Un très vieux « pachyderme » dans son jardin

Un agriculteur du sud-ouest de la France a découvert par hasard un crâne quasiment intact de mastodonte des Pyrénées.

Imaginez, alors que vous commencez tout juste des travaux d’aménagement, vous tombez nez à nez avec un crâne d’éléphant de plusieurs millions d’années au milieu de votre jardin! C’est grosso modo ce qui est arrivé à cet agriculteur du sud-ouest de la France, qui a découvert un crâne quasiment intact de mastodonte des Pyrénées. Ce lointain cousin de l’éléphant mesurait près de 2 m 50, il possédait quatre défenses d’environ 80 centimètres, deux dans la mâchoire du haut et deux dans la mâchoire du bas. Il est, pour l’heure, le seul représentant connu de son espèce.

« C’est vraiment une découverte fabuleuse, » explique Francis Duranthon le directeur du Muséum d’histoire naturelle de Toulouse. « L’espèce avait été décrite pour la première fois en 1857 à partir de quatre dents (deux conservées au Muséum de Toulouse et deux autres au Muséum de Paris), mais depuis plus rien! On met enfin un ‘visage’ sur une espèce qui était devenue quasiment mythique. »

Découverte mastodonte Pyénées

C’est en faisant des travaux sur l’un de ses terrains près de l’Isle-en-Dodon, en 2014, qu’un agriculteur a trouvé ces os (Muséum de Tououse).

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Un fragment de météorite découvert au Botswana

Des fragments d’une météorite qui a pénétré dans l’atmosphère en juin 2018 ont été découverts au Botswana.

Le 2 juin 2018, une météorite pénétrait dans l’atmosphère et explosait au-dessus de l’Afrique, vers le Botswana. L’incident a été observé dans de nombreux pays voisins et par le télescope du Catalina Sky Survey qui avait repéré l’intrus huit heures avant l’entrée atmosphérique.

Le samedi 23 juin 2018, une équipe d’experts du Botswana, d’Afrique du Sud, de Finlande et des États-Unis a retrouvé un fragment de cette météorite, dans un parc naturel du Botswana, puis un autre peu après. C’est seulement la troisième fois dans l’histoire qu’un astéroïde entrant en contact avec la Terre est détecté si tôt et la deuxième fois que des fragments sont récupérés. Leur étude va permettre d’identifier la nature de l’objet et va permettre de mieux calibrer les outils de surveillance terrestre, prémisses d’une véritable défense planétaire.

Fragment météorite Botswana

Fragment de la météorite découverte au Botswana (Source : P. Jenniskens).

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Homo sapiens aurait émergé à partir de plusieurs populations d’Afrique

Souvent, l’évolution humaine est présentée de manière linéaire, à partir d’une population ancestrale unique qui aurait vécu en Afrique il y a 300.000 ans environ. Mais Homo sapiens pourrait trouver ses origines dans plusieurs populations dispersées sur le continent africain.

D’où sont originaires les Homo sapiens ? D’après des chercheurs allemands et britanniques, l’homme moderne est issu de plusieurs populations africaines et non d’une seule, ce qui expliquerait pourquoi certaines caractéristiques sont apparues en différents endroits et à différents moments.

Dans cet article paru dans Trends in Ecology & Evolution, les chercheurs s’appuient sur des données fossiles, archéologiques et écologiques pour mieux comprendre les populations qui vivaient en Afrique au Pleistocène, au début de l’ère quaternaire. Il ressort que les premiers fossiles d’Homo sapiens ne montrent pas une progression linéaire vers la morphologie actuelle car les Homo sapiens primitifs présentent une diversité de caractères physiques.

Par exemple, les auteurs se sont intéressés aux crânes fossiles. Un crâne d’Homo sapiens typique possède une face qui occupe une place réduite et un neurocrâne (la partie du crâne qui protège l’encéphale) de forme globulaire. Or, des membres anciens de la famille des Homo sapiens présentent des variantes.

Homo Sapiens

Des Homo sapiens.

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Le télescope Kepler en hibernation avant de transmettre ses ultimes données

Le télescope Kepler sera bientôt à court de carburant et va tomber en panne. Début août 2018, il transmettra ses dernières données et entamera une nouvelle campagne d’observation qui sera sans doute la dernière.

Lancé en 2009, le télescope spatial Kepler a d’abord étudié plus de 150.000 étoiles situées dans la constellation du Cygne en quête d’exoplanètes orbitant autour d’elles. Cette phase s’est achevée en 2013 en raison d’une panne des stabilisateurs de l’appareil.

Les ingénieurs de la NASA, alors que la communauté scientifique pensait le télescope perdu, ont réussi à contourner cette défaillance en utilisant la pression du vent solaire pour stabiliser le télescope. Et Kepler a ainsi démarré une nouvelle mission d’investigation baptisée « K2 », consistant à scruter une portion beaucoup plus étendue de la Voie Lactée.

Depuis 2014, Kepler continue régulièrement à dénicher des exoplanètes par paquets. Initialement, l’équipe de Kepler estimait que la mission K2 pouvait mener 10 campagnes d’observation avec le carburant restant. Mais, comme souvent dans le cadre de missions spatiales, cette estimation a été largement dépassée puisque début mai 2018, le télescope entamait sa 18ème campagne fixant une parcelle de ciel en direction de la constellation du Cancer qu’il a précédemment étudiée en 2015.

Télescope Kepler

Télescope Kepler

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La faille de San Andreas cartographiée grâce à un drone

En Californie, des scientifiques ont équipé un drone d’une caméra RGB associée à un système Lidar pour relever précisément la topographie de l’inquiétante faille de San Andreas. En cumulant un relevé de points par laser à de la photogrammétrie, les résultats modélisés sont précis et les relevés peuvent être faits en permanence.

La fameuse faille de San Andreas qui sépare les deux plaques tectoniques du Pacifique et de l’Amérique fait l’objet de nombreuses études. Il faut dire qu’elle inquiète régulièrement la Californie et notamment les villes de Los Angeles et San Francisco qui la longent. Des études avaient déjà révélé que la faille avait été fragilisée par le tsunami de 2004. Il existe bien les simulations ou les prédictions à renfort de IA, mais il faut toujours réaliser des relevés sur le terrain. Pour cette gigantesque faille, ils sont très longs, coûteux et périlleux. Les levés topographiques sont effectués péniblement dans des zones éloignées, parfois en haute montagne, ou dans des zones très difficiles d’accès.

L’astuce des chercheurs du Département des sciences géologiques de l’Université d’état de San Diego (SDSU) aux États-Unis consiste à utiliser des drones pour réaliser une cartographie précise et déterminer les nouvelles zones propices aux tremblements de terre. Certes, l’utilisation de ces aéronefs pour étudier les failles géologiques n’est pas nouvelle. Les opérateurs drones font depuis longtemps appel à la photogrammétrie pour obtenir une représentation 3D des terrains. Malheureusement, les résultats sont imprécis et notamment au niveau de la composante verticale, comme le souligne le professeur Allen Gontz, responsable des sciences géologiques au SDSU.

Faille San Andreas drone

L’équipe de chercheurs du Département des sciences géologiques de l’Université d’état de San Diego se photographie sur la faille de San Andreas avec le drone basé sur la matrice M600 de DJI. Ce drone dispose d’une portée d’environ cinq kilomètres avec un temps de vol maximum de 15 à 35 minutes selon la charge embarquée. (Source : SDSU)

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