqu’en effet, l’astre glacé fonce actuellement en direction du Soleil, une zone périlleuse pour la comète.

Comète Lire la suite