Splendides images de Neptune prises par le VLT au Chili

La nouvelle optique du Très Grand Télescope (VLT) installé au Chili a obtenu de spectaculaires images de la deuxième planète bleue du système solaire.

Désormais, il est devenu possible d’obtenir depuis le sol et malgré l’obstacle que constitue l’atmosphère de meilleures images que celles d’Hubble, positionné dans l’espace ! Un véritable exploit qui n’enlève rien aux multiples avancées obtenu par le télescope spatial mais une nouvelle ère d’observation s’ouvre pour les astronomes.

Cette image de la planète Neptune a été enregistrée par l’instrument MUSE, un spectrographe à champ intégral installé sur le VLT, le Très Grand Télescope installé au Chili. Il lui a été adjoint un nouvel équipement d’optique adaptative appelé GALACSI. Grâce à ces deux instruments, l’observation à des longueurs d’onde visibles des planètes du système solaire devient scientifiquement intéressante.

Neptune VLT

Cette image de la planète Neptune a été obtenue lors du test du mode optique adaptatif de l’instrument MUSE / GALACSI sur le VLT (Source : ESO/AIP).

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Au Mexique, un séisme a révélé les vestiges d’un ancien temple caché sous une pyramide

Suite au puissant séisme survenu en septembre dernier au Mexique, des archéologues viennent de déceler la présence d’un temple caché au sein même d’une pyramide datée du milieu du XVIe siècle. Un édifice dont la construction pourrait remonter aux environs de l’an 1150.

En plus de faire trembler la Terre, les séismes peuvent aussi parfois provoquer une certaine agitation dans la communauté scientifique… C’est le cas depuis peu grâce à une découverte pour le moins inattendue effectuée au cœur d’une pyramide mexicaine : un temple caché aux yeux de tous durant des siècles !

Le point de départ de cette incroyable mise au jour se situe en septembre 2017. En cette fin de la saison humide, un violent séisme – d’une magnitude de 7,1 sur l’échelle de Richter – ébranle le Mexique. Résultat, de nombreux vestiges historiques sont endommagés. Parmi eux, la pyramide de Teopanzolco, un monument situé dans l’État de Morelos, à 70 kilomètres au sud de Mexico.

Pour s’assurer de son état, les archéologues de l’Institut national mexicain d’anthropologie et d’Histoire – l’INAH – entreprennent de scanner par radar le cœur de l’édifice, et découvrent alors l’ampleur des dégâts : « La pyramide a considérablement souffert de la réorganisation du cœur de sa structure », explique l’archéologue Bàrbara Koniecza. Des dommages importants qui ont paradoxalement ouvert la voie à l’extraordinaire découverte effectuée par les spécialistes.

Pyramide de Teopanzolco

Exploration de la pyramide Teopanzolco à Cuernavaca, dans l’Etat de Morelos, 11 juillet 2018 5source : AFP).

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La France pourrait manquer ses objectifs climat d’ici 2023

La France risque de manquer ses objectifs climatiques d’ici 2023, selon un document de travail du ministère de la Transition écologique établi dans le cadre de la révision de la feuille de route énergétique et de la stratégie bas-carbone.

Le pays s’est fixé un budget carbone, c’est-à-dire un volume maximum d’émissions de gaz à effet de serre à ne pas dépasser. Mais ce budget sera dépassé jusqu’en 2023, notamment à cause d’un retard pris dans le secteur des transports et le bâtiment, selon ce document, que l’AFP a pu consulter, présenté jeudi par le ministère de la transition énergétique lors d’un point d’étape sur la révision de la feuille de route énergétique (PPE) de la France pour la période 2019-2023 et à horizon 2028, et de sa stratégie bas carbone (SNBC).

Il pourrait atteindre sur la période 2014-2018 458 millions de tonnes d’émissions de CO2 (MtCO2), contre 440 initialement prévus. Et 422 MtCO2 entre 2019 et 2023, contre 398 attendus. Mais le document estime qu’il sera « rattrapé » entre 2024 et 2028 grâce aux progrès revus à la hausse sur l’industrie, le secteur de l’énergie et l’agriculture.

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Les ondes gravitationnelles révéleront-elles la nature de l’énergie noire ?

Les ondes gravitationnelles émises par des collisions d’astres compacts avec des étoiles à neutrons constituent de meilleures chandelles standards que les supernovae SN Ia. Elles pourraient nous aider à mesurer plus précisément la vitesse d’expansion de l’univers et trahir la nature de la constante cosmologique accélérant cette expansion. S’agit-il vraiment d’une énergie noire ?

Il y a 100 ans, en 1917 précisément, Albert Einstein faisait d’une pierre deux coups en introduisant le premier modèle de cosmologie relativiste issue des équations de la relativité générale ainsi que sa fameuse constante cosmologique. L’année suivante, il publiait également un article fondateur sur une autre conséquence de ces équations, les ondes gravitationnelles (il avait déjà abordé le sujet en 1916). Ces trois découvertes d’Albert Einstein allaient rendre perplexes les chercheurs pendant des décennies. Le père de la théorie de la relativité se mettra, le premier, à douter tout à la fois de l’existence de ces ondes dans les années 1930 mais aussi de la pertinence en physique de la constante cosmologique.

Ligo et Virgo ont réglé le problème de l’existence des ondes gravitationnelles définitivement alors que dès les années 1950, comme l’expliquent dans leur remarquable ouvrage sur ces ondes Nathalie Deruelle et Jean-Pierre Lasota, la question de leur existence théorique dans la théorie d’Einstein avait été réglée sous plusieurs angles grâce aux travaux de la mathématicienne et physicienne française Yvonne Choquet-Bruhat et du physicien britannique Félix Pirani en tout premier lieu, et de Richard Feynman en second lieu (on tend généralement à ne retenir que la contribution de Feynman, à tort).

La question de la constante cosmologique reste encore largement ouverte. Il y a bien eu l’attribution d’un prix Nobel de physique en 2011 pour la découverte de l’accélération de l’expansion de l’univers. L’existence de cette constante rend bien compte de cette accélération (on s’attendait à ce que la vitesse d’expansion soit toujours décroissante depuis le Big Bang alors qu’elle augmente depuis quelques milliards d’années), mais on ne comprend pas sa nature. Faut-il introduire une nouvelle forme d’énergie issue d’une nouvelle physique ou est-elle la manifestation du fait que la matière n’est pas distribuée de façon suffisamment homogène à grande échelle ? Dans le premier cas, s’agit-il d’une véritable constante dans le temps et dans l’espace ou cette nouvelle forme d’énergie, baptisée énergie noire, varie-t-elle dans l’espace et le temps (une possibilité déjà envisagée par Einstein et Schrödinger) ?

Ondes gravitationelles

Les ondes gravitationnelles sont des déformations de l’espace-temps prédites par Einstein.

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