La galaxie d’Andromède aurait dévoré un frère de la Voie lactée

Dans le passé, il y a plus de deux milliards d’années, il y avait une troisième grande galaxie dans notre groupe local. Mais notre voisine Andromède l’aurait étripée. Après enquête, des astronomes viennent de retrouver ses restes.

Il s’en est passé des choses dans notre petit groupe local de galaxies, un amas d’une cinquantaine de galaxies actuellement dominé par Andromède et la Voie lactée où nous habitons. Actuellement, car le paysage continue toujours d’évoluer. Il sera en effet très différent dans trois à quatre milliards d’années, quand les deux principales galaxies spirales auront fusionné, donnant ainsi naissance à l’Androlactée. Même chose dans le passé, d’autres galaxies peuplaient notre environnement et ont disparu depuis.

Il y a bien longtemps, la vie balbutiante sur Terre avait dans le ciel au-dessus d’elle, la nuit la brume étoilée de la Voie lactée et aussi, selon toute vraisemblance, une autre galaxie. Pas une galaxie naine, comme le Grand et le Petit Nuage de Magellan que l’on peut admirer aujourd’hui dans le ciel austral…, non, une galaxie plus grande, estimée à environ 25 milliards de masses solaires. Qu’est-elle devenue ? C’est du côté d’Andromède que des astronomes ont retrouvé sa trace après une véritable enquête policière. Notre voisine, aussi appelée Messier 31 (M31), l’aurait en réalité dévorée il y a de cela deux milliards d’années. Il n’en resterait plus aujourd’hui que quelques morceaux, disséminés autour. D’ailleurs, l’intrigante galaxie satellite M32 en constituerait le plus gros reste visible.

Galaxie M32p

Illustration de M32p, l’ancienne galaxie spirale avant qu’elle ne soit dévorée par Andromède. Deux milliards d’années plus tard, il n’en resterait plus que les os visibles sous la forme de M32, galaxie satellite de la grande M31, et probable ancien noyau de M32p. (Source : R. D’Souza/E. Bell/Université du Michigan)

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Un lac découvert sous le pôle sud de Mars

Le radar de la sonde européenne Mars Express, en orbite autour de la planète rouge depuis 2003, a détecté un grand lac sous le pôle sud martien.

On sait depuis longtemps qu’il y a eu des océans à la surface de Mars dans un lointain passé, qu’il y a aujourd’hui de la glace, et on a même découvert des indices de présence de petites quantités d’eau liquide. Mais c’est la première fois que l’on détecte une grande masse d’eau sur Mars.

Dans une étude publiée aujourd’hui dans la revue Science, une équipe emmenée par Roberto Orosei, de l’institut d’astrophysique de Bologne (Italie) analyse les données radar de Mars Express et décrit un lac sub-glaciaire situé dans la région de Planum Australe, dans le cercle polaire.

Mars lac pôle sud

Vue de la région de Planum Australe, au pôle sud de Mars. Le carré colorisé en bas représente la zone où le lac a été découvert (Source : USGS Astrogeology Science Center/Arizona State University/INAF).

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L’Île-de-France suffoque sous la pollution à l’ozone, conséquence de la canicule

L’Île-de-France souffre depuis le 23 juillet 2018 d’un épisode de pollution à l’ozone. Les déplacements en automobile individuelle sont déconseillés et le dispositif Crit’Air a été mis en place.

Conséquence du coup de chaud météorologique que connaît l’Île-de-France jusqu’au vendredi 7 juillet 2018, un pic de pollution à l’ozone. Airparif a constaté le 23 juillet 2018 un taux de concentration à l’ozone compris entre 170 et 200 microgrammes par mètre cube (μg/m3), soit un dépassement du seuil d’information et de recommandation qui est de 180 μg/m3. La préfecture de Paris a décidé de réduire la vitesse maximale autorisée de 20 km/h et d’interdire les véhicules de plus de 3,5 tonnes. L’organisme de surveillance de la qualité de l’air Airparif prévoit pour jeudi 26 juillet 2018, pour la quatrième journée d’affilée, un dépassement du seuil d’information de 180 μg/m3.

Météo France a placé neuf départements en vigilance orange jusqu’à au moins jeudi 26 juillet 2018 au matin : Paris, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, les Hauts-de-Seine, la Seine-et-Marne, les Yvelines, l’Essonne, le Val-d’Oise, ainsi que le Nord. Polluant « secondaire », l’ozone se forme sous l’action d’un fort ensoleillement et de températures élevées par la combinaison de deux polluants : les COV (composés organiques volatiles), émis par des sources naturelles mais également par l’industrie, et les oxydes d’azote (principalement émis par le trafic routier).

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Ariane 5 lance ses derniers satellites Galileo avant de laisser la place à Ariane 6

Ce mercredi 25 juillet, quatre nouveaux satellites de la constellation Galileo seront lancés par Arianespace, qui utilisera pour la dernière fois une Ariane 5 ES. Après trois vols d’Ariane 5 dans cette version, c’est Ariane 6 qui prendra le relais dès 2020 pour poursuivre le déploiement des satellites Galileo en orbite.

Pour sa quatrième mission de l’année, contre déjà 11 lancements pour SpaceX, Arianespace s’apprête à lancer quatre nouveaux satellites de la constellation Galileo (les satellites 23 à 26) sur une orbite circulaire MEO (Medium Earth Orbit en anglais, c’est-à-dire Orbite terrestre moyenne). Le décollage est prévu mercredi 25 juillet à exactement 13 h 25 mn et 1 s, heure de Paris.

Pour cette mission, il n’y a pas de fenêtre de tir, ce qui aurait permis une certaine flexibilité. Si le lanceur ne décolle pas à la seconde prévue, une autre tentative aura lieu vingt-quatre heures plus tard, ou ultérieurement suivant la cause du problème et la solution apportée. Pour ce vol, la performance demandée au lanceur est d’environ 3.379 kg, dont 2.952 kg correspondant à la masse au décollage des quatre satellites (738 kg chacun).

Ariane 5 Galileo

Ariane 5 lancera ses derniers satellites Galileo avant de laisser la place à Ariane 6 (Source : ESA/P. Carril).

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